‹ Prophylaxie de la syphilisChapitre 115 sur 123 · LE DISPENSAIRE VENEREOLDGH^UE · texte numérisé non relu

LE DISPENSAIRE VENEREOLDGH^UE

tout un chacun pouvait, le de%enir/mr irweslllure le jour où le hasard de ce qu'on appelle i* le roulement »> le plaçai! dans un service auquel se Irouvail annexée une salle de femmes en couches. J*en sais quelque chose pour ma part; car, moi aussi, ^Je ta Borte, j'ai été accoaeheur sans le maîoir et quoique très indigne de Tôtre. Or, force in*eslde reconnaître que je ne fus jamais qn^in pileux accoucheur el que j'aurais fait Iridié figure devant un cas quek[ue peu complexe d'obslélrique. J'ai droit aussi d'ajouter, de par leurs confidences, que pas mal de mes collègues, dans le temps jadis» en étaient au même point que moi. On raconte mi^me{mais ceci nest sans doute que de la médisance) que certains de ces accoucheurs improvisés simplifiaienf leurs fonctions au poîul de ne jamais mettre les pieds dans leurs services d'aecouchemenls. Aussi bien, inutile de rappeler quels étaient les résultats d*un leî état de choses, Entln, vint le jour 011, très heiu'eusement, une réforme plus qu opportune attribua ^ par voie de concours spéciaux, les services d'accouchements à des médecins spéciaux. Or, chacun sait quels furent et quels soni les résultats de cette réforme ou iilutôt, suivant un moi plus juste de notre émînent colk^gue, M. Pinard, de celte c, révolution ». Grâce à elle nous avons aujourd'hui dans nos hôpitaux une nombreuse et merveilleuse pléiade d'accoucheurs spéciaux^ d'accoucheurs d'élite^ tous experts et même experts avant leur tilulariat, tous savants, ardents, aimant et pratiquant leur métier comme on Taime et comme on le pratique quand on y excelle* Si bien qu'aujourd'hui les femmes peuvent accoucher sans crainte dans nos hôpitaux et que les élèves peuvent y apprendre les accouchements. Double et iDesti* mable progrès !

Eh bien, voyant cela, il m'est impossible, par un retour vers les choses qui me concernent, de ne pas établir une comparaison, et je me demande sll n'y aurait pas intérêt, intérêt majeur, à faire pour la vénéréolo^ie ce quon a fait pour l'obstétrique* Pourquoi ne pas constituer dans nos hôpitaux un corps de vénéréologues à Tinstar du corps des accoucheurs? La vénéréologie n'a-l-elle pas droit, elle aussi comme Tobslétrique, à Tâutonomie ? N a-l-elle pasdroit à cons» tituer « personne individuelle o dans la pratique médicale, et n*a* t-elle pas ce droit de par le nombre infiïii de ses malades, de par l'importance des maladies qu'elle traite, et de par les conséquences sociales de ces maladies?

De sorte que, finalement, considérant tout cela, il m'est impossible de ne pas conclure à part moi qu'appliquer à la vénéréologie une réforme analogue à celle qu*a subie lobstétrique serait œiwrc bonne^œuvrc bonne pour les malades, pour les élèves, pour la sciencei pour tout le monde, »»

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