TROISIÈME PARTIE
La prophylaxie, avons-nous dit, découle de l'étiologie ; il était donc logique d'écrire les chapitres précédents sur les modes de transmission de la tuberculose avant d'essayer la coordination des moyens que l'hygiène publique et privée met à notre disposition pour combattre la tuberculose.
C'est en s'appuyant sur l'étiologie erronée de la transmission de la tuberculose par les poussières desséchées et le lait des bovidés qu'en France on a institué la prophylaxie sur l'isolement et la désinfection, prophylaxie stérile et qui n'a pas empêché l'accroissement continu de la tuberculose dans notre pays. Nous avons donc dû, dans les pages précédentes, préciser dans quels cas la tuberculose était transmissible de l'homme malade ou de l'animal malade à l'homme sain ; en d'autres termes, dans quels cas elle était véritablement contagieuse. Puis, à côté de ces faits tout
à fait exceptionnels, nous avons montré la tuberculose due dans l'immense majorité des cas à l'hérédité et peut-être à la spontanéité. Cette étude nous permettra de réserver pour la première catégorie de faits les moyens prophylactiques qui visent le bacille lui-même ; quant à la seconde catégorie, celle qui comprend presque tous les cas de tuberculose, nous verrons que la véritable prophvlaxie consiste à conserver indéfiniment à l'état latent le microbe de Koch que l'on rencontre dans l'organisme humain dans la proportion de 90 0/0.
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