‹ Prophéties la fin des tempsChapitre 29 sur 31 · J>A0PU£X1£S · texte numérisé non relu

J>A0PU£X1£S

H qui enonl été leslémoios, nous avensconsialé " » que la plupart forent dans Finstant même 4( saisis d'admiration et d'un religieux respect. u Un vit les uns se prosterner spontanément dei< vant ce signe dn salai; les autres avaient les «( yeux tout mouillés de larmes; ceux-ci expri- «( maîent par de vives exclamations l'émotion « de leurs âmes; eeut-là élevaient leurs mains

vers le ciel en invoquant le nom du Seigneur z « il. n'en est presque aucun qui necrat y voir un n véritnble prodige de la miséricorde et de la K puissance de Dieu.

« Mous avons de même constaté que plusieurs « personnes qui avaient résisté à tout rentraînea ment des exercices du jubilé, sont revenues H par suite de cet événement aux pratiques de la « religion, dont elles restaient éloignées depuis «( longues années, et que d'autres, qui par leurs « œuvres et par leurs discours semblaient an- (< noncer que la foi était entièrement éleinle

dans leurs cœurs, l'ont sentie se rapimertout « h coup et en ont donné des marques non équî- « voqnes.

Érïfin^ l'impression produite par ce specta- « de extraordinaire a été si vive et si profonde,

« qu'elle arrachait encoredes larmes a quelquest( uns de ceux qui déposaient devant nous, après i( plus d'un mois d'intervalle depuis Tévéne* «c ment.

«( Avant de terminer ce rapports qu'il nous » soit permis, monseigneur, d'exprimer à Votre « Grandeur les sentiments qui nous ont été in-

spirés à nous-mêmes par la connaissance plus « approfondie que nous avons été appelés à preu^

LA CROIX D£ UIGKÉ

^ dre de ce fait. Si nous avons élé surprisdes

« parlicularilcs qui concernent rexislence phy- V sique du phénomène, nous avons admiré bien M davantage les conseils adorables de la Provi** « dcncc,quia faiteoncourir cet événemenlavec «( des circonstances si propres à lui donner les il beurettx résultats' qu'il a eus en effet. Lors* « qu'on sait que le hasard n'est qu'un nom, que

rien ici-bas n\i lieu sans dessein et sans une i( cause bien déterminée, on ne peut être que vi« « vemcnt frappé de voir apparaître tout à coup

au milieu des airs une croix si manilesieel si « régulière, dans le lieu et dans l'instant précis « où lin peuple nombreux est rassemblé pour

célébrer le triomphe de la croix par une solen- « nilé imposante, et immédiatement après que « l'on vient de Tentretenir d'une apparition mi-

racuteuse qui fut aulretois si glorieuse au u christianisme de voir que ce phénomène éton- « nant conserve toute son iniégrilé et la même

situation, tandis que l'assemblée reste à le

considérer, qu'il s'affaiblit à mesure que celle- « ci se retire, et qu'il disparaît à l'instant où «< l'un des actes les plus sacrés de la religion ap^ ' 4c pelle toute Tattention des fidèles.

Arrêté à Poitiers, en séance commune, le 9 li février 18â7.

Signatures : Les membres de la commis- «( sion : De Rochemonteix , vicaire général ; i( Taury*9 prêtre; Boisgiraud aîné; J. llarbier; a Victor de Larnay. n

Plusieurs extraits du procès- verbal des dépositions mentionnées dans le rapport qui précède sont sous nos yeux. IN eus certifions qu'elles ex-

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priment avec un renwirquable accord ce que raconte la commission. Après les avoir exposes, les rapporteurs déctarcnl que «( .ils eussent pu « facilement en obtenir un nombre plus eonsî- 41 ilérable. »

V. Lorsque nous avons été sur tes lieux, disenl- « ils, la foule se pressait autour de nous ; les enu fanls mélaienl leurs voix â celles des personne nés plus âgées « pour expliquer dans le plus <i grand dclail tout ce qui concernait l'apparî- ((tion,et pour faire remarquer certaines circe constances qui, à leur ago , peuvent frapper ic davantageelqui avaient fait peu d'impression u sur les esprits plus occupés des idées morales 4t qui se rattachent à cet événement. Ce n'est «( qu'avec peine que nous sommes parvenus à K isoler les témoins ci-dessus désignés, pour leur «c adresser nos questions et recueillir leurs ré« « ponses suivant la forme que nous nous étions K prescrite. Ënûn jors de noire dernière réunion <c Si Aligné , on nous a présenté , peu avant notre u départ , une liste de plusieurs individus qui 4t demandent instamment à être entendus, con- <f sidérant comme une faveur singulière de pou*

voîrcontribuer par leurs dépositionsà constater it Tapparition de la croix»

CI Si nous n*avons donc pas multiplié davan* «i tage les témoignages écrits, c'est d'une part la <{ dilficulté de trouver un espace de temps assez <c considérable où nous fussions tous libres à la «t fois des occupations ohlif^^ées qiii concernent ♦< chacun de nous , de Tautre l'espèce d*impa- <i lîence qui se manifestait presque dans toute la *t France, môme parmi des personnes dont les

it désirs dovaieol nous cominaoder une liaule» « considcniliori ; mais c^est surloal parcequeles

«t déposilioas déjb recueillies nous panussaierit prêsenler* dans les poiols essentiels, d une nia^ «( fiière bien positive un accord tel , qu'il serait « impossible de leur ajouler un plus grand degré <( de certitude , quel que fat le nombre «des té<» K moins qu'on soumettrait à Pexamen.»

Lorsque le phénomène arriva , le [préfet de la Vienne, M. le comte de Casléja, dont la résidence est à Poitiers, se trouvait à Paris où le ret<?naient ses fonctions de menibrede la Chambre des députés. M. Desplaces-Desessarts , premier con* seiller de préfecture du déparlement, lui écrivit alors pour i'ioformer de l'événement* La lettre étail ainsi conçue :

PoUiers, 51 déoembre i8S6.

« Monsieur le comte,

Cl Je crois devoir vous entretenir d*un événe«

« ment Irès-cxtraordinaire qui s*est passé à Migné u il y a aujourd'hui quinze jours, et quia eu pour ic témoins trois on quatre mille personnes.

u Le dimanche 17 de ce mois, jour de la clô- «c lure de la mission pour le jubilé dans la com« 4( mune de Migné, on a planté une croix, comme 4( c'est l'usage. Le temps ayant été magnifique H toute la journéct beaucoup d'habitants des com« 4( munes voisines et de la ville de Poitiers jS*é* ic talent rendues à celte pieuse cérémonie.

<t Comme on avait été processionnellement (( chercher la croix chez le particulier qui en Ai avait fait le don , ce ne fut qtfau moment du «i coucher da.6ole\l qiji'eile put être élevée sur le

^ calvaire qui avait été préparé* Lorsqu'elii^ fut H placée 9 M. Tabbé Harsaull , atimôoier du col- « \é^e royal de celle ville et Tun des deux ecu clésid:SUques qui ont prêché la luis&ioiià Mignét il monta sur les marches du nouveau calvaire , «t et adressa un discours à son nombreux audi- H loire. li parla deiacroixmiracuteubcquiappa* <« rut à Constantin lorsqu'il combattait Maxence^ «( il rappela la conversion de Clovis; et à peine R avait-il achevé ces citations, qu'une croix lumi- «< neose d*environ quatre-vingts pieds de lon<* <t gueur fut aperçue de tous les assistants. Le M soleil étailalors couché, le ciel était pur et sans tt un seul nuage ; de sorte que tout le monde put « voir que cette croix , située horizonlalemeiïl <t au-dessus de la petite place qui estdevaolki <( porte principale de Téglise, était d'une couleur

argentine qui Iraacbait parfaitement avec Vb^ te zur du ciel, et si bien formée que les deux par* <t ties du croisillon étaient absolument égales » entre elles, et que ses quatre extrémités sem* t( blaient avoir été terminées à la scie* Elle était «tellement détachée de ce qu'on appelle le fîr- «( manient et si près de la terre , que lorsqu'on «i se plaçait tout près et en face de la grande porte « de Téglise, on voyait la croix au-dessus de sa «( téle,elque lorsqu'on s'éioignailde sa première « position d*une quarantaine de pas, elle parais- « sait alors faire un angle de ùd degrés avec le

terrain de la petite place dont il a été parlé; « d*où il résulterait que l'élévation de cette croix « au-dessus du sol n'était que d'environ unecen- • laine de pieds , supposant le pas de deux pieds V et demiy et l'angle estimé réellement de 45 de*

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