‹ Prophylaxie du rachitismeChapitre 11 sur 17 · NES · texte numérisé non relu

NES

Dans les écoles primaires, les jeunes filles suivraient un cours de puériculture élémentaire el une épreuve serait demandée au certificat d'études primaires. De même au certificat d’études primaires supérieures, au brevet simple, brevet supérieur, baccalauréat. Les épreuves de puériculture qui seraient demandées à ces derniers examens seraient plus sérieuses et en rapport avec la culture littéraire et scientifique exigées à ces examens.

Dans les campagnes, les cours élémentaires de puériculture seraient heureusement complétés par des causeries du

médecin et des cours d’adultes.

b) Viennent ensuite les consultations de nourrissons, dont le premier exemple a été donné, en 189?, par Budim.

Ce serait un excellent moyen, s’il était vulgarisé, d’enseigner aux mères les notions qui, appliquées, leur donneraient des enfants sains et vigoureux. Je dirai même que l'enseignement de la puériculture à l'Ecole normale d'insütutrices, devrait être complété par la présentation de nourrissons une ou deux fois par semaine. Les institutrices recevraient là, à côté de notions théoriques, des leçons pratiques qui seraient nettement démonstratives. é

Montrer à ces Jeunes filles un enfant rachitique, difforme, wieillot, et leur dire : « Voilà un état que vous pouvez éviter à cent enfants dans votre existence, si vous ApOrANSEe bien à vos élèves comment on peut éviter celte maladie »; serait l'enseignement le plus convainquant.

Si toutes les mères consciencieuses avaient vu un à enfant mal constitué et chétif, et si on leur avait dit : « Cette affection est la conséquence fatale d’un régime mal conduit, vous

pouvez, avec de l'attention et un savoir restreint, éviter à vos

propres petits les ennuis pénibles de ces infirmités», il n'y aurait aucune mère qui ne ferait l'impossible pour sauver ses petits enfants. cure

. Un autre bon effet des consultations de nourrissons, c’est de créer entre les mères qui fréquentent ces établissements, une sorte d’émulation, combien légitime, qui a de bons effet. Mettre à pfofit ce trésor qu’est l'amour maternel est un moyen. dont nous devons continuellement nous -servir pour enrayer Jes progrès du rachitisme. |

Les consultations de nourrissons suppléent en quelque sorte au savoir dificient des mères douées de bonne volonté. Les médecins aiguillent leürs bonnes intentions et les résultats obtenus sont réels.

Les consultations, dit Budin, sont un excellent moyen de lutter contre la mortalité infantile et, par conséquent, contre la morbidité. Elles suppriment des morts évitables (66 0/0) (1).

C'est le meilleur éloge qu'on puisse en faire ef je citérai l’opinion de Devraigne à ce sujet.

«Les consultations de nourrissons rendent done de très grands services. Elles permettent au médecin de voir un grand nombre d'enfants qui leur serviront à faire des observations scientifiques. Elles leur permettent d'apprendre aux mères les règles élémentaires de la puériculture, quirendront . moins dangereux le biberon quand celui-ci sera inévitable. Avant tout, les consultations de nourrissons sont un champ merveilleux pourfaire une propagande acharnée en faveur

de lallaitemeut maternel. Partout où elles surgissent le bibe-

(1) D’après Bupin.

EN ie

ron cède le pas au seinet partout ‘a courbe de mortalité infantile baisse immédiatement (1). ur

« Ces consultations de nourrissons sont encore un bon centre d'enseignement pour les étudiants en médecine, pour les sage-femmes, pour les jeunes filles, les instiluteurs etinstitutrices qui peuvent y prendre d'excellentes leçons de choses qu'ils inculqueront ensuite à leurs élèves ». -

A Lyon, il y avaitmême, dans les consultations de M. Fabre, des fiches pour chaque nourrisson, et les mamans pouvaient prendre quelques notions en lisant les conseils y adjoints.

Nous donnons dans notre thèse un modèle de ces fiches.

Il serait à souhaiter que celte bonne idée sé réalisat partout.

ZE (1) DEVRAIGNE. — Presse Médicale, 21 octobre 1905.

ho

Soins à donner à l'enfant

1° Rien ne vaut l’allaitement au sein par la mère.

2° Il faut régler les’ repas de l’enfant. Le meilleur est de . faire téter toutes les 3 heures pendant dix minutes.

Les heures les plus convenables sont le jour: 7h. du matin, 19h°1h.-4h;,7b., 10 h. du soir. La nuit, si l’enfant se réveille, le faire téter 1 fois.

3 Ne pas tenir l'enfant |

constamment sur les bras. Le coucher immédiatement après la tétée, le lever une demiheure avant le moment de la tétée.

4 L'enfant ne doit faire que dormir et têter.

5° Purger souvent l'enfant.

6° Pendant les 9 premiers

mois ne donner que du lait.

Laver l'enfant à l’eau et au savon blanc. Eviter la vaseline.

Peser l'enfant tous les 8 Jours.

Consultations des nourrissons

Nom

Adresse

Naissance

Poids

Sexe

Alimentation

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