POUR NOS FILS QUAND ILS AURONT DIX-HUIT ANS
QUELOUES CONSEILS DTN MÉDECIN,
Mes amis, voici que déjà vous n*ôtes plus des enfants, ni même des adolescents. L'aurore d'un autre âge s'annonce sur vous par tout un ensemble de signes qui sont les apanages d'une prochaine virililé. Bref, vous allez être des hommes.
Eh bien, le moment est cerles propice pour qu'on vous parle de certaines choses qui, je m*en doute, commencent à vous occUf>er l'esprit et â propos desquelles mon expérience pourra vous éclairer sur des dangers, de gros dangers que j'entrevois pour vous à Thorizon. On a bien voulu me charger de cette mission, eije vais faire mon possible pour m'en acquitter au mieux de vos intérêts*
YilM.MVire^ comme moi que ce qui caractérise principalement la létâttlàl^ose de Tenfant en homme, c'est le développement génital, l'avènement à ce qu'on appelle la vie sexuelle* Des organes, jligqu'alors rudimentaires et torpides, viennent d'acquérir leur croissance; une fonction nouvelle s est constituée; parallèlement des appétences spéciales, des besoins inconnus jusqu'alors s'éveillent progressivement ; c*en est fait dès ce moment, l'enfant a vécu et 1 homme vient de nattre.
Vous en êtes là. Et je puis vous dire maintenant ce que vous hésiteriez peut-être à me conGer^ à savoir que, depuis Tépoque où ladite transformation s>st opérée en vous, une préoccupation nouvello s'est emparée de vous. Une aspiration vous agite ; pur ou impur, un désir vous soUicile. Parlons net, la leranie est née pour vous.
De cela np vous défendez pas, ne vous accusez el ne vous excusez pas. Car ainsi le veut une grande loi de la nature, à laquelle vous ne faites qu'obéir en ce moment.
* La femme î Ah ! que n aurais^je à vous dire sur un tel sujet, si j'étais un moraliste, un philosophe, un éducateur rehgieux, etc. Mais je ne suis qu'un médecin, el je n ai reçu mission que de vous parler ici en médecin.
Que vient donc faire la médecine en pareil sujet? Hélas 1 elle n'y