‹ Prophéties la fin des tempsChapitre 12 sur 31 · L£ SOLITAIRE D'ORVAL · texte numérisé non relu

L£ SOLITAIRE D'ORVAL

a relui sur mainls guerroyers d'Orient; la Gauio est couverte d^bomines et de machines de guerre: c'est fait de l'homnm de mer.

Voici encore venir le vieux sang de la Cap. Dieu veut la paix et que son saint nom soil béni» Or, paix graiide et florissante sera au pays du céleste Gaulois. La tieur blanche est en honneur moult grand , la maison de Dieu chante moult saints cantiques. Cepmdant les fils de Brulus oyeni avec ire la fleur blanche et obtiennent rè-^ giement puissant , ce pourquoi Dieu est encore moult fâché à caiiso rie ses élus et pour ce que le saint jour est encore moult profané; ce pourtant Dieu veut éprouver le retour à lui par 18 fois 12 iunes. Dieu seul est grand, il purge son peuple par maintes tribulations^ mais tousiours les mauvais auront fin«

Sus donc lors une grande conspiration contre la fleur blanche chemine dans Tombre par vue de compagnie maudite, et le pauvre vieux sang de la Cap quille la grande ville et moult gaudissent les iils de Brutus : Oyez comme les ser* vants Dieu crient tout fort à Dieu et que Dieu est sourd par le bruit de ses flèches qu'il retrempe en sou ire pour les mettre au sein des mauvais. Malheur au céleste Gaulois ! le Coq effaceriii la fleur blanche et uU grand s'appelle le roi du peuple. Grande commotion se fera sentir chez les gens, parce que la couroniic sera posée par mains d'ouvriers qui ont guerroyé dans la grande ville.

Dieu seul est grand; le règne des mauvais sera vu croitre; mais qu'ils se bâtent^ voilà que les pensées du céleste Gaulois se choquent et

que grande division est dans renlendcment*

Le roi du peuple eu abord vu mouU foible et pourtant contre ira bien des mauTaîs ; mais il n'éloit pas bien assis et voilà que Dieu lejelle bas.

Hurlez , fils de Bruius , appelez sur vous les bêles qui vont vous dévorer. Dieu grand ! quef bruit d'armes! 11 n'y a pas encore un nombre plein de lunes et voici venir niainis guerroyer». C'est (ait, la montagne de Dieu désolée a crié à Dieu ; les fils de Juda ont crié à Dieu de la terre étrangère, et voilà que Dieu n est plus sourd. Quel feu va avec ses flèches , dix fois six lune» et puis encore six fois dix lunes ont nourri sa colère. Malheur à toi grande ville ! voici des rois armés par le Seigneur; mais déjà le feu t'a éga«lée à la terre; pourtant tes justes ne périront pas, Dieu les a écoutés. La place du crime est purgée par le feu , le grand ruisseau a conduit toutes rouges de sang ses eaux à la mer, et la Cxâule vue comme délabrée va se rejoindre.

Dieu aime la paix ; venez, jeune prince, quit^ tez Tisle de la captivité, oyez , joignez le lion à la fleur blanche, venez. Ce qui est prévu. Dieu la veut: Le vieux sang des siècles terminera eti* core de longues divisions; lors un seul pasteur . sera vu dans la céleste Gaule, L*homme puissant . par Dieu s'assoyera bien, moult sages règtemenls appelleront la paix. Dieu sera cru d'avec lui tant prudent et sage sera le rejeton de la Cap. Grâces au père de la miséricorde la sainte Sion rechavie dans ses tcnii les un seul Dieu grand.

Moult brebis égarées s'en viennent boire au ruisseau vif: trois princes et rois mettent bas le manteau de Terreur et oyent clair en la foi de

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Dieu. En ce teuips-là un grand peuple de la mer reprendra vraie croyance en deux lierces parts. Dieu est encore bénî pendant quatorze fois six lunes et six fois treize lunes. Dieu esl saoul d'avoir baillé des miséricordes et ce pourianl il veut pour ses bons prolonger la paix encore pendant dix fois douze lunes. Dieu seul est grand* Les biens sont faits^ les saints vonlsouffrir* L'bomme du mat arrive de deux sangs, prend naissance. Laileur blanche s'obscurcit pendant dix fois six lunes et six fois vingt lunes^ puis disparaît pour ne plus paraître.

Moult mal, guère de bien en ce temps là : moult villes périssent par le feu ; sus donc Israël vient à Dieu Christ tout de bon. Sectes maudites et sectes fidèles sont ea deux parts bien mar-* qiiées.

Mais c'est fait : lors, Dieu seul sera cru et la tierce part de la Gaule et encore la tierce part et demie n*a plus de croj^ance* Comme aussi tout de même les autres gens.

Et voilà déjà six fois trois lunes et quatre fdis cinq lunes que tout se sépare et le siècle de fin a commencé. Après un nombre non plein de lunes. Dieu combat par ses deux justes et rtiomme du mai a Je dessus^ Mais c'est (ait, lo haut Dieu met un mur de feu qui obscurcit nion entendement et je n'y vois plus. Qu il soit loue à jamala* Arneo*

RÉPLEXIOlfS SGR C£TTE PBOPllÊTlE.

Celteprophétieestsi extraordinaire, ellediffére teUemcnl des autres prédictions par la clarté des

détails et des dales, par raccornpIisseiDentévîdenl des failsqui se sont passés et par ies craintes iégi- (tmes cfu'elle pourrait inspirer pour l'avenir, que la première pensée qui vient à Pespril, après ravoir lue, c'est qu'elle a été écrite après les événements, tfoe €'est une ^arre moderne pos« térieure à 1850. II est certain qu'elle n*a commencé à taire de bruit et à se répandre que de-* puis cette époque. Mais Tincrédulité que fait naître sa première lecture, relativement à son authenticité, diminue bientôt, quand on con^ nnlt les nombreux renseignements qu^ont publiés sur cette produclion deux journaux eslimabtes, le Propagateur de la Foi et C Invariable^ de Fribourg, ainsi que tes savants auteurs de VOracle et de Nùstradamus. Voici un précis do ces documents :

RENSEIGNEMENTS SUR l'aUTHETÏTICITÉ DE LA PROratTIE D'oBVAL.

Itenseîgnements publiés par le Propagateur de la foi (i). — « Nous avons extrait ces renseignements d^une lettre écrite le 2 juillet 1899 { de Nancy ) par le pins noble et le plus consciencieux savant de la province de Lorraine. Voici ces renseîgnements :

« L'abbaye d*Orva! (2), de Tordre de Clteaux, est située dans le diocèse de Trêves, frontière du Luxembourg.... Lorsque les Français révolu-

(l) T. V, p. 26, 157, lû4.

(«) Le village d Orval iÂurea mllis) donl il s'ogit , est à deux lieues et demie ae Moalmédjr» (Piole du Propa^ gaieur.)

Lë SOLIÏAIKE D'ORVAL.

tkmnaires. vinrent faire le biocus de Luxembourg, où commandait le maréchal de Bendcr, et où s'élaiecU réfugiés un grand nombre d*émigrés lorrains^» Tabbé d'Orval et ses moines arrivèrent dans la place avec leurs vases sacrés, leurs ornements les plus précieux et une parité de leurs archives ^ qu'ils apportèrent dans leur Refuge. (Oh appelait ainsi les maisons que les monastères des environs possédaient à Luxembourg en cas de siège.)

Au boul de quelques jours, Tabbé, en mettant en ordre les papiers qu'il avait sauvés, trouva les Prévisions d'un Solitaire, imprimées eu et allribuces a an moine appelé Phi-

lippe Uiivarius. 11 les apporta au maréchal qui, dit-rOD, en rit beaucoup. Mais les Français de distinction qui se trouvaient dans son salon en prirent des copies q^i se répandirent da^us toute ht ville et au delà.

La mort de Louis XVI , si bien annoncée dans ces Prévisions, leur donna une vogue extraordinaire* Madame la comtesse Adèle de Fie* quelmont , ehanoinesse de Poussai, en émigration avec son père, en entendit lire des eopies chez le comte de la Toar, son oncle, depuis ministre de la guerre à Vieiuie. Elle épousa à son retour en France M. le comte de Monlurax-Ficquelmont, et j'ai épousé sa fllle cadette.

t(... Yom Texlrait d'^ine lettre adressée dé Verdun, le 4 mars à M. de la Salle, de

Nancy, èfaetalter de Saint-I^uis, par M. l'abbé Mansuy, grand vicaire de révêché de Verdun: u tenant à la prévision d^Orval, elle me fut com- « mtiniqaée par tm prêtre bien respectable qui

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u Ta V ait vue à Orvalau moment de la réeùluiioH u et élant encore Idique... Toutes Jes personnes « dont je vous parle sont dignes de foi... »

«( Lorsque nous avons eu publié dans notre quatrième volume un fragment de celte pro-* phétie, nous nous soiiinies rappelé qu'un religieux, savant et noble personnage, habitant Fri^ bourg depuis quelques années (M. le cornte O'Mahoni), possédait une eopie de celle prophétie, et avait recueilli avec soin des renseigne-* ments certains sur son authenticité*

« ilépondaiit à ufie leltre que nuus avons eu rhonneur de lui écrire le 16 août, il a bien voulu nous taire connaître le résultat de ses exactes et minuLieuscs recherches relatives b Iiidi{e prophétie. Voici un exlrnit de sa lettre, datée de Fribourg, le â8 août 1839.

»c Je ne connaissais que de nom le Propa^

u galeur de la Foi. Je ne doute pas que, fidèle a àson titre, il ne contribue à répandre Is^ vraie « lumière dans notre siècle de ténèbres, et je fais « des vœux pour son succès.

4c J'ai cherché à la page indiquée le fragment « que vous avez don né de la prédiction d'Orval. <c Je regrette que des circonstances ne vous a aient pas permis de la publier entière. II y a n aussi^dans votre texte,quelques inexactitudes, « très-peu importantes quant au sens, mais qui <( cependant doivent être rectifiées. Dans ce but, «je vous enverrai inccssanuiicnt celte pièce «( dans toute sa pureté, car j'ai fait, à cet égard, <( d'exactes et minutieuses recherches , et je *{ crois avoir acquis la plus haute certitude /«m- K maine possible de son authenticité. J'ai coni-

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tf paré d€S copies venues de lieux différents, de Il personnes inconnues les unes aux autres, j*ai « recueilli les léuioigoages les plus respeclablea u et les plus divers^ et tout s'est trouvé d'accord u pour me convaincre. »

u A ce lémoigoage, qui en résume beaucoup d'autres, dit le Propagateur , et qui est pour nous d un grand poids, nous ajoutons ceux qui nous sont parvenus d^ailleors.

« Nous pouvons affirmer que la Prophétie d^Orcal est comme :

«Depuis la fin du siècle dernier, de la famille T..., de Verdun;

«c Depuis une époque presque aussi éloignée, du père G , provincial d'un ordre religieux ;

a Depuis près de vingt ans, de M* de C..., de Metz ; »

«c Depuis très-longlemps , de Tévéché de Y er« dun ^ et notamment de messieurs les grands vicaires;

« Depuis 1811, d'un ecclésiastique véné*

rabie, ^elon raffirmation qu'il en adonnée à un illustre personnage. »

AENSEIGIIEXERTS PUBLIÉS PAR l'iNVARIABLB

DE FRIBOUBG,

Journal rédigé par M. le comte d'O'Mahoni (i): U|Mous dirons franchement (c'est /7nii variable qui parle) que si des journaux de « France n'avaient pas pris Tinitiative de cette t( publication , et si nous n'étions pas mainte*

(1) Tom. XIIL

it nant arsswés t]e son ulililé par rimprcssion « qu'elle a déjà produite, peut-être n'aurionsit nous pas osé assumer la responsabilité de pre- K mier éditeur. Et la preuve de notre réserve â u cet égard, c'est que nous connaissions cette K prédiction depuis longtemps, depuis plus long- .{ temps même que le journal qui vient de la « publier; c'est que, quelque respectable que u lût la source première d'où nous In Unions, et u malgré le caractère frappant d'inspiration « qu'elle présente, nous avons depuis plusieurs u années, directement et indirectement^ en t( France et à l'étranger, recueilli, sur son aui( Ihenticité , le témoignage d'hommes pieux, u éclairés, dignes de foi, quelques-uns trèsu éminentsdans l'Église, et qui tous nous ont af- « firmé connaître celte prcdiclioii, dix, vingt, a trente ans même avant les événements qu'elle te annonçait si clairement et que nous avons vus Il eu partie s'accomplir. Et si nous ne nommons f( pas les personnes de qui nous tenons ces co- « pies ou ces témoignages, c'est qu'il nous sem- «blerait inconvenant de le faire sans leur en u avoir demandé et en avoir obtenu l'autorisa- «( tion. »

RENSEIGNBVEmS DOTfNfiS PAR M. DUiARDllf ,

DANS l'oracle»

Un juge de la connaissance de M. Dujardiu écrivit à M. Mansuy, cité par le Propagateur de la Foi^ pour savoir s'il avait bien réellement donné, sur la prophétie d'Orval. les renseignements publiés par ce journal. Yotci

LB SOilTAlRE D'OKVAL. ' 05

la répousc de ce rcspecLable eccicsinslîquc : »c Verdun-sur-iMeuse, le 2a iiuvenibre 1839. « — Il est vrai, et très-yrai, monsieur^ que j'ai « entendu raconter souvent, depuis 1811), alors ^tque j'étais vicaire à Verdun, jusqu'en 1825 «1 que j'y étais supérieur du séminaire, les évé^

M nemenls aruioncés dans les Précisions (VOrcai^ u par un magistrat, qui, veuf, se fit prêtre u en 1817, et mourut chanoine de Verdun « eu 1823. (Il s'agit de M. liagrellelle. ) Un de u ses amis, aussi ]>ieux que lui et jugea Va rente nes^ avait lu la pièce à Orval même, en 179ià, et « lui en avait rapporté tous les points les plus i( remarquables, qu'il nous racontait sans en <c avoir tiré de copie.. • D'autres avaient fait des « copies de la Précision^ etc.. Signé : Mànsuy, « chanoine doyen.-^^

H. Dujardin, qui s'est occupé avec beaucoup de zèle de rechercher tout ce qui peut établir Tauthenlicilédes prévisions du solitaire d'Orval, a reçu, entreautres documents, un longmémoîre que lui a adressé de L... un M. de L... Ce monsieur, dont le nom est connu de M. Dnjardin, a copié cette prophétie en novembrel831. ËHeluî avait été coujmuniquée par un chanoine arrivant de Bar'ie*Duc,oùi elle était connue de plusieurs personnes depuis 1816. M. L.«.. écrivit au curé de M..., ville voisine du lieu où était Orval : ce- / lui-ci lui répondit le 4 avril 183S, après avoir iait de nombreuses recherches : « Il est certain

et hors de doute que les prévisions d'un soli- » taire, telles que vous les connaissez, ont été ic copiées dans l'abbaye d'Orval avant la révolu- « tion française, c'csl-a-dirc avant 1790. Elles

«6 t>ROPHÉTIES.

*( ont été présentées et lues dans l'abbaye même u à cette époque. M. le baron de Manouville» « homme de sens et de religion, atteste les y •< avoir lues alors, sans y attacher l'importance u qu'il y a reconnue depuis* Des dames émigrées » en ont eu connaissance aussi dans leur cxil« r. Biendesecclésiastiques, entre autres M. le curé Il de S***, en ont certainement eu connaissance u avant la révolution de 1850. Il reste doticbieh

u ETABLI QUE CETTE PROPHÉTIE, telle qti^elie est a connue aujourd'hui^REmfiiE A VfUEÈvoquE plus <( BECULfiE que les faite qu'elle précise d*une ma^ it nière si claire qu'elle paraîtrait avoir été faite (( après l'événement^ et quen conséquence un a esprit sage et jndicieuw peut y ajouter foi pleine u et entière... >»

M. de h.... écrivît aussi à M. le curé de Sedan qui passait pour connaître depuis longtemps la prophétie d^Orval. Cet ecclésiastique lui répondit Je 26 juin 1839: «c J'ai entendu souvent parler de » ces Prévisions^ HtNE pendant hon éhtgration ^ « sans en avoir vu le texte. Ce n'est que sous la u Restauration quHlm'a été communiqué^ com« . «( prenant tout ce qui regarde le règne de Napo« »c léon, le retour des Bourbons, leur départ, et <( tout le reste, jusqu'à l'apparition de l'Ante* •< christ. Orval^ où j'ai passé quelques instants *c avant la première révolution, n'est qu'à six u lieues d'ici; j'ai eu occasion d'y retourner pour M en voir les ruines, qui m^ont Oit reculer d'hor- « rcur, et me suis trouvé à portée de prendre M tous les documents relatifs à cette pièce si in^ êéressante. Je suis assuré que les permnnages « les plus considérables et les plus dignes de foi

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