‹ Prophéties la fin des tempsChapitre 11 sur 31 · DE CETTE PROPHÉTIE · texte numérisé non relu

DE CETTE PROPHÉTIE

H* Bareste a donnée dans te téuillelon du journal le Capifole, du 21 octobre 1859, et ensuite dans son Nostradamus, les renseignements suivants sur rauthentîcité de cette prophétie :

« I/histoire de cette prophétie (qui n'a pasélé écrite après coup ainsi qlie nous le déniontrerons tout à Theore) est très-extraordinaire. Ce-

OUVARIVS.

fis

lui qui découvrit ce fameux livre csl François de Metz, cousin de Jbrançuis de Meufchâteau* el secrétaire général de la Commuoe de Paris* Codune ceUc hisloirc n'csl rapportée nulle part, et que nous seuls avons été à mènoe de la con^ nallre^nous croyons faire plaisir à dos lectears

en la leur donnant en entier.

u Tout le noonde sait qu'à la iin de 1792 « el au cammencenaientdel793, les maisons royales, les chât( aux, les monastères, les abbayes et les églises lurent pillés par ordre des Montagnards^ En agissant ainsi, un voulait, suivant eux, dérober et anéantir tous les papiers qui avaient rapport soit aux prêtres, soit aux nobles ou aux rois. Les livres des bibliothèques publiques , et particulièrement les actes sur parchemin, les manuscrits de toutes espèces, étaient apportés à la Commune; là on procédait à leur accusation^ à leur mise en liberté ou à leur condamnation : les uns étaient gardés intacts , les autres brûlés sur rheure.

« On avait, un jour du mois de juin 1793, pillé bon nombre de bibliothèques. La grande salle dans laquelle on déposait ces papiers était pleine; François de Melz el plusieurs employés procédaient au dépouillement de ces manuscrits.

« Il y avait, ce jour-là, peu d'ouvrages imprimes. Âprès avoir enregistré des livres de théologie, de physique, d'histoire, d'astronomie, etc., ils arrivèrent à un endroit où étaient étendus des in-12, des in-S"^ et des in-4<», tous reliés en parchemin et portant un signe particulier. Quelques employés disaient que ces ouvrages prove*^

liaient delà bibliothèque des Bénédictins, d'au- Ires pensaient qu'ils iaisaienl partie de la riche colleclion bihHographique des GénovèEains. Quelle fut leur surprise, en ouvrant ces livres,, de voir qu'ils contenaient des traités sur les sciences ooculles^ sur rastrologie, l'alchimie, la nécromancie , la chiromancie et les prophéties.

<( Ils avaient presque catalogué tons ces ouvra* ges de peu de valeur, et qui ne devaient point recevoir les honneurs du bûcher, quand unpe* tit in-12 frappa leur attention : c'était le Livre des Prophéties, composé par Philippe-Dieudonné-Noël Olivarius, docteur en médecine^ chirurgien et astrologue. Ce livre contenait plusieurs prophéties de peu d'importance sans nom d'auteur; mais celle-ci était signée. A la der<nière page, on voyait en gothique : Finis, et plus bas, 1342 en chiffres du seizième siècle. François de Metz la lut en entier; mais il n'en comprit pas le sens, et Tavoua plus tard à sa

lille, madame de M Cependant,- elle lui

sembla si extraordinaire , qu'il ta copia et la réunit à plusieurs autres prophéties copiées aussi par lui, et que nous avons retrouvées dans ses papiers. La copie textuelle de la prophétie d'Olivarius, écrite de la main même de François de Metz, est datée de Tan 1795. ~ Ainsi il ne peut plus y avoir aucun doute à cet égard. »

LE SOUTAlttE D'OaVAL.

PROPHÉTIE DU SOLITAIRE d'oRVAL (l).

[N. La première partie de celle prophétie a cié omiso dans les copies qui en ont ëlé faites au commencement de la révolution française. On n'en possède aujourd'hui qu« la seconde partie commençant à Mapolcoo. ]

Prévisions certaines révélées par Dieu à u )i solUair^ pour ta consolation des enfants de Dieu.

En ce temps-là, uo jeune homme venu d'ou- Iremer dans le pays du Celie-Gaulois se manifestera par conseil de force , mais les grands om* bragés, renvoîeront guerroyer dans Tislc de la caplivilé. La victoire le ramènera au pays premier. Les fils de Brulus moult stupides seront à son approche, car il les dominera, el prendra nom empereur.

jaoulis hauts et puissans rois sont en crainte

(i) Insérée dans les ouvrages suivants : Journal dss wVtes et campagnes, Dtiméro du 20 juin 1839 ; --Propagateur de la Foi, i. IV, p. 332; l. V, p. 157 et 153 ; Tablettes du Chrétien^ p. 489; — Jouroat l'Invariable de Fnbourg, t. Xm, 4859î—r Orac/e, par M. Dujardin, mars 1840;-mslradamus, par M. Bareste, 1840; — publiée séparément en une brochure de neuf pagres le 16 Janvier 1840, chei Maillet, édilenn -- L'auteur du présent recueil a obtenu avant l'époque de ces publications diverses copies toutes aemblables entre elles, et ne présentant aucune difté*rence avec celles q[ui ont été publiées. ^

vraie^ car l'aigle enlève mouU sceptres el moult cduronnes. Piétons et cavaliers, portant aigles sanglantes , avec lui courrent autant que moucherons dans les airs ; et toute l'Europe est moult ébahie, aussi moult sanglante, car il sera tant fort que Dieu sera cru guerroyer avec lui. L'Église de Dieu se console tant peu en oyant ouvrir encore ses temples à ses berbis tout plein égarées, et Dieu est béni.

Mais c'est fait, les lunes sont passées, le Vieillard de Sien crie à Dieu de son cœur moult eti" dolori par peine cuisante , et voilà que le puissant est aveuglé pour péché et crimes.

Il quitte la grande ville avec une armée si belle que oncques se vit jamais si telle, mais point de guerroyer ne tiendra bon devant la face da tempe et voilà que la tierce part de son armée et encore la tierce part a péri par le froid du Seigneur puissant, Mais deux lustres sont passés d'après le siècle de la désolation, comme j'ai dit à son lieu; tout plein fort ont crié a Dieu les veuves et les orphelins ^ et voilà que Dieu n'est plus sourd.

Les hauts abaissés reprennent force et font ligne pour abattre Thomme tant redouté; voici venir avec eux le vieux sang des siècles qui reprend place et lieu en la grande ville ce pendant que Pliomme dit moult abaissé va au pa/s d*oa« Iremer (Voix cLait advenu.

Dieu seul est grand; la lune onzième n'a pas lui encore, et le fouet sangainolent du Seigneur revient en la grande ville et le vieux sang quitte la grande ville. Dieu seul est grand, il aime son peuple et a le sang en haine, la cinquième lune

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