LA CROIX DE MICNÉ
« grés. Au surplus . peu imporU' la précision de «i cette circonstance, puisque la proximité de H cette croit était telle , que ceux qui se trou- K vîiient auprès du calvjiire voyaient à leur K droite la partie où était ie croisillon^ et que, te lorsquMIs passaient sous cette inénie croix « et s'en éloignaient à une cerlaine disiafice, ils i( voyaient à leur gauche la partie où était lecroiu sillon.
Celle croix lumineuse est restée constam- 4( ment à la même place à peu près une demi^te heure, c'est-à*dîre jusqu'à la nuit. Elieadispa- « ru en sV fTaçantlenlement, mais sans éprouver i( de changement dans sa forme, i'ersonne n'a vu « cette croix se former, et les premiers qui Pont « aperçue Tont vue tout à coup telle qu'elle vient » d*élre dépeinte.
il Voilà, monsieur le eomlè, le phénomène mi** il raculeux qu'ont vu et examiné, près d'une t( demi- heure, trois ou quatre mille personnes^ ti et qu'attestèrent par écrit toutes celles qui a savent signer. Je vous cilerai , parmi ces lé-
moins oculaires., le maire, M. de Curzon,doiit «( je n'ai pas besoin de vous faire Téloge, puis-* <c que vous le connaissez, et que comme moi vous «i appréciez sa sagesse et ses lumières; le respec-
table curé de Aligné, M. Beaupré; celui de « St.-Porchaire, M. Pasquier;raumônierducoN «( tége , M* Marsault; le marchai des logis de la <( gendarmerie, le sjeur Landry, homme froid et < pas dévot, qui, se promenant là pour le main- 4( tien du bon ordre, a . vu tranquillement tout ce « que je viens de vous dire. Il y a sans doute <t encore beaucoup d'autres personnes remar^*
|/,2 PROPIIÉTIKS.
« qiiables dont jft n'ai point enleiwÏH parler.
« iHahcc qui vous inelira à niém« de juger . de l itni)ression qa'ont faite et ia roissioiM't 4( l'apparii-iori de ta croix lumineuse, c'est que «dans une commune qui clait iuiii d'èlre reli-
ffiousr. loul le monde, un hien petit nombre .< (1 individus exceptés, tons bc sont approché* « desnutels; qu'il n'y a plus ni haines ni divi- , sions, que tous les habitant» ont » air de ne « former qu'une seule famille; et que la joie et « la satisfaction sont peintes sur toutes les fi-
u giires.
it J'ai l'iionneur d'être, etc.
« Le doyen du conseil de préfecture.
Plusieurs personne allèrent de Paris et d'autres lieux an bourg de Migné, afin de s'assurer par eUes-roèmea et immédiatement de la vérité (les témoignages, du bruit desquels ia France commençait à retentir. M. de Uanchin, député de Tarn ên 1827, visita aussi le iliéàire de l'événement, et écrivit sur ce qu'il y avait appris une relation qui a été imprimée. Nous en extrairons
quelques passages : , . r
<( Plus de deux cents témoins oculaires furent «entendus par la commission chargée de véri- « fier les faits; leurs dépositions furent unani- .( mes. Sur trois mille témoins oculaires, dont « plusieurs n'étaient rien moins que religieux. « pas un ne s'est inscrit eq faux contre la réhliN^ « de cette apparition sur le lieu même où le «1 phénomène a paru...