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C. — Circontances adjuvantes

Parmi toutes les circonstances adjuvantes qui jouissent de la fâcheuse propriété de faire passer le microbe de la tuberculose de l'état latent à

l'état pathogène, il en existe deux dont l'influence nocive est si considérable qu'on peut, à bon droit, les considérer comme le facteur habituel de la tuberculose, et que la lutte contre ces deux agents constitue presque toute Fhistoire de la prophylaxie. Ces deux agents sont l'absence de lumière et l'alcoolisme, et c'eèt par eux que nous allons commencer l'exposition des moyens hygié* niques à employer contre le développement de la

tuberculose.

1° Absence de lumière.

On confond habituellement les bienfaits de l'aération avec ceux de l'insolation parce qu'ils sont souvent réunis ; mais, dans la lutte contra la tuberculose, c'est la lumière qui tient le rang principal, comme le démontrent et l'expérimentation et l'observation.

L'expérimentation a démontré que la lumière stérilisait assez vite un crachat tuberculeux.

Mais cette action favorable de la lumière dans la lutte contre la tuberculose a été surtout démontrée par les si intéressantes recherches de M.Paul Juillerat, dont nous voulons maintenant donner une analyse.

La lumière est certainement la condition hygiénique qui a le plus d'influence sur le développement de la tuberculose, Elle en a certainement beaucoup plus que l'aération elle-même.

Cette influence de la lumière est démontrée par les travaux de bactériologie et par les résultats des enquêtes faites sur les habitations insalubres.

Dans une suite d'expériences que nous avons communiquées à la Société de Biologie, dans la séance du 27 octobre 1903, nous avons établi que l'exposition pendant 48 heures à la lumière, même diffuse, était suffisante pour stériliser un crachat.

Il résulte des recherches de M. Marié-Davy, que la mortalité tuberculeuse est proportionnelle au nombre des portes et fenêtres et les statistiques de MM.Bonnier et Juillerat, auteur du casier sanitaire des maisons de Paris, établissent que la tuberculose diminue à mesure que les étages s'élèvent, excepté cependant pour les chambres de domestiques, où la mortalité est plus grande. De ces travaux, il résulte encore que les réservoirs d'air et surtout de lumière n'ont d'action favorable que quand ils inondent pour ainsi dire les constructions ; ainsi, par exemple, la ligne des boulevards Saint-Michel, Sébastopol et Strasbourg, inondée de soleil, a une mortalité tuberculeuse de 1,34 0/00, tandis que la ligne parallèle rues Saint-Jacques, des Petit-Pont et Saint-Martin, étroite et privée de lumière, mais traversant cependant le même réservoir d'air, présente une mortalité de 5,54 0/00 (Juillerat : Le casier sanitaire des maisons, p. 57).

La démonstration nous semble saisissante ; cette mortalité par la tuberculose, qui, dans les quartiers ensoleillés, se chiffre par 1,34 0/00, tandis que dans les rues étroites, elle s'élève au chiffre de 5,54 0/00 ; et cette diminution de la tuberculose, à mesure qu'on franchit les étages, c'està-dire qu'on s'approche de la lumière, n'est-elle pas une démonstration frappante de l'action bienfaisante de cet agent. Quant à l'exception signalée pour les chambres de domestiques, elle tient principalement à l'absence de confortable de ces logements où on gèle l'hiver et où on cuit l'été. En outre, les plus nombreux domestiques, les cuisinières, les bonnes à tout faire, vivent presque toujours dans des cuisines sans lumière, avec fenêtres dans des cours étroites. Celte recherche de la lumière pour combattre la tuberculose constitue une des grandes préoccupations des Anglais. Des règlements ont établi la défense d'élever des maisons qui cachent le soleil aux autres habitations ; et c'est certainement là une des conditions de l'abaissement de la mortalité par tuberculose en Angleterre.

La 4 e section du Congrès de 1905 a édicté sinon des règles, au moins des vœux pour que dans la construction des maisons à Paris, l'espace fût réservé de telle sorte que la lumière puisse pénétrer dans toutes les chambres.

Pour arriver à ce but, la 4 e section du Congrès a émis le vœu suivant *: « Que la hauteur dçs mai»

l.Vi PNOPHYLAXIK f>K h\ Il BERCLLOSE

sons ne puisse excéder la largeur des rues sur lesquelles elles seront construites, et que les cours destinées à éclairer des pièces habitables, aient une largeur minimum égale à la hauteur des bâtiments qu'elles desservent...

2° Alcoolisme.

Non seulement l'alcoolisme est une cause puissante du développement de la tuberculose chez les malades qui se livrent à ce vice, mais encore, il exerce une influence incontestable par hérédité, tellement qu'il est presque aussi fâcheux au point de vue de la tuberculose d'être le fils d'un alcoolique que d'être le fils d'un phtisique et cette assertion repose sur une enquête étendue dans les pays d'alcoolisme.

Dès le xvm e siècle, l'influence de l'ivrognerie était signalée comme une cause de tuberculose. Mais c'est surtout Lancereaux qui, en 1868, a présenté à l'Académie de médecine un travail reposant sur l'observation d'un grand nombre de phtisiques, dont la grande majorité étaient des alcooliques.

% Depuis ce temps, des travaux sur ce point d'étiologie se sont multipliés tant en France que dans les pays étrangers et tous ces travaux s'accordent pour démontrer l'influence considérable de l'alcoolisme sur la tuberculose.

La preuve de l'action de l'alcoolisme sur la tuberculose résulte d'une manière incontestable de

statistiques qui établissent une sorte d'équation entre la consommation de l'alcool et le nombre des phtisiques. Si l'on veut conserver à ces statistiques toute leur valeur, il faut les examiner dans leur ensemble sans tenir compte de quelques exceptions locales. Ainsi, les pays comme la Bretagne, la Normandie, l'Ile de France, le Lyonnais, fournissent le plus grand nombre de tuberculeux, et, en même temps, représentent la plus grande consommation d'alcool par tête. Maintenant qu'importe que dans l'Hérault, par exemple, cette proportion n'existe pas, que le nombre des tuberculeux y soit très considérable, tandis que la consommation de l'alcool n'y atteint qu'un chiffre très minime. N'est-ce pas encore un argument que celui mis en avant par M. de La Varenne : la fréquence de la tuberculose chez la femme était autrefois d'un tiers plus élevée que chez l'homme ; et, depuis l'alcoolisme, celle proportion a disparu. Et cette race bretonne, si robuste, si endurante, habituée aux privations et aux misères de toutes sortes, et qui, depuis 60 ans, c'est-à-dire depuis l'alcoolisme, a vu quadrupler le nombre de ses phtisiques, qu'il ne faut attribuer, comme quelques-uns l'ont insinué, ni à la pauvreté, ni au lit clos, quoique nous ne puissions approuver l'hygiène de ce genre de couchage. Nous trouvons dans la thèse inaugurale de M. Renault (1899), des chiffres qui établissent, d'une manière incontestable, l'influence

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désastreuse de l'alcoolisme sur le développement de la tuberculose en Bretagne. Ainsi, dans la statistique de Boudin, de 1837 à 1849, qui contient les résultats des conseils de revision, le Morbihan a 51 réformés pour 100.000 examinés, le Finistère, 60,8 pour 100.000. Avec ces chiffres, le Morbihan est classé avec le numéro uri pour tous les départements de France et le Finistère le numéro trois. Dans la statistique de Chervin en 1880, le Morbihan est passé au neuvième rang et le Finistère au quarante-troisième. En résumé, aujourd'hui, le Morbihan et le Finistère ont le triste privilège de présenter au conseil de révision la plus grande proportion de conscrits tuberculeux de toute la France.

Des esprits amants du paradoxe, comme il y en a toujours en médecine, ont soutenu que l'alcool n'était point si pernicieux aux phtisiques ;que l'absinthe, en particulier, déterminait des formes scléreuses qui duraient fort longtemps et présentaient quelques chances de guérison. En acceptant comme démontré que les buveurs d'absinthe meurent toujours plus tardivement de phtisie lente, ils n'en sont pas moins phtisiques et le simple bon sens ne peut exonérer l'absinthe dans l'étiologie alcoolique de la tuberculose.

Et où est le remède ? Le remède à l'alcoolisme ! Qui ne l'a cherché ? Qui ne s'est fait l'illusion de l'avoir trouvé ? Et cependant, depuis plus d'un demi-siècle et dans toutes les nations civilisées

qu'on étudie cette importante question hygiénique, on a fait encore bien peu de progrès. La cause de cet insuccès presque absolu réside dans la nature même des choses. Aujourd'hui où on méprise les sciences philosophiques, on les ignore, on va devant soi sans savoir ce que l'on fait et avant de partir en guerre contre l'alcoolisme, on ne réfléchit pas que l'alcoolisme est un vice et que les vices peuvent se réglementer par des lois, mais ne peuvent être détruits que par la loi morale. Je sais d'avance que la plupart des hygiénistes ne comprendront pas le mode par lequel nous voulons combattre l'alcoolisme. Mais ils peuvent continuer lois et réglementations, ils n'arriveront à rien ; les bouilleurs de cru et les mastroquets triompheront et des enseignements des conférenciers et des encouragements des sociétés de tempérance et de ces mille moyens employés inutilement pour arracher l'homme au vice ignoble de l'ivrognerie. Tant que chaque homme ne sera pas persuadé qu'en s'abandonnant à l'usage des liqueurs fermentées, il commet un acte mauvais, rien ne l'arrêtera dans cette voie funeste, pas plus la ruine de sa santé que le désastre de sa famille. Nous savons, par expérience, combien les considérations morales et même religieuses ont eu jusqu'à ce jour une bien faible action sur le vice de l'ivrognerie ; nous ne nous faisons aucune illusion sur la puissance de ces moyens au moins tels qu'ils ont été employés jusqu'à ce jour. Nous

pensons que l'action incessante destinée à créer dans les classes dirigeantes et instruites une opinion bien nette, bien arrêtée sur les dangers de l'alcoolisme, finirait par créer dans les classes inférieures un courant analogue, surtout si les classes dirigeantes avaient le courage de joindre franchement l'exemple au précepte, et de prêcher par leurs habitudes tous les avantages qui naissent de l'abstinence des alcools.

Ceci dit, nous allons examiner les différentes réglementations employées tant en France que dans les autres pays pour lutter contre l'alcoolisme.

Nous ferons une remarque préliminaire : c'est que dans certaines ligues antialcooliques, on s'est montré trop absolu. On a prohibé non seulement toutes les formes d'alcool, mais encore le vin, le cidre et la bière, ces boissons qui sont à l'usage de tous les peuples. C'est là une exagération et une erreur. C'est d'abord une erreur, car s'il est vrai qu'on peut abuser de ces trois boissons, et en particulier du vin et que dans ce cas-là on arrive à déterminer des affections toutes particulières, il est certain que l'usage modéré de ces boissons ne peut produire aucune des terribles manifestations de l'alcoolisme chronique. Et sans nous attarder à des discussions de détails interminables, nous donnerons pour argument de notre opinion ce grand fait que la tuberculose

a commencé à s'accroître dans un pays précisément au moment où l'usage des alcools est devenu universel. Au point de vue tout spécial de la tuberculose où je me suis placé, je n'ai pas à m'occuper d'autres questions. Que l'eau pure soit une boisson hygiénique par excellence, que le café et le thé remontent les forces du travailleur mieux que le vin, je ne le discute pas. Ce que je maintiens, c'est l'action désastreuse des alcools sur la production de la tuberculose. N'est-ce pas, d'ailleurs, une exagération de vouloir abattre nos pommiers et arracher nos vignes, dont les produits répandent la joie dans le cœur de l'homme : Vinum bonum lœttficat cor hominis.

Essai àe réglementation. — Deux essais sérieux ont été proposés et tentés. Le monopole de l'alcool et la diminution des débits de boissons. Ces règlements ont été surtout appliqués en Norvège et en Suède. Le gouvernement a racheté tous les alambics particuliers, a prohibé la fabrication de l'alcool et s'en est réservé le monopole. La vente des alcools a été autorisée dans des conditions très restrictives et seulement dans les communes où les habitants n'y ont pas fait opposition. (Heureux pays où la commune est encore libre !) Du coup, le plus grand nombre des débits ont disparu.

En France, on n'a même pas osé maintenir la suppression des bouilleurs de crû. Les marchands

de vin et les aubergistes étant des électeurs tout puissants se sont multipliés. Tout s'est borné à une surtaxe assez élevée sur les alcools. En résumé, on n'a rien fait. On a proposé d'emprisonner les ivrognes trouvés sur la voie publique. Le D r Mathieu, dans son Traité de V alcoolisme, demande que le buveur habituel soit interné pendant un certain nombre de mois, puis s'il retombe, définitivement. Nous trouvons que ce sont des moyens enfantins. Où internera-t-on la population mâle et femelle de l'Ouest et du Nord de la France dont la grande majorité est victime de l'alcoolisme?

3° Alimentation.

Après avoir étudié le rôle de la lumière et de l'alcool dans la genèse de la tuberculose, nous devons nous demander quel rôle joue l'alimentation dans l'étiologie de cette maladie. Ce rôle est beaucoup moins important qu'on l'a dit, et si on ne peut contester qu'une alimentation absolument insuffisante soit une condition du développement de la tuberculose chez les individus prédisposés, il ne faut pas oublier que l'alimentation insuffisante, et surtout composée de mets de digestion difficile, entraîne beaucoup plus" souvent le développement de l'anémie, sous ses formes diverses et d'affections gastro-intestinales invétérées. En un mot, la mauvaise alimentation est une mauvaise condition pour les malades disposés à la

tuberculose ; elle n'est pas assez puissante pour créer cette disposition, comme le fait l'alcoolisme. Un préjugé, que je considère comme pernicieux, est celui qui consiste à conseiller comme moyen prophylactique de la tuberculose la suralimentation par la viande. D'une enquête que j'ai faite il y a déjà longtemps, il résulte que la tuberculose est surtout fréquente chez les nations dont la nourriture se compose principalement de viande ; que dans tous les pays, ce sont surtout les mangeurs de viande qui deviennent tuberculeux ; et qu'inversement, les populations végétariennes présentent un nombre relativement infime de tuberculeux. En Bretagne en particulier, avant l'envahissement par l'alcoolisme, malgré une nourriture composée surtout de blé noir, de lait caillé, de pain de seigle ou d'orge et qui ne contenait de la viande qu'aux grandes fêtes de l'année, la population suffisait à des travaux considérables et présentait un très petit nombre de tuberculeux. La tuberculose est extrêmement rare, presque inconnue, dans les ordres religieux où on s'abstient de viande, comme chez les Trappistes ou les Dominicains. Une alimentation composée surtout de végétaux, d'œufs et de lait, avec addition d'une ration très modérée de viande, constitue le régime de choix pour la prophylaxie de la tuberculose. Nous savons, du reste, que les expériences de Richet ont démontré que chez les chiens tuberculeux, l'alimentation par la viande cuite aggra-

vait beaucoup la maladie et en précipitait l'issue fatale, tandis que les chiens également tuberculeux, nourris avec la viande crue ou môme avec des soupes maigres, du lait, survivaient longtemps à leur maladie et guérissaient quelquefois. Ces expériences nous font comprendre la raison des mauvais résultats obtenus chez les pré-tuberculeux par la suralimentation carnée.

4° Sports.

Les exercices du corps, la marche, la gymnastique, développent non seulement les forces musculaires, mais elles augmentent encore les forces digestives ; elles sont donc favorables à la digestion.

Au point de vue particulier de la phtisie, il est certain qu'un bon fonctionnement des mouvements respiratoires est une condition très favorable pour maintenir l'état d'intégrité du poumon. L'examen radioscopique du poumon permet de constater, chez un plus grand nombre d'individus qu'on le croirait, une défectuosité considérable des mouvements respiratoires ; c'est à peine si le diaphragme descend à chaque inspiration et les cellules du sommet du poumon prennent une part très minime à l'action respiratoire. Dans ces cas, la gymnastique respiratoire, bien dirigée pendant un certain temps chaque jour, finit par

rétablir complètement la fonction pulmonaire. Ceci nous fait comprendre un fait que nous avons signalé il y a déjà bien des années : c'est chez les militaires l'immunité relative des musiciens qui jouent d'un instrument à vent.

Terminons en conseillant d'entretenir avec le plus grand soin la Jonction de la peau ; pour cela, deux choses sont nécessaires : les ablutions fréquentes et les pratiques hydrothérapiques.

Nous avons établi dans le cours de ce travail qu'il y avait véritablement contagion de la tuberculose, c'est-à-dire communication de cette maladie de l'homme et de l'animal malade à l'homme sain, dans les circonstances suivantes :

1° Inoculation. — L'inoculation volontaire ou accidentelle dans l'espèce humaine peut transmettre la tuberculose, mais les faits, y compris ceux de circoncision rituelle, sont extrêmemnt rares.

2° Inhalation. — Cette source de contagion doit être aujourd'hui supprimée, la transmission tuberculeuse se faisant toujours par voie sanguine ou lymphatique et jamais par voie aérienne, ce qui, du reste, est conforme à tous les résultats de laboratoire en mettant de côté les expériences évidemment truquées de M. Cornet.

Quant à la transmission presque toujours fatale dans les laboratoires de tuberculose pulvérisée dans l'eau, elle ne s'applique pas à la vie de l'homme en société et s'explique, du reste par-

faitement par les déglutitions des gouttelettes tenant en suspension le bacille virulent et, par conséquent, rentre dans le mode suivant :

3° Ingestion. — Voici aujourd'hui la plateforme de la discussion ; dans les laboratoires, la transmission du bacille tuberculeux par ingestion est extrêmement facile, et les règles qui la gèrent sont aujourd'hui très connues. Ces règles de la transmission par ingestion s'appliquent absolument à l'espèce humaine, seulement chez l'animal, le produit tuberculeux est ingéré directement ; dans quelle inconstance est-il ingéré chez l'homme ?

Il est ingéré certainement chez les enfants dont les nourrices mettent la nourriture dans leur bouche avant de la leur administrer. Le bacille de la tuberculose peut encore être ingéré dans certains baisers lascifs. Mais il est enfantin de croire qu'une mère qui embrasse son enfant soit capable de lui transmettre la tuberculose. Il faut ignorer que ppur transmettre la tuberculose, même par inoculation, il faut un nombre considérable de bacilles. Ainsi donc, la tuberculose chez l'homme serait transmissible par ingestion dans des cas déterminés et fort limités.

Mais l'école contagioniste soutient que la tuberculose se communique encore par l'ingestion du lait de bovidés et de matières tuberculeuses desséchées. Nous avons démontré et nous n'y re-

Un acte d'intolérance au Congrès de la tuberculose de 1905.

Nous désirons, comme post-scriptum à ce livre, signaler un acte d'intolérance dont nous avons eu à souffrir de la part du secrétaire général du Congrès. Voici les faits :

En juillet 1905, je me suis inscrit comme membre du Congrès et j'ai déclaré que j'avais deux communications à faire, l'une sur la prophylaxie de la tuberculose, l'autre sur le traitement de la tuberculose par des inlections de cultures pures stérilisées par le vieillissement.

Arrivé à Paris, la veille du Congrès, je m'aperçois que mes communications ne sont indiquées dans aucune section. Je réclame auprès du secrétaire général ; « Sans doute, répondit-il, c'est que vous vous êtes inscrit trop tard.» Sur mon observation, il constate que je suis inscrit des premiers et me déclare qu'il en fait son affaire.

Le lendemain, j'étais inscrit à la première section, mais soit légèreté, soit tout autre motif, mes

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deux questions étaient réunies en un seul numéro, en sorte qu'il m'était impossible de faire une communication. Je fis remarquer cette difficulté à notre président, le professeur Bouchard, dont je dois reconnaître toute la bienveillance. Aussitôt, il fit le nécessaire et je pus communiquer mon travail sur les vieilles cultures au sous-comité de la thérapeutique et le travail sur la prophylaxie, à la l re section.

Les volumes du Congrès paraissent et, à ma grande surprise, je constate qu'on a supprimé ma communication sur la prophylaxie de la tuberculose, communication qui seule, représentait la minorité au sein du Congrès.

L'article IV du règlement me donnait le droit d'intenter une action judiciaire à M. le secrétaire général ; mais ce mode de procédure ne convient point à mon caractère ; aussi, j'ai préféré exposer simplement les faits à mes confrères, et les rendre juges d'un procédé qui peraaet à un secrétaire général de supprimer une coaûmuoicaiion <\m n'a pas l'heur de lui plaire.

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