‹ Prophylaxie du rachitismeChapitre 10 sur 17 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

a) L'école serait, à notre avis, une très bonne manière de réagir contre l'ignorance maternelle et le moyen le plus efficace pour bannir des foyers une foule de préjugés si néfastes aux petits. C’est à l’école que l'institutrice devrait faire pénétrer dans les jeunes cœurs de ses élèves cette notion de devoir qu'est l’allaitement maternel. Les jeunes cerveaux sont plus enclins aux belles idées que ceux déjà gâtés des jeunes filles qui ont eu de mauvaises promiscuités.

Agir avant les mauvaises fréquentations, serail un moyen de préserver ces petites qui demain, pour gagner leur vie, devront s’agiter dans des milieux plus ou moins moraux.

L'amour maternel est une sauvegarde pour les jeunes filles et on ne saurait trop faire pour le cultiver et lui faire connaitre la beauté et la grandeur de ce sentiment. 1 |

On peut, à des petites filles, apprendre à «lever un enfant. Nous ne nous basons pas pour énoncer cette affirmation sur: de pures hypothèses psychologiques, mais bien sur des faits.

M. le Professeur Pinard a, pendant | année scolaire 1902- 1903, enseigné à des jeunes filles de 10 à 14 ans une série de leçons* « Ce qu'il faut faire pour conserver et développer les. petits enfants » (1). Retenons bien cette phrase du maître :

(1) PINARD. La Puériculture.

NEA E CAE a b

DO « Depuis trente ans que j’exerce, je n’ai jamais vu auditoire plus attentif » (1).

Nous voulons encore citer une opinion à ce sujet. MM. Demelin et Devraigne, dans un ouvrage intitulé : « Le Manuel du puériculteur», écrivent : «C’est en agissant sur la cire molle des jeunes cerveaux féminins et non plus seulement sur les cerveaux déjà contaminés et endurcis des mères, qu'on fera disparaître les préjugés. Pour cela, il faudra renverser un dernier préjugé, bien enraciné chez beaucoup de mères, qui se figurent que leurs filles ne doivent pas apprendre trop tôt comment on élève un enfant! Le professeur Pinard y a répondu victorieusement en 1902-1903, quand il fit un cours de puériculture à des fillettes d’une école communale, et sut parfaitement se mettre à la portée de son jeune auditoire. [l nous est arrivé bien souvent de faire des conférences d’allaitement dans des écoles primaires où les mères emmenaient avec elles leurs fillettes. Celles-ci constituent le public le plus attentif que l’on puisse rêver » (2).

Mais comment réaliser cet enseignement?

. « A notre avis, 1l faudrait, suivant l'idée amorcée par Paul Strauss en 1900, au Congrès de l'Enseignement primaire,

obtenir l’adjonction de cours de puériculture aux programmes

. d'enseignement féminin, dans les écoles primaires, dans les

écoles normales, lycées et collèges de jeunes filles, àvec sanct |

tions aux divers examens et à tous les degrés » (8).

(1) PINARD. La Puériculture.

(2) DEMELIN et DEVRAIGNE. Le Manuel du Puériculleur. (3) DEMELIN et DEVRAIGNE. Le Manuel du Puérieulleur.

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