Et nasalia • ; les errhines
Quand la convulsion est humide, il la faut traiter avec fortes évacuations des grosses humeurs, comme par la hiere et les pilules d’agaric. Les clystères piquants (acuta) y sont très bons, comme aussi la phlébotomie quelquefois. Item les gargarismes, et nasals stemutatoires avec choses piquantes, y sont expédients : et les onctions par le col, sous les aisselles, et aux aines, avec huiles chaudes, de lys, du cost, de spic, de laurin, et de pouliot, fortifiées avec castorée, et euphorbe, y sont bonnes : et de mettre par-dessus grande quantité de laine bien molle.
A telle convulsion Roger dicte un tel onguent, et Théodorie l’a accepté ; PR. huile muscellin, une once : petrehuile i, demie once : huile commune et beurre, de chacun quatre once : cire, une once : styrax calamite, et styrax rouge, de chacun deux drachmes et demi : mastic et encens, de chacun demie once : gomme de lierre, trois drachmes et d,emi. Tout ce qui se peut fondre soit mis sur le feu, et le reste pulvérisé soit mêlé : finalement y soit ajouté le styrax, et en soit fait onguent, duquel on oindra le col et devant et derrière (cervix et collum), l’épine, et tout le corps entre deux feux. Théodorie, en un autre lieu, semble ajouter à cet onguent les herbes qui entrent en l’onguent Aragon et Agrippa : et d’huile castorin, et graisse de limaces rouges : et l’appelle Alabastre. Il est fort propre à la contraction des nerfs. S’il y survenait fièvre, pourvu que ne fût que d’un jour, il serait bon.
Les estuves, et parfums secs 2 , et tout ce qui provoque la sueur, sont profitables à cette convulsion. Quand à celle qui est faite par compassion, si elle est de douleur, est curée par médicaments de parties subtiles, et avec autres qui apaisent la douleur : ainsi qu’il sera dit au traité des plaies des nerfs. Et si c’est de piqûre de bête sauvage, soit traitée avec de la thériaque, et ventouses sur le lieu. Et si c’est une mordication d’estomac, soit provoqué le vomissement, et l’estomac soit conforté : Et en tous spasmes, le cerveau soit conforté, et en oignant la tête, le col (collum), le dos, les aisselles, et les aines, avec huile de lys : laquelle est propre médicament au spasme humide, ainsi que dit Avenzoar. Et qu’un bâton soit tenu entre les dents, afin qu’elles ne se ferment totalement. Et si on n’y peut faire autre chose, le nerf qui mande la nuisance soit totalement retranché, comme Razès le conseille : car il vaut mieux perdre l’action d’un membre, que de tout le corps.
De la Paralysie. Paralysie aussi ensuit les plaies, et les contusions, surtout de la tête, et de tout le dos ; ainsi qu’il est déclaré par plusieurs exemples au troisième des Lieux affligés. Mais savoir si elle ensuit les plaies du même côté, ou de l’opposite, il en sera fait mention ci après, ès plaies de la tête. Or Paralysie est ramollissement des nerfs, avec privation du sentiment, et du mouvement, pour la plupart : tout ainsi que spasme était endurcissement, avec mouvement mauvais et changé, comme