CONCLUSIONS
1° Le rôle du milieu scolaire, en tant que source d'injection tuberculeuse, ne fait plus de doute.
2° Des deux modes de contamination de l’écolier, la contagion par un condisciple est d’autant plus rare que l’enfant est plus jeune. Au-dessus de douze ans, interviennent deux facteurs importants :
l’augmentation considérable du taux des tuberculoses ouvertes,
la réceptivité de l’enfant en période pubertaire, P P P
qui, chez la fille surtout, est une circonstance pré-
disposante et aggravante.
3° Quant au contage par le personnel enseignant et le personnel de service, les enquêtes diverses qui ont été menées pour le dépister témoignent de sa fréquence. Contre lui doivent être prises les me- sures les plus énergiques de prophylaxie,
4° La cuti-réaction systématique permettra l’élimination des écoliers contagieux, la protection des sujets anergiques contre les risques d’une contagion massive. Ce recensement sera fréquemment renouvelé et, pour être efficace, il devra être complété par les examens complémentaires et surtout la radioscopie systématique.
5° Quant au personnel enseignant, titulaires, auxiliaires ou employés subalternes, seuls les examens médicaux méthodiques, répétés à intervalles réguliers permettront d’y dépister les cas de tuberculose et de tarir ainsi cette source de contamination de l’enfance.
6° Le problème de la prophylaxie de la tuberculose à l’école est d’une brûlante actualité. Les événements en cours lui confèrent un intérêt qui doit nous inciter à redoubler nos efforts dans la lutte antituberculeuse et, en préservant l’enfance, à sauvegarder la race.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, TIFFENEAU. À. CLERC. j Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris, G. Roussy. |