‹ Prophylaxie et Traitement de l'Hérédo-SyphilisChapitre 23 sur 27 · HAE · texte numérisé non relu

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10 avril 1923. — Depuis mars 4922, l'enfant a reçu alternativement quinze frictions un mois, et quinze jours de traitement par la liqueur de Van Swieten l’autre mois. C’est une enfant chez laquelle on chercherche vainement un stigmate d’hérédo-syphilis. Hecht négatif.

6 juin 1923. — Agée de 20 mois, elle pèse 41 k. Son état général est parfait.

OnsERvATION XLV (résumée)

(Due à Fobligeance de M. le Professeur Petges) Consulation de dermatologie de l’hôpital des enfants.

Hérédo-syphilis, athrepsie. Traitement par le sulfarsénol et le mercure. Croissance normale.

3. M., 2 mois. s Enfant né à terme d’une mère syphilitique traitée pendant la grossesse. Nourri au sein, il n’a pas profité depuis sa naissance. - 20 novembre 1922. — Enfant maigre au facies athrepsique. Conjonctives très bleues.

Traitement par le sulfarsénol sous-cutané 0 gr. 04. 23 novembre 1922 sulfarsénol Og. 015

26 » 0,015 Poids 3 k. 400 4 décembre 0,045 l 7 » 0,045 Poids 3 k. 580

47 » | 0,02 Poids 3 k. 800

28 » 0,04 Poids 4 k. 330 & janvier 4993 0,045

Al » 0,045 Poids 4 k. 650

22 9 : 0,045 Poids 4 k. 750

er février 0,045

42 » 0,05 Poids 5 k. 225 19 ». 0,08

kr mars 0,05

En:cours de série l'enfant s’est transformée, les signes d’athrepsie ont disparu. La courbe des poids est redevenue normale. Repos 15 jours, puis liqueur de de Van Swieten.

ne

Analyse des résultats

Douze nourrissons, issus de mères syphilitiques ont donc été traités par les arsénobenzènes. Le mercure leur a été administré comme médication d'entretien et de soutien. Chez deux de ces enfants (obs. 41 et 42), le (traitement à été institué par prudence. On ne trouvait chez eux aucun signe précoce de syphilis congénitale ; les mères avaient été soumises à un traitement arsenical pendant leur grossesse. |

Les dix autres avaient présenté des accidents évolutifs précoces, syphilides, coryza chronique (obs. 36 et 38), hépatosplénomégalie (obs. 37), maladie de Parrot (obs. 43), athrepsie (obs. 44 et 45).

Un seul très gravement atteint, qui présentait du pemphigus, est mort avant que l’on puisse le traiter efficacement (obs. 39).

Chez les autres, les accidents cutanéo-muqueux ont cédé rapidement au traitement arsénobenzolé ; le coryza a résisté plus longtemps mais a bien guéri (obs. 36 et 38); les troubles fonctionnels de la maladie de Parrot (obs. 43), ont disparu sous l'influence de 0 gr. 23 de sulfarsénol associé au mercure; les lésions viscérales, hépato-splénomagalie, ont été heureusement influencées par une cure arsenicale (obs. 37); l'effet eutrophique de l’arsénobenzol s’est nettement affirmé dans les cas d'athrepsie (ob. 44 et 45). :

Malgré le traitement, nous notons des retards dans la dentilion chez deux petits malades (obs. 34 et 36), profondément touchés, qui ne se développent d'ailleurs que très lentement, de même quun troisième pourtant sans lésions spécifiques (obs. 42). Pour les autres, la croissance a été normale et même supérieure à la moyenne (obs. 41 et 43).

Le traitement est resté comme on pouvait le penser, sans effet sur certains sligmates, nez en selle (obs. 38) et front clympien (obs. 36).

Ges enfants sont-ils guéris? nous n'osons l’espérer malgré la disparition des accidents et le développement normal de la plupart. Deux exemples fâcheux nous ont impressionné chez ceux

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