‹ Propos de table de Victor Hugo, recueillisChapitre 28 sur 30 · PROPOS 1)1.] TABLE · texte numérisé non relu

PROPOS 1)1.] TABLE

Hui;o })ai' le roi Joseph, pour le compte duquel le vieux soldat avait pris quelques places fortes on Espagne. Mais le général refusa le plus dangereux; le nom de Cucullado sonnait mal. Il s'en excusa auprès du roi Joseph.

— Sire, dit-il, Molière a aboli depuis longtemps les marquis et les marquisats.

Victor Hugo convint ensuite qu'il ne porte pas ses titres, et qu'en fait de rouge sur ses habits on ne peut signaler que les manches de son gilet de flanelle, quelquefois un pou longues...

Une accusation plus grave a été portée. On a prétendu que le Maître était plus galant que Henri IV, et aucune des femmes présentes n'a essayé de le disculper. Le poète, mis au pied du mur par un avocat général improvisé, a répondu, avec un gi*and sang-froid, « que son prochain volume paraîtrait en janvier et que le résultat des dernières élections avait trompé bien des gens. » On jugera si la réponse est suffisante.

Un mot d'ouvrier, entendu hier, et noté en rentrant.

Je venais de rencontrer Victor Hugo sur l'omnibus de la Petite-Villette. Point de chapeau mou,

malgré la légende, mais son chapeau de soie à haute forme avait été remplacé par un panama. Bien que cette coiffure légère et peu solennelle fût suffisamment autorisée par le soleil, j'entrevis de nouveaux dangers. L'inventeur du chapeau mou allait certainement accuser le poète d'avoir mis un borniet phrygien pour révolutionner les populations de BeUeville.

Un ouvrier qui se trouvait près de nous regardait Victor Hugo.

— Je le connais bien, nous dit-il. Il va se promener aux Buttes-Chaumont, sur les tertres. Et quand il est là, voyez-vous, la butte, c'est la mon tagne!...

Victor Hugo avait réuni dans un dîner intime Gustave Flaubert, Arsène Houssaye, Catulle Mondes, Henri Houssaye, Théodore de Banville, M. Floquet, etc. Il venait d'être élu sénateur et avait écrit au maréchal de Alac-Mahon pour lui demander de retarder le départ de Brest d'un navire qui devait transporter à la Nouvelle-Calédonie des condamnés de la Commune.

On était déjà à table lorsqu'une bonne entra, tenant à la main une lettre et un papier. Ce papier

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était un reçu à signer et à remettre au garde de Paris qui apportait la missive.

Victor Hugo décacheté la lettre, la parcourt, et s'adressant à ses amis: «Messieurs, en 1815 je n'étais encore ni pair de France, ni sénateur, ni mémo Victor Hugo; un soir je réveillai le roi Louis-Philippe pour lui demander la grâce de Barbés; à cinq heures du matin j'étais réveillé à mon tour par un exprès; il m'apportait la grâce. En 18G2, exilé à Guernesey, j'écrivis à la reine d'Angleterre pour lui demander la grâce de trois fenians. Trois jours après, je recevais de la reine Victoria une lettre m'annonçant qu'elle accordait la grâce. Dans les mêmes circonstances j'ai souvent écrit au czar, à des rois^ à des présidents de répubhque. Monsieur de Mac-Mahon dont je dirai, si je veux être poli à son égard, qu'il n'est que mon égal, m'envoie le billet suivant ; je vous demande la permission de vous le lire :

a Si M. le sénateur V. Hugo désire obtenir une grâce, ce n'est point au président de la République qu'il doit s'adresser, mais à M. Martel, président de la commission des grâces.

« Pour le Président :

a E. d'Harcourt.»

DK VICTOR HUGO go.^

Puis, Victor Hugo froissa, dccliira cette note et la jeta à terre.

— Décidément, ajouta-t-il, ceci prouve qu'il ne sait ni lire ni écrire.

L'origine de la maladie à la suite de laquelle Victor Hugo dut aller prendre quelques mois de repos à Guernesey, en 1878, n'a jamais été racontée. Il peut y avoir du reste plusieurs versions à ce sujet, mais je crois que la mienne est la bonne.

A sa bienveillance absolue, à sa politesse exquise, Victor Hugo joint une vivacité d'esprit extrême; il est fort despotique — dans la discussion. Il cherche à convaincre, et, s'il n'y parvient pas, s'irrite de la résistance, s'emporte avec des gestes magnifiques et des éclats de voix à faire trembler.

Il y eut un soir une sorte de tournoi oratoire entre le Maître et Louis Blanc; j'en ai gardé un éblouissant souvenir.

Il s'agissait, en ce temps, de réunir dans une même apothéose Voltaire et Rousseau. Victor Hugo ne voulait pas placer ce dernier nom à côté de celui de Voltaire. L'auteur de VA/t d'être grand père ne pouvait pardonner à l'auteur de V Emile

im PROPOS DE TARLR

d'avoir placé les enfants do Thérèse aux Entants Trouvés.

Louis Blanc répondait douceiuont, avec une grâce exquise, de sa petite voix claire. 11 opposait aux coups de boutoir de Hugo un calme parlait et des phrases faciles et colorées. Son habileté oratoire consistait à ne tenir à peu j)rés aucun compte des arguments qu'on lui opposait. Quand il ne pouvait ni les éluder, ni les tourner, il les tenait pour non avenus, revenait à son imperturbable antienne, s'autorisait de la tradition qui fait de Rousseau le pendant de Voltaire sur toutes les cheminées libérales, et gloriliait le Contrat social et l'influence de Rousseau sur les hommes de la Révolution.

Cela était fort bien dit, mais avec une insistance acharnée. Victor Hugo se retira sans céder un pouce de terrain à son adversaire, qu'il aimait si cordialement d'aiheurs ; mais la contrariété éprouvée, jointe à d'autres fatigues, lui causa une irritation nerveuse qui l'obligea à aller respirer l'air des îles de l'Archipel. Après peu de temps, il était parfaitement remis et reprenait sa vie de devoir et de travail.

C'était avant l'amnistie. Victor Hugo disait un jour en parlant de M. de Villemessant :

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— C'est un t'iiiieiiii, soit. Je n'ai pas à le Ju^^ci', je ne le jiii;e pas. Mais je crois que les hommes se divisent en bons et en mauvais, l'^li bien! M. de \'illemessant est nn bon.

Puis, il ajouta :

— Tenez, je ferais volontiers un j)ari. Si, aujourd'hui, — c'est une supposition absurde, mais enfin, faisons-la, — si aujourd'hui j'écrivais sur une feuille de papier : << Bon pour cinquante mille francs, payables par M. de Villemessant, pour être distribués aux i)roscrits de Nouméa. » et si j'envoyais cette feuille de papier à M. de Villemessant, il payerait à vue, sans hésiter.

On parlait à la table de Victor Hugo, (juehiue temps après la défaite de la Comnmne, d'un des chefs du mouvement insurrectionnel, fort connu j)our sa bassesse et sa couardise souvent prouvées, et qui, une fois de plus, avait réussi à se mettre en sûreté, tandis que d'autres se faisaient bravement tuer snr les Ijarricades. On se demandait C(jnmient il avait pu, étant traqué, s'échapper de Paris, disparaître.

— (>et homme-l;i, dit X'icior llngo, a toujonrs

eu des relais dans Ions les égouts.

'M\ l'ItOl'Ob I»K TA13LK

On a parlé des visites charitables laites par le maréchal de Mac-Mahoii aux victimes des dernières inondations, et de l'exclamation bien naturelle : « Que d'eau ! que d'eau! » i)ar laquelle il a résumé ses im})ressions de voyage.

Victor Hugo a rappelé à ce sujet une anecdote amusante du siècle dernier. Le czar Pierre était venu à Paris pour visiter nos ports, nos arsenaux, et respirer l'air de la société française. On avait fait comprendre à cet éminent sauvage la nécessité de montrer quelque urbanité dans ses visites et de paraître prendre intérêt aux choses et aux personnes qu'il allait observer. Le maréchal de Luxembourg, ce spirituel bossu, et quelques courtisans avaient été désignés })our l'accompagner. • Ils lui suggéraient des mots profonds ou gracieux, de façon à ce qu'il n'eût pas la peine de les imaginer; c'est une fatigue qu'il convient d'épargner aux personnes royales.

Donc, le czar Pierre, après avoir vu M'"'' de Maintenon et l'avoir traitée comme une curiosité vieillie, visitait l'Hôtcl-Dieu, au milieu d'un groupe de seigneurs. Il s'était montré bienveillant et plein d'à propos. Il lisait, sur de petits écriteaux

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accrochés aux rideaux dos lits, le nom des maladies qu'on y soiiiiiait, et demandait aux malades avec intérêt : — Comment va votre pleurésie"^ Comment va votre fièvre ?

Puis, tout à coup, se tournant vers le maréchal de Luxembourg :

— Et vous, maréchal, comment va votre bosse?

Victor Hugo parle rarement de M. Thiers, surtout depuis que le petit homme est descendu de la présidence de la République. Il semble qu'il ait de lui l'opinion qu'on peut résumer par deux vers de Corneille^ légèrement modifiés :

Il a fait trop de bien pour en dire du mal ; Il a fait trop de mal pour en dire du bien.

Le Maître a refusé de nous dire l'histoire du a derrière montré », qui valut à M. Thiers le nom de « foutriquet, » imaginé par le maréchal Soult. Cette anecdote a été racontée diversement, dit Victor Hugo, peut-être est-elle controuvée.

Mais il a affirmé que M. Thiers avait dit de lui, dans un groupe intime :

— Victor Hugo ! que voulez-vous f Ce n'est pas un homme comme il faut...

;!i)S l'inM'KS I)K r.\lil,K

Victor ITuiiO nous a dit les nôccssitôs de la j)(>lilir|U(> parlemeiitaii'c ci les ciigagciiiciits de \(){c (|u'il faut subir <|ucl(]uctbis.

— Je uc me })ardoniicrai jamais, dit-il, d'avoir voté pour Dufaure, mais ma. parole clait engagée. Quand je suis rentré chez moi, après la séance, j'avais horreur de moi-même.

Un ami de hi maison, un liomnie d'un grand talent, (pielque usage qu'il en ait fait, un homme enhn (pi'il ne me sied })as de jugei-, parce que cette anecdote le rendra trop facile à reconnaître^ s'éloigna du salon de Hugo pendant un certain temps, pour cause de dissentiments politiques.

Il était devenu le représentant de la politique présidentielle du maréchal de Mac-Mahon , qu'il défendait de tout son cœur et de tout son esprit, avec une entière bonne foi.

Le maréchal était fort embarrassé de ce dévouement et de ces délicatesses qui ne s'accordaient

DE VICTOll IIITGO SOI)

pas avec les tendances et les conseils de ses amis ])articuliers.

On sait qu'il congédia s(^ii premier ministre avec une brusquerie toute soldatesque, [lai- une lettre à ])eu près semblable a celle qu'dii ;i dresse à un employé que l'on l'envoie.

Le ministre ne se départit ]);>s de ses façons exquises d'homme bien élevé, et répondit au maréchal par un long factum dans lequel il donnait sa démission et faisait valoir ses moyens de défense.

— C'est trop long ! s'écria Victor Hugo ; à sa place, voici ce que j'aurais écrit :

« Monsieur le maréchal,

« Je vous })rie d'agréer l'hommage de mon coup de pied au c... »

Ces sorties de Victor Hugo sont peu fréquentes ; il faut qu'il soit emporté par la |)assion on p;ir quelqui» gaieté pour se les i)ermettre.

On ne l'entend jamais jurer, sauf dans de très rares occasions, et encore c'est entre les dents. Il se départ rarement de son aménité; quand il se laisse emporter i)ai- la discussion , son langage devient |)lus élevé, |)lus noble, i)lus i)ittoresque.

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Poiii'tMiit, (|in'I<jUos vieux st)Uvonii's r.-u'rachoiit de temps eu temps nu stylo . . . réservé. Il sait une chanson fort réjouissante que le général Hugo lui a apprise en le faisant sauter sur ses genoux. Je dis faux en disant « apprise » ; il est probable que l'enfant l'avait retenue en l'entendant fredonner par son père. Elle arrive directement des grenadiers de la vieille garde. L'Empereur y reçoit à merci tous les souverains de l'Europe, mais à une singulière condition :

Baise mon c..., la paix est faite, Turlui-ette!...

El la paix fut faite !

Victor Hugo parle toujours avec une extrême politesse de M"*" Eugénie de Montijo, qui eut l'honneur d'être reçue chez lui, alors qu'elle était jeune fille. Son respect pour les femmes est absolu ; il les met en dehors de ses anathèmes. C'est donc à tort que quelqu'un — dont le nom importe peu — l'accusait d'être « mal élevé » quand il écrivit ces vers sur Bonaparte :

Qu'il soit le couronné parce qu'il est le pire, La maître des fronts plats et des cœurs endurcis ; Que son Sénat décerne à sa race TEmpire, S'il trouve une femelle et s'il a îles petits !

DE VK'.Tort iiur.o .Ul

Ces vers fui*eiit écrits en octobre 1852, et à cette époque, l'empereur, ou celui qui allait le devenir, cherchait encore — sans succès — une femme dans les petites cours allemandes. La belle Espagnole ne pouvait donc pas être en cause.

Il est vrai que, quelque temps avant son mariage, elle fit consulter le poète au sujet de ce mariage, peut-être avec l'espoir naïf et bien féminin de le rallier. Victor Hugo lui fit tenir par une main sûre les Châtiments et Napoléon le Petit. Elle les lut peut-être, et passa outre, naturellement. Cela coûta cher au pays.

On raconte du reste que, devant les fureurs vengeresses d'un poète qu'elle ne pouvait s'empêcher d'admirer, cette grande enfant inconsciente et malfaisante demandait, avec la naïveté précitée :

— Enfin, qu'avons-nous fait à M. Victor Hugo, pour qu'il nous traite ainsi ?

— Parbleu î répondit le poète à qui l'on rapportait ce mot, ils m^ont fait le Deux-Décembre.

On a rc[)roché au })ortrait de Victor Hugo, par Boiiuat, d'avoir un aspect sévère, presque farouclit'. On clierche à cxphquer cela, en disant «luc le peintre a voulu représenter l'auteur des Chaii-

:!1^ l' ROI' os 1)1'. lAlîM-.

mcnts. Cela est fort possible, mais il y a une cxpliratioii plus naturelle à doiunM'.

Ronnat a })eint re })oi'ti-ait du Maître au retour du voyage à Guernesey (1878). Victor Hugo était alors préoccupé d'affaires ennuyeuses ; il régiail des intérêts de famille; la maison ([u'il allait occuper avenue d'Eylau n'était pas tout à fait prête, était pleine d'ouvriers. Ce déplacement entraînait un changement de vie et d'habitudes, toutes choses qui l'assombi'issaient un j>eu. Et le peintre a fait Victor Hugo tel qu'il le voyait.

Cosette ne s'est pas tenue tranquille dans les Misérables. Elle n'envoie pas seulement à Victor Hugo de petits bouquets, mais des lettres qui ne sont pas mal tournées. Le poète les lit avec plaisir, quand M""' Drouet ne les met pas dans sa poche. Quel miracle que le génie, et comme il entraîne avec lui le don d'éternelle jeunesse et de séduction éternelle ! Cosette n'est pas la seule du reste dont la correspondance soit proscrite. Victor Hugo, avec son admirable indulgence, sourit et dit à sa compagne :

— Eh ! madame, ce sont des enfants !

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— Monsieur, répond M"'^ Drouet avec une certaine sévérité, il est des enfants de tout âge.

— Je tiens absolument à vou-; avoir demain à dîner, écrivait à Victor Hugo une très jolie femme. Ne m'objectez ni ceci, ni cela, ou je dirai partout que vous êtes un ours !

Le moyen de résister à cette mise en demeure f Victor Hugo répondit sans hésiter :

Je suis rOui's (lu Jnrdin des Plantes.

O vous! femme charmante entre les plus charmantes, Ajoutez un couvert, car Hugo s'est promis De ne jamais dîner sans moi chez ses amis.

Le dernier banquet auquel assista Victor Hugo fut celui qui fut donné à l'Hôtel Continental })ar les éditeurs de l'Édition nationale de ses œuvres. Il était fatigué depuis quelques jours ; sa famille essaya de le retenir. Il répondit : « J'ai promis » — il fallait un cas de force majeure })oiir qu'il ne tint })as ses promesses. C'est la dernière fois (|u'il passa en revue ses amis intimes, mêlés

;îr, PROPOS 1)K TAPLE

du ivstc a beaucoup (rôtraugcrs et d'iiiconnus. On se lovait à peine do table quand Georges vint me dire : « Mon grand père est fatigué, il s'en irait volontiers. »

Je trouvai le Maître ({ul causait avec la reine de la fête, M""' Juliette Adam. Nous partîmes presque aussitôt, lui et moi, seuls, dans une petite voiture. Hugo était sombre; il me dit ces mots qu'il répétait du reste depuis quelques iours :

Triste, suurd, vieux, Silencieux. . .

Les Champs-Elysées se déroulaient devant nous avec un aspect funèbre; une immense voie obscure piquée des lumières des fiacres et des réverbères, un temps froid; le poète ne parlait pas. En rentrant, il me serra la main et me dit :

— Ces fêtes ne sont pas de mon âge.

Victor Hugo aime à nous répéter que la grandeur de la pensée est étroitement liée à la pureté de la forme, et que cette pureté est une garantie de durée pour l'œuvre.

Cette façon do penser Ta rendu un peu froid pour Alfred de Musset, prodigue qui gasi)illait des

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trésors. « Musset a prouve qu'il était assez i>oèto pour donner à sa pensée une forme parfaite. C'est à dessein, un peu pai'})aresse peut-être, qu'il a abusé do la négligence et de la fantaisie. Ses qualités de grâce, d'élégance et de jeunesse percent à travers tout. Mais il est fâcheux que cet aimable poète n'ait pas voulu être plus grand. »

Je rends à peu près la pensée do Hugo, qui met bien au-dessus de l'auteur de Nainouna Théophile Gautier, ce ciseleur, ce lapidaire, ce poète à la ibis sévère et charmant, ce prosateur admirable.

La députation de jeunes gens qui vint soutenir les intérêts de Musset et de son monument auprès du poète, a échoué. Victor Hugo, qui ne dit de mal de personne, ne les a pas troublés dans leurs croyances, mais a évité de prendre aucun engagement.

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