CONCLUSIONS
1° La prophylaxie des maladies vénériennes est bien organisée au Havre, comme nous espérons l’avoir démontré.
2° L'utiité de la prophylaxie sociale est reconnue dans la plupart des pays, et comme l’a dit le Professeur Jeanselme ; « dans notre état social actuel, certains procédés de contrainte sont encore indispensables, et il serait criminel de n'y pas recourir ».
3° Il est néanmoins certain que l'intervention des pouvoirs publics, des initiatives privées et des puissances spirituelles, bien que variant selon les temps, les lieux et les circonstances, est nécessaire pour mener à bien la lutte contre le péril vénérien.
4° [a maison de tolérance est le lieu où la surveillance peut le plus aisément être exercée, et nous pouvons dire, comme le Docteur Bizard (Société de Dermatologie et de Syphiligraphie, 10 février 1927) qué : « loin de combattre la maison de tolérance, il faudrait, au contraire, reconnaître son utilité, car elle représente la forme de prostitution la plus discrète, la moins tapageuse, la moins scandaleuse, et surtout la
moins dangereuse, »