OBSERVATIONS
Les enfants doivent être amenés chaque semaine à la consultation.
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e Une institution qui a rendu d'immenses services à notre pays est l'institution des crèches. Le procès de ces dernières n’est plus à faire. Partout où on a fondé ces nourriceries, partout la mortalité infantile a baissé, partout le nombre des gastro-entérites et du rachitisme a diminué. |
Deswarte René, en 1906, dans sa thèse de Paris, a bien montré de quel besoin sont nées les crèches. La mère quitravaillait, avant cette institution, devait laisser son enfant à des gardiennes plus ou,;moins consciencieuses et souvent même devait renoncer à l’allaiter et le nourrissait au biberon. Or, dans cette thèse, d'après les slatistiques dues à Dluski et à Petit, il ressort, d'une façon nette, que la mortalité infantile, et à plus forte raison les maladies de l'enfance, sont d'autant plus fréquentes que la mère est plus éloignée de son enfant.
La proportion des décès chez les enfanls nourris au biberon par leur mère est de 32 0/0. Lorsque le biberon est donné par une nourrice, la proportion des décès est de 63 0/0.
En plus des résultats immédiats et objectifs qu'obtiennent ces crèches, les dames qui s'occupent de ces petits s’efforcent de donner à leurs mères les meilleurs conseils. Car, en plus des services administratifs municipaux où autres, les crèches ont hérité du dévouement de femmes de cœur: |
Jadis même, Napoléon 111 en son décret impérial de Juin 1862, plaça toutes les crèches sous le haut patronage de l’Impératrice, et nulle crèche n'avait de subsides de l'État, si elle n'avait pas été reconnue par l’Impératrice.
La création de la première crèche remonte en 1841. C'est Marbeau qui en fit la demande aux pouvoirs publics en 1841. Ce fut là une pensée heureuse. Les résultats dans les villes industrielles ont été nettement concluants.
d) A côté de ces crèches se sont développées des poupon: nières qui ne font pas double emploi avec les crèches. Les crèches sont en quelques sortes des externats, les pouponnières sont des internats.
“La première pPouponnière à été fondée à Porchefontaine, en 1891, grâce à l’activité et à l’initiative de Me G. Charpentier et M"° Eug. Manuel. |
Depuis, les pouponnières se sont répandues un peu partout, mais, néanmoins, leur nombre est restreint.
Pour prendre un exemple près de nous, citons celle qui se fonde, rue Chaptal, sous impulsion de M. Leenhardt, agrégé de médecine à la Faculté de Montpellier et M" Castelnau.
Un y admettra les enfants nourris au sein et au biberon. La condition essentiellè d'admission Sera que la mère travalle. Le prix de la journée pour l'enfant sera de O fr. 60 par jour.
Il y aura un exiernat. Les enfants seront reçus à 8 heures du matin et gardés jusqu'à 6 h. 1/4 du soir. Les mères qui -nourriront leurs enfants au sein viendront, à heure fixe, donner la nourriture à leur pelit, dans une salle spécialement aménagée.
1! y aura un internat pour les enfants qui n'auront pas de mére ou pour ceux dont les parents seront trop pris par leur ‘travail. Le prix de l’internal sera de 4 francs par Jour. Les parents pourront voir leur pelit enfant tous les Jours de { h. à 2h. et le dimanche, de 1 h. à 4 h. L'enfant ne pourra sortir que d’après les ordres du Docteur.
Une goutte de lait sera adjointe à l'œuvre ainsi qu'une consultation de nourrissons.