‹ Prophylaxie de la Tuberculose chez l'ÉcolierChapitre 7 sur 17 · AE RE · texte numérisé non relu

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de la fièvre typhoïde. Il est le témoin de la migration sanguine du bacille. »

De même, l’apparition d’un ictère prend une signification de grande valeur quant à la déficience du terrain au cours de l'infection.

Enfin, la primo-infection peut révéler sa présence P P

par uue lésion oculaire, une kérétite phlycténulaire,

« érythème noueux de la conjonctive >

Sans vouloir insister sur ce qu’il est convenu d’appeler les manifestations larvées de la primo-infection, ni sur les autres localisations du chancre d’inoculation, qui constituent autant d’exceptions anatomiques à la loi de Conheim-Parrot, nous dirons que ce qui caractérise ces formes de primo infection, c’est leur évolution le plus souvent spontanément curable. |

Dans une leçon faite à l'Hôpital Boucicaut, M. le Docteur Courcoux, s’appuyant sur des statistiques récentes, nous donnait les chiffres suivants de po sitivité de la cuti-réaction à la tuberculine :

à 3 ans: 30% cuti-réactions positives, 10 ans : 50% à 16 ans : 97% — —

Ces quelques chiffres tendent à prouver le grand nombre de sujets considérés comme bien portants

LE AQU

et dont la tuberculisation, bénigne, a été absolument silencieuse. ,

Mais Pellat, dans sa thèse’, insiste sur le fait que «les formes sévères n’ont souvent au début rien qui les distinguent des formes bénignes; leur dépistage est toutefois d'importance et justifie pleinement la radioscopie systématique de tous les écoliers ». :

Quant à la tuberculose de réinfection, qui correspond au réveil d’une tuberculose ancienne cicatrisée, les moyens d'investigation, les signes cliniques et radiologiques en sont les mêmes chez l’enfant qu’à l’âge adulte.

On sait le rôle capital qu’il faut attribuer à la rougeole en tant que facteur d’anergie. M. Courcoux et le D’ Alibert ont également invoqué le rôle du rhumatisme articulaire aigu. Enfin il faut connaître la valeur néfaste de facteurs d’anergie tels que la grippe, la coqueluche ou le surmenage intellectuel.

Nous retiendrons de ce bref aperçu sur l’infection médicale scolaire que les moyens d’examen

1. A. Pellat. « Dépistage de la tuberculose par les examens radioscopiques et tuberculiniques systématiques en milieu scolaire.» (Thèse, Lyon, 1938.)

clinique dont elle dispose : auscultation, signes fonctionnels et généraux, sont insuffisants pour poser le diagnostic de tuberculose et que le médecin scolaire devra considérer comme indispensables les examens complémentaires : cuti-réaction et examen radiologique.

B. -— LA CUTI-RÉACTION.

On sait que cette pratique fort simple, pour laquelle on procède exactement comme pour la vaccination jeunérienne, indique :

— si elle est positive, une inoculation qui a provoqué une lésion au sein de laquelle persistent des bacilles vivants. Elle traduit ce qu’il est convenu d'appeler l’état d’« allergie ». Il est important de retenir que ce n’est pas une réaction de lésion évolutive, mais une réaction témoignant de la présence, la localisation ou, pour mieux dire, la « fixation » du bacille dans l’organisme. On conçoit l’intérêt que cetie notion comporte au point de vue pronostique. .

— si elle est négative, l’absence d’infection tuberculeuse ou l’absence de réaction du sujet, l’anergie.

Reprenons à ce propos un article de M: Genévrier! sur la « Préservation de l’Ecolier contre la Tuberculose » : «La cuti-réaction, à cause de la grande fréquence de ses résultats positifs, n’a qu’une valeur très relative dans le diagnostic des tuberculoses évolutives. Elle peut tout au moins ser- ‘vir à écarter le diagnostic de tuberculose quand elle est négative... k

« Aussi paraît-il inopportun de tenir un compte rigoureux des cuti-réactions positives pour les mesures de préservation à appliquer aux écoliers; on sait d’ailleurs que le plus grand nombre de ces « tuberculeux biologiques >» sont dans un état de santé qui ne laisse rien à désirer. »

Plus importante que la positivité ou la négativité de cette réaction nous apparaît la notion de « virage » de la cuti-réaction, ce qui implique les épreuves en série. C’est le virage de la cuti-réaction qui, le plus souvent, sera le seul témoin d’une contagion inapparente.

En pratique et schématiquement, nous distinguerons deux groupes d'élèves :

Les uns, les plus nombreux, auront une cuti-réaction positive. Chez ces « tuberculeux biologiques »,

1. Dr J. Genevrier. « Préservation de l’écolier contre la tuberculose. » (Paris Médical, 4 janvier 1936.)

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