‹ Prophylaxie des Maladies Vénériennes au HavreChapitre 23 sur 25 · SÉPARER · texte numérisé non relu

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seulement en questions que l’on pose aux victimes, mais qu'il comporte une visite médicale complète de tout point! Se doute-t-on enfin que les femmes, aussi bien que les hommes, sont assujetties à cette visite! »

Ces mesures adressées à tout le monde sont évidemment draconiennes ; nous savons, d’ailleurs, qu’elles n'existent pas à Douvres, Tilbury, Folkestone, Southampton et qu'à Newhaven même, elles n’ont lieu que de temps en temps.

Il serait souhaitable qu’en France, où l'immigration se fait sur une grande échelle, une surveillance de ce genre soit exercée dans nos ports et dans nos gares frontières. Nous aurions évité ainsi la recrudescence de la syphilis, constatée depuis quatre ou cinq ans; recrudescence moins importante d’ailleurs qu’on pourrait le penser, car il faut tenir compte de ce qu’à la suite de tracts, de conférences et de films éducateurs, un certain nombre de malades, qui jusqu'alors étaient ignorés, sont venus se faire traiter, et ont, de ce fait, grossi les statistiques.

Que conclure de tous ces exemples, sinon que la réglementation, même si elle ne satisfait point tout à fait notre idéal de justice et de liberté, est, sans con: tredit, actuellement le seul système capable d'éviter, dans la mesure du possible, la propagation de la syphihis.

Flle aboutit, en effet, comme le démontrent les diverses statistiques que nous avons eues entre les mains, à une sélection des femmes les moins dangereuses: ainsi,

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le Docteur Sicard de Plauzoles donne les chiffres suivants :

Pour les femmes en maisons, une contagieuse sur 100; Pour les femmes en cartes, une contagieuse sur 90; Pour les femmes irrégulières, 5 contagieuses sur 100; Pour les femmes insoumises, 25 contagieuses sur 100.

Dans une note à l’Académie de Médecine en 1928, MM. Jeanselme et Burnier indiquaient que sur 100 malades :

192601927#41928 reconnaissalent avoir pris la syphilis avec des prostituées racolant dans la ue , 2,0 DONC 56e reconnaissalent avoir contracté la syphilis avec des femmes

CE TIDAISON EE EU A CEn 4 NO CEUMIONCE avaient pris la maladie avec des amies de rencontre ...... HAN AO PENSE

Nous voyons que, malgré l’activité du service des mœurs, près de la moitié des malades ont pris la syphilis avec des femmes qui n'étaient soumises à aucun contrôle sanitaire.

Il nous paraît donc indispensable, bien loin de supprimer ce contrôle, de le renforcer, sans négliger cependant l'éducation du public par des conférences que nous voudrions plus nombreuses.

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Voici, encore, le graphique que nous avons pu obtenir, indiquant, en ce qui concerne Le Havre, le pourcentage de femmes reconnues malades dans les maisons et dans la rue.

Il ressort nettement, de ces dernières statistiques, que le gros danger de contagion réside dans la rue et dans les débits, brasseries et buvettes, dont on ne parlera Jamais assez, où sont occupées avec salaire des femmes aux mœurs faciles, non soumises aux visites sanitaires. [l serait désirable que le certificat de bonne vie et mœurs soit délivré moins facilement à ces femmes: nous voudrions même qu’il soit renouvelé tous les trois mois, après enquête sérieuse. De cette facon, les propiétaires de ces établissements passeraient, peut-être, moins facilement à travers les mailles de toutes les réglementations.

Si le pourcentage le plus faible se trouve chez les femmes de maisons, c’est évidemment que la surveillance est plus aisée chez cette catégorie de femmes, et si la contamination est moindre chez les femmes les mieux surveillées, c’est bien, ce nous semble, la preuve de la nécessité de la surveillance, de la règlementation.

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