‹ Prophylaxie et Traitement de l'Hérédo-SyphilisChapitre 24 sur 27 · DU RE · texte numérisé non relu

DU RE

que nous avons pu suivre le plus longtemps : A: Madeleine (obs. 34), après vingt-deux injections, soit 1 gr. 33 de métharsénobenzol, présente à nouveau une plaque muqueuse vulvaire et sa réaction Hecht est positive +4++ en cours d’une nouvelle série; D. Maurice (obs. #1), enfant superbe, traité par prudence a lui aussi, à 14 mois, présenté une plaque muqueuse de la lèvre et son Hecht est positif ++++. :

Nous devons cependant signaler que quatre enfants (obs. 35, 37, 42 et 44) ont, après traitement, une réaction humorale négative. Les autres n’ont pu être soumis au contrôle sérologique. Les séries de quinze à vingt injections sous-cutanées, à raison de 0 gr. O1 par semaine et par kilogramme de poids corporel, sont parfaitement tolérées. Nous n'avons noté qu’un peu de diarrhée vers la fin de la série en deux cas (obs. 37 et 42), et une crise de vomissements après 0 gr. 02 de métharsénobenzol, fait unique au cours d’environ trois cents injections.

La liqueur de Van Swieten a provoqué parfois des troubles digestifs passagers (obs. 43, 44). Les frictions mercurielles ont donné satisfaction toutes les fois qu'elles ont été ordonnées.

Le traitement mixte, mereure-arsenic simultanés, pratiqué dans un cas a donné un beau résultat (obs. 43). Cependant la question de savoir s’il est opportun de pratiquer en même temps le traitement mercuriel et le traitement novarsénobenzolé n’est pas encore résolue. Utile pour les uns, nuisible pour les autres, nous pensons avec M. Petges, que mieux vaut ne pas pratiquer ces deux modes de traitement parallèlement, mais de préférence les alterner, de manière à respecter toujours un des émonctoires, les arsenicaux touchant surtout le foie et le mercure les reins. M. Petges pratiquait les traitements concomitants jusqu'en 1918, mais depuis il s’est rallié à l'opinion de MM. Leredde et Milian et croit prudent de ne plus agir ainsi.

NAS, TEE

Traitement de l’hérédo-syphilis tardive

Le long laps de temps sur lequel peut s’échelonner l’apparition des manifestations de l'infection héréditaire fait que le malade sera tantôt un tout jeune enfant et parfois un adulte. De cette notion d'âge découlent des indications diverses. La nature du traitement tiendra aussi de la forme et de la localisation des lésions. Les syphilis héréditaires qui évoluent dans l'enfance, sont tributaires de l'arsenic tout comme l'infection du nourrisson. Au pouvoir spirilicide de ce médicament vient s'ajouter son action eutrophique. propre à influencer d’une manière heureuse un organisme en voie de développement. Plus tard, comme dans les syphilis acquises de l’adulte, toutes les médications trouveront leur indication : aucune, croyons-nous, n'est négligeable, mais le bismuth, actif sur l'infection ancienne, sera particulièrement utile pour poursuivre le traitement après une cure d'attaque arsénobenzolée. Cependantil se présente des cas assez divers pour épuiser les ressources de la thérapeutique spécifique.

OBSERVATION XLVI (résumée) (due à l’obligeance de'‘M,; le Professeur Petges

Hérédo-syphilis tardive, Kéralile interslitielle ef labyrinthite, traitée par l'arsénobenzol associé au mercure.

X. 13 ans.

7 novembre 1921. — Père âgé de53 ans, hypertendu artérioscléreux, ayant contracté la syphilis à l’âge de 20 ans, traité pendant quelques années, dit-il, par des pilules. |

La mère âgée de 47 ans, a avorté trois fois et a perdu deux enfants peu après leur naissance de maladies vagues. Elle présente depuis que ces examens ont été faits des réactions de B. W. positives dont la première remonte à 1918.

Le malade est un jeune homme vigoureux, ayant eu une enfance facile, sans maladies sérieuses. Présente des malformations dentaires des incisives rappelant le type Hutchinson-Fournier et un tubéreule

de Garabelli très net. Il m'est conduit par son père, préoccupé des

Re, Era

manifestations de syphilis héréditaire présentées par cet enfant, traité par des injections mercurielles, un sirop mixte et un séjour à Luchon, parcequ'il est atteint de surdité presque complète à gauche, légère à droite, remontant à deux ans environ, époque à laquelle il a également commencé une kératite interstitielle, qui loin de céder au traitement, s'accuse de plus en plus.

Actuellement la cornée est blanche, infiltrée, opaque, abolissant presque complètement la vision précise et ne laissant persister que des impressions vagues de lumière. Les oreilles ont été examinées par le Docteur Philip qui à fait le diagnostic de labyrinthite.

B. W. = positif +++.

Je prescris de faire pratiquer par le médecin de la famille des séries de novarsénobenzol, alternées avec des injections mercurielles.

5 août 1922. — Tandis que tous les traitements mercuriels sont restés inefficaces, les arsenicaux organiques ont donné un excellent résultat. Guérion presque complète de la kératite interstitielle dont il ne persiste que des leucomes discrets, qui n’empêchent pas la lecture. Le jeune malade remarquablement intelligent travaille très bien. Les oreilles sont améliorées, mais l’audition reste fortement diminuée. à gauche, elle paraît presque normale à droite. Le traitement est continué méthodiquement : métharsénobenzol 2 gr. par trimestre, Elixir

Deret dans l'intervalle.

OBSERYATION XLVII (résumée) (due à l’obligeance de M, le Professeur Petges)

Hérédo-syphilis tardive traitée par l'arsénobenzol et Le mercure associés.

Mi: X., 14 ans 1/2.

7 novembre 1921. — Sœur du précédent. Vient avec son frère dont l'histoire est relatée plus haut. Comme lui elle a été facile à élever, n’a jamais eu de grosses maladies, mais présente des stigmates d’hérédo-syphilis : front olympien, dents irrégulières, tubereule de Carabelli, leucomes des deux cornées, suite de kératite interstitielle, avec astigmatisme consécutif et strabisme léger; fatigue générale, cépha-

lée fréquente.

Reçoit le même traitement que son frère.

rate

5 août 1922. —— Très améliorée, a engraissé: ne se sent plus fatiguée. Les cicatrices cornéennes persistent.

OBseRvATION XLVIIT (résumée)

(due à l’obligeance de M. le Professeur Petges)

Hérédo-syphilis, kératite interstitielle grave trailée par l'arsénobenzol.

Mie X S., ll ans.

13 janvier 1922. — M'est adressée par le Docteur Cléjat et M. le Professeur agrégé Teulières pour traitement d’une kératite interstitielle grave de l'œil gauche, datant de près de un an; l'œil droit est lui aussi atteint mais moins sévèrement. Ces lésions des yeux ont résisté au traitement mereuriel et ioduré fait depuis près de un an.

Jeune fille vigoureuse, bien conformée, jolie. Les incisives supérieures et inférieures sont irrégulièrement implantées, crénelées. espacées, et plus petites que normalement. Tubercule de Carabelli. Les lésions de l'œil gauche sont complètes : infiltration, épaississement de la cornée qui est grisâtre, opaque sur presque toute sa surface, avec cependant une zone transparente suffisante pour voir l'iris terne etle trou pupillaire déformé par deux gommes iriennes. La conjonctive est très vascularisée au voisinage du cercle cornéen. Douleur péri-orbitaire, photophobie. L’œil droit présente une infiltration de la cornée sans grande réaction irienne.

Syphilis remontant à vingt ans chez la mère.

Le père ne semble pas en être atteint.

La réaction de B. W. de la mère et de la fille est fortement positive.

En outre du traitement mercuriel prolongé, inefficace — sirop type.

Gibert, injections mercurielles intrafessières, — elle a reçu en octobre et novembre dernier une série de glyco-914 sous-cutané, aux doses de 0 gr. 10, 0 gr. 15, Ogr. 20,0 gr. 25, 0 gr. 30, qui est restée sans effet.

Sur mon conseil de faire un traitement novarsénobenzolé plus intensif par voie intraveineuse ou à défaut sous-cutanée, M. le Docteur

Clejat pratique deux injections sous-cutanées par semaine, de méthar-

sénobenzol.

Fr

re 0 en

24 janvier 1923. — 1° semaine Og.18 et0g.15 Poids 34 k. 800 De » 0,20 2,25

Le » 0,30

De » 0,40

Soit au total... ‘3,15

Dès la sixième piqûre l'amélioration paraît nette et s'affirme dès que l’on arrive aux doses de 0 gr. 40. L'iritis est guérie à la fin de la série, les gommes ont disparu, la conjonctive estredevenue normale, l’infiltration interstitielle et l’opacité cornéenne ont rétrocédé au point de permettre la lecture.

45 Mars 1922. — Un traitement mercuriel est commencé à doses soutenues soit une cuillerée à soupe d’élixir Deret à chaque repas, une friction mercurielle a 2 gr. d’onguent napolitain et un suppositoire quotidien avec le même médicament à la dose de 0 gr. 05; tout ceci pendant quinze jours.

30 mars 1922. — Ce traitement mereuriel intensif a été supporté. L'amélioration paraît s’accentuer. Prescription : continuer à prendre l’élixir Deret à la même dose pendant quinze jours puis faire une cure de sirop iodotanique pendant un mois.

Juillet 1922. Un nouveau traitement analogue au précédent, cure d’arsénobenzol et de mercure intensif, a été refait. La réaction de B. W. reste cependant fortement positive ++++.

Les lésions oculaires sont guéries, avec comme reliquat une simple opacité cornéenne, type néphélion, ne gênant pas pour la lecture.

1: février 1923. — Une nouvelle cure, analogue aux précédentes a été faite en novembre et décembre 1922. L'enfant est guérie de ses lésions, mais son B. W. est encore positif +++, moins fortement cependant qu'au mois de juillet.

OsBERVATION XLIX

(due à l’obligeance de MM. le Professeur agrégé Cabannes et le Professeur Petges) Communication à la Soc. Méd. et Chir. de Bordeaux, 2 Juillet 1920

Hybride rebelle de syphilis héréditaire et de tuberculose. Guérison par le novarsénobenzol.

Renée B., 10 ans.

Entre le 20 mai 1919 à 1 ‘hôpital des enfants, service de M. Cabannes. Grande pour son âge, elle présente un facies bouffi, avec des tissus mous. Les dents sont mal implantées, mais n’ont pas les caractères ‘décrits par Hutchinson. Il n’a pas été possible d’avoir de renseignements sur ses antécédents héréditaires, collatéraux ou personnels.

Le début apparent des lésions ulcéreuses actuelles remonte à la fin 1918; mais il existait du larmoiement de l'œil droit avant l’apparition, vers février-mars 1919, d’une tuméfaction au niveau du sac lacrymal correspondant. Cette tuméfaction indolore a igrossi lentement, puis C'est ulcérée progressivement,

Au moment de l'entrée à l'hôpital il existe une vaste ulcération qui occupe la partie interne de la paupière, la racine du nez, la paupière inférieure, la région sous-jacente de la joue jusqu'au nez en dedans, jusqu'à la région malaire en dehors, et jusqu'au niveau de la ligne de l’aile du nez, du côté droit. Les bords de cette ulcération dérivent du cercle et sont vaguement festonnés, surélevés, éversés, décollés ; le fond anfractueux parait formé par la réunion de plusieurs ulcérations primitives rondes ; purulent, parsemé de débris tissulaires nécrosés et de bourgeons charnus fongueux et livides, il saigne facilement quand on enlève les croùtes épaisses, jaune brunâtre, qui les recouvrent. La consistance de l’ensemble est molle quand les croûtes sont enlevées.

Les deux cornées présentent des taies diffuses, vestiges de poussées de Kératites survenues quelques années avant.

Le sac lacrymal droit bombe sous l’ulcération et la pression fait soudre par un pertuis fistuleux du pus épais, jaune, d’odeur fétide. Il existe également une dacryocystite purulent à gauche.

Le nez et la gorge sont le siège de lésions importantes. La cloison des deux côtés, le cornet inférieur gauche présentent des ulcérations

ie

bourgeonnantes, d'aspect fongueux, de consistance molle, qui obstruent les fosses nasales. Sur la luette et Le voile du palais existent des ulcérations serpigineuses.

M. le Docteur Brindel appelé à examiner la petite malade porte le diagnostic d’hybride de syphilis et de tubereulose et conseille un traitement mixte mercuriel-ioduré. La réaction de B. W., est positive.

Traitement (juin 1919). Injection quotidienne intra-musculaire de 0 gr. 01 de benzoate de Hg. et sirop à l’iodure de potassium 1 à 2 gr. par jour. Amélioration dès la quatrième piqûre. La guérison de l’ulcération périorbitaire s'annonce facile et est en partie obtenue après la douzième injection; la cicatrisation continue dans la période de repos consécutive. Malgré tout et en dépit d’un nouveau traitement mixte la guérison n’est pas complète : la partie interne né se cicatrise pas et la dacryocystite double continue à suppurer.

5 juillet 1919. — Extirpation des sacs lacrymaux. Cicatrisation sans complication. Vers la fin juillet 1919 l’ulcération sous-palpébrale récidive dans le cours même du traitement mixte. Les lésions du palais sont cicatrisées.

10 août 1920. — Appariton de douleurs siégeant à l'extrémité inférieure de l’humérus gauche, diurnes et nocturnes : la radioscopie met en évidence un épaississement annulaire et fusiforme, au niveau duquel la palpation très douloureuse révèle une tuméfaction ferme.

Du 24 août au 25 septembre, en présence de l’échec du traitement mercuriel et ioduré, on fait quatre injections intra-veineuses de novarsénobenzol à 0 gr. 035, 0 gr. 07, 0 gr. 12, 0 gr. 17.

D'octobre à mars 1920 le traitement mercuriel est continué par’ périodes de quinze à vingt jours, alternant avec des périodes égales de repos. Il est pratiqué aussi des injections de benzoate de Hg. 0 gr. 01. Ce traitement est impuissant à guérir l’ulcération du visage. B. W. — positif.

Les lésions des cornets cautérisées et curetées plusieurs fois par mois paraissent guéries

5 mars 1920. — L'ulcération du visage avec ses bords atones, décollés, son fond irrégulier paraît d'origine tuberculeuse en dépit de l'état positif de la réaction de B. W. Tout traitement spécifique est alors mis de côté, il est décidé d’agir localement.

Lan ri

45 avril 1920. — Le traitement externe à un résultat déplorable, l'ulcération s'étend et se creuse.

95 avril au 3 mai 1920. — Injections quotidiennes de benzoate de Hg à 0 gr. 05 et 15 gr. de sirop de Gibert par jour. Très légère amélioration, l’ulcération cesse de s'étendre.

Le traitement par le novarsénobenzol en injections intraveineuses est commencé le 3 mai à 0 gr. 05, puis six autres injections hebdomadaires de 94 sont pratiquées à 0 gr. 40, 0 gr. 15, 0 gr. 20, 0 gr. 30, 0 gr. 40, 0 gr. 43. Le traitement mercuriel est cessé pendant cette période.

Dès la troisième injection de 914, l'amélioration s'annonce, la cicatrisation survient progressivement et s'affirme après la cinquième injection, tant sur l’ulcération de la face que sur les lésions de la cloison. La tuméfaction de l’humérus diminue.

Les injections de novarsénobenzol sont très bien supportées.

4e: juillet 1920. — La guérison est complète, avec un ectropion considérable qui sera traité ultérieurement, et une cicatrice irrégulière et adhérente aux plans profonds. L'enfant paraît en meilleur état général ; elle n’a pas le facies pâle et bouffi qu’elle présentait avant le traitement.

Il s’agit bien d’un hybride de syphilis héréditaire et de tuberculose ; la guérison de certaines des lésions intra-nasales par des . curetages et des galvano-cautérisations prolongées attestent qu'il y a eu des lésions tuberculeuses à côté d’un ensemble plus étendu de lésions syphilitiques qui n’ont cédé qu’au novarsénobenzol.

Dâns ces observations nous assistons à l'installation de certains symptômes de la Triade d'Hutchinson et à leur traitement Les lésions oculaires et les troubles auditifs ont guéri avec un minimum de reliquat.

Le traitement arsénobenzolé s’est montré plus actif que la médication mercurielle. Il a fallu cependant le poursuivre d’une manière intensive. Il est resté sans grande action sur la réaction sérologique de la malade de l’obs. 48.

L'hérédo-syphilis tardive est aussi difficile à traiter qu’ une vieille syphilis acquise, fortement installée.

PET tan

La prophylaxie et le seeret professionnel

L'application de toutes les mesures thérapeutiques, propres à enrayer l'infection congénitale, sont subordonnées à des règles de pratique professionnelle. Le problème de la prophylaxie de la syphilis héréditaire soulève la question du secret professionnel.

Les mesures prophylactiques les plus sûres touchent la fem- : me; le point capital est de la traiter pendant la gestation. Le traitement pour être efficace demande de la suite et nécessite l'emploi de médications qui ne sont pas exemptes de danger. Ces faits imposent que la malade connaisse l'infection dont elle est atteinte, sa gravité pour elle et pour sa descendance.

Le plus souvent, croyons-nous, l'infection est introduite dans la famille par l’homme, qui presque toujours, se sait atteint. Ce sera lui qui en informera le médecin au moment de la grossesse, après l'avortement ou la naissance d’un hérédo-floride. ‘Il réclame le secret.

Quelle conduite tenir? Nous rendre à la demande du père est d’une solution d'apparence simple, qui évite tout désordre familial immédiat. Mais c’est se lier les mains au point de vue thérapeutique.

Il n’est pas toujours possible de bien traiter la femme à son insu : le plus souvent la supercherie est éventée. Le médecin encourt les reproches de la malade et perd sa confiance.

Ce manque de franchise, qui enlève à la mère le moyen d’être pleinement soignée, elle et sa progéniture, risque de jeter plus de perturbation dans la famille que l’aveu de la syphilis par le mari. Il est d’ailleurs plus facile de camoufler l’origine de l'infection que le traitement, la syphilis pouvant être rapportée à une cause accidentelle ou lointaine.

Au point de vue moral, ne doit-on pas purement et simplement la vérité à la femme syphilitique, et non faire du mari, qui est un liers, le dépositaire du diagnostic? De quel droit enlève-t-on à la femme la possibilité de connaître la maladie dont elle est atteinte?

LANSTASE

En pratique l'application de ce principe peut revêtir toutes sortes de modalités. La plus avantageuse est d'inciter le mari à l’aveu, tout en l’appuyant de notre autorité pour estomper l’origine vénérienne du mal. Ainsi nous sauvegardons les intérêts de la famille et des deux conjoints, tout en gardant leur estime. |

Mais nous n'avons envisagé qu’une face du problème. L’embarras est grand quand c’est la femme qui a porté le germe de l'infection. Une femme se fait difficilement soigner sans que son mari le sâche. D'autre part, peu de femmes se résoudront à l’aveu d’une syphilis, que la plupart des hommes acceptent mal. Reste parfois la possibilité de faire remonter l’origine du mal aux ancêtres. Mais c’est surtout en ce cas que doivent entrer en jeu toutes les ressources du traitement camouflé.

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