‹ Prophylaxie et Traitement de l'Hérédo-SyphilisChapitre 25 sur 27 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. — La prophylaxie de la syphilis héréditairé doit tendre à empècher que l’homme ne contamine la femme. La guérison est l'idéal, le « blanchiement » suffit au point de vue prophylactique général, car il raréfie les possibilités de contagion de la syphilis acquise, dont la disparition peut d’ores et déjà être entrevue.

2. — La femme atteinte de syphilis, même ancienne, reste dangereuse pour sa descendance. En cas de grossesse, il importe de la soumettre à un traitement actif et soutenu.

3. — Le traitement doit être énergique, commencé tôt et poursuivi jusqu'au terme de la gestation; car la grossesse réactive la syphilis maternelle et le fœtus est très sensible à l'infection syphilitique. Ca

4. — Les arsenicaux organiques administrés par les voies et aux doses convenables, constituent la médication de choix de la syphilis chez la femme enceinte.

5. — L'enfant d’une mère syphilitique, même sain en apparence, doit être traité ; si la mère est présumée guérie, il n’en sera pas moins soumis à une surveillance médicale régulière.

Le nourrisson supporte parfaitement le traitement arsenical, par la voie sous cutanée, alterné, pendant les périodes de repos de 1 à 2 mois, ou associé par une action plus intense à la médication mercurielle par la voie digestive ou par frictions, ce traitement guérit rapidement les lésions et favorise le développement de l’enfant.

Pour mettre l'enfant à l'abri des récidives, le traitement doit durer au moins deux années : la surveillance clinique et sérologique doit s'étendre jusqu’à la puberté.

6. — Les manifestations tardives de l’hérédo-syphilis, osseuses, otitiques, oculaires ou autres, si rebelles aux traitements mercuriels, mêmes intenses et prolongés, fondent rapidement

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