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3 PROPOS D'ART ET DE CUISINE qui, à beaucoup de gens, avait semblé le comble du fantasque.
Je m'étais dit que, lorsqu'on a passé vingt ans de sa vie à épeler l’histoire des peuples, depuis Hérodote jusqu’à Michelet; à étudier les luttes religieuses.
des nations, depuis Pierre de Valdo jusqu'à l'abbé Châtel ; à suivrele remaniement des empires depuis César jusqu’à Napoléon, on pouvait être aussi apte à être représentant du peuple que M. Mallarmé, le cambreur, ou M. Albert, l’ouvrier.
D'ailleurs, j'avais un antécédent : Lamartine, qui avait assez bien tenu sa place dans la dernière révo-
lution.
Je m'étais donc mis sur les rangs.
L'étrange de l’idée était que je me fusse mis sur les rangs dans un département où j'étais complétement étranger. | |
Entendons-nous bien, et ne confondons pas étranger avec inconnu,
J'étais fort connu, au contraire.
Si connu, que, lorsque j'arrivai à Auxerre, je trouvai plus de trois mille personnes m'attendant
dans une espèce de salle de danse, au centre de