Stuphæ et suffumigationes siccæ
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ii est dit au troisième du Colliget. D’où au troisième des Lieux affligés il est écrit, que comme Apoplexie est mollesse de tout le corps, ainsi Paralysie est mollesse d’une moitié, quelquefois de la dextre, autrefois de la senestre, et quelquefois d’une partie, comme du pied, ou de la main. Et pour ce on peut diviser la Paralysie, ainsi que on fait du spasme, que l’une soit universelle, et l’autre particulière : l’universelle, de tout un côté, particulière, d’un membre.
Les causes de Paralysie, et de telle ablation de mouvement et sentiment sont doubles : savoir extrinsèques, et intrinsèques. Extrinsèques, comme chute, percussion, incision, dilatation, froideur, apostemes, et autres telles choses, qui par dehors séparent et bouchent les passages des esprits *. Les intrinsèques sont humeurs grosses et visqueuses qui oppillent les nerfs au cerveau et en la nuque, qui est dite le lieutenant du cerveau. D’enquérir comment cela se fait, et comment quelquefois le mouvement est perdu, et reste le sentiment, aussi les différences, et toutes les causes exquisément, c’est d’une autre spéculation. Car il suffît au Chirurgien d’en savoir ce qu’a été dit, et de reconnaître la partie de laquelle procède la nuisance : ce qu’il saura par l’Anatomie. Car si la nuisance est universelle, parce que les nerfs qui régissent tout le corps viennent du cerveau, tu sais que la nuisance provient du cerveau. Si elle est particulière et ès membres supérieurs, tu sais qu’elle provient du col : si aux inférieures, des vertèbres inférieures ; si à ceux du milieu, des vertèbres moyennes : comme on lit ces choses au premier et troisième des Lieux affligés. Tu connais l’humeur qui pèche, par les signes des humeurs. Les causes extrinsèques, tu le sauras par le jugement du patient.
On peut aussi juger, que la paralysie, et toutes maladies des nerfs sont difficiles à curer, d’autant qu’ils ont peu de nature chaude, laquelle est ouvrière de la cure. Et pour ce il est dit, que paralysie aux vieillards est difficilement guérie. Davantage on juge, que tremblement et les fièvres signifient bien en la paralysie. Outre ce, paralysie qui est faite de coup qui ne froisse grandement les nerfs, quelquefois est guérie, comme il appert de ce que dit Galien dans celui de Pausanie au troisième livre des Lieux affligés. Mais s’ils sont démesurément froissés, il n’y a point d’espoir de guérison, parce que les plaies des nerfs ne se consolident pas parfaitement, ainsi qu’il a été dit. Et Avenzoar écrit, que si l’offense est aux nerfs de la respiration, le patient mourra en bref, suffoqué. Si le membre n’amoindrit pas, et sa couleur ne change point, il y a quelque espérance de guérison : mais s’il amoindrit, et la couleur change, c’est mauvais signe, comme dit Gordon.
La cure de paralysie faite de causes internes, appartient à messieurs les Physiciens : laquelle Heben Mesué accomplit par double régime, com-