SARA TE
les risques d'incendie de la primo-infection ne sont plus à redouter. Ils sont justiciables d’une bonne hygiène, d’une alimentation substantielle et le moindre signe clinique un peu inquiétant devra permettre, grâce à la radio, de déceler une tuberculose rapide et d’en arrêter la marche dès le début.
Les autres, à cuti-réaction négative, doivent être l’objet d’une préservation qui les mettra à l'abri d’une menace de contagion. Chez ces sujets, indemnes de toute infection, l'épreuve à la tuberculine devra être pratiquée périodiquement, au minimum une fois tous les six mois. Il serait souhaitable qu'elle soit pratiquée au début de chaque trimestre.
Lorsque la réaction est devenue positive, deux mesures s’imposent :
l’examen radiologique de l’enfant,
la recherche de l’agent contaminateur, qui nous occupera dans la troisième partie de ce travail.
Nous croyons ne pouvoir mieux souligner l’intérêt de la cuti-réaction qu’en reprenant cette citation de M. Courcoux' : «On comprendra maïinte-
1. À. Courcoux. « Dépistage et prophylaxie de la Tuberculose dans les collectivités d’adolescents. > (Paris Médical, 1° janvier 1938.)
nant tout l'intérêt que présente dans la pratique l’épreuve tuberculinique qui permet, grâce à une mesure qui n’est en fait ni coûteuse ni difficile dans son application, d’écarter tout agent de contage et de dépister rapidement, à coup sûr, tout nouveau cas de tuberculose dans une collectivité d’adolescents et de jeunes adultes. Il faut bien se persuader que dans quelques années ces mesures de dépistage seront imposées par la loj. Un collège où un lycée qui, dans deux ou trois ans, pourrait fournir les résultats d’une telle organisation, serait d’un bel exemple. Il y a là une fort belle expérience à tenter. Elle prouverait que les éducateurs de nos enfants ne craignent pas d’être les premiers à promouvoir des mesures d'hygiène et de prophylaxie qui rendront à la France la race saine qu’elle doit ambitionner. »
. C. — L’EXAMEN RADIOLOGIQUE est le soutien essentiel du diagnostic. C’est lui qui bien souvent viendra rectifier les erreurs de l’auscultation. On devra y avoir recours dès le virage de la cuti-réaction ou lorsque des signes d’atteinte de l’état général apparaîtront chez un sujet à cuti-réaction positive. Mais, comme le remarque Pellat dans sa thèse, après avoir donné un aperçu historique de la radioscopie systématique dans les collectivités : «On
Load e
est toutefois dans l’obligation de constater que les milieux scolaires n’ont pas été favorisés dans ce sens. À part les essais difficilement réalisés de loin en loin par des médecins dont il faut louer le zèle, rien n'a été organisé par les pouvoirs publics. »
Quoi qu'il en soit, cet examen devra être pratiqué au minimum une fois par an, et de préférence au début de l’année scolaire, afin d’éliminer du milieu scolaire les enfants contagieux ou risquant de ’être. |
Pour terminer ce chapitre, nous insisterons sur l’importance de ces trois sortes d’examens dont la coordination doit donner les meilleurs résultats dans la lutte antituberculeuse à l’école. Aucun de ces facteurs ne devra être négligé, et il apparaît qu’en raison de la simplicité de sa technique et de sa parfaite inocuité, la cuti-réaction à la tuberculine doive devenir obligatoire au même titre que la vaccination jeunérienne. Les renseignements qu’elle fournit, tout en décelant le danger d'infection, permettent de limiter l’emploi des examens complémentaires et de n’y avoir recours qu’à bon escient.
Quant à la recherche des bacilles de Koch dans les crachats, elle sera bien rarement mise en œuvre chez l’enfant qui ne crache pas. Tout au plus serat-elle pratiquée sur les mucosités retirées par lavage d’estomac ou chez le grand enfant.