‹ Propos scientifiques [microforme]Chapitre 23 sur 24 · PE AR RE N · texte numérisé non relu

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De même, Marey et son aide Demeny, en em-

ployant la méthode chronophotographique, rem-

placèrent les images dessinées à la main par des images photographiques.

En 1895, Edison construisit sous le nom de kinétoscope un appareil qui ne permettait de faire voir les images d'objets en mouvement qu’à un petit nombre de spectateurs.

Mais la solution complète, réaliss ::: la projection des vues animées, appartient aux frères Lumière sous le nom de cinématographe, et au chronophotographe de Demeny.

Nous voudrions faire connaître la vie et les œuvres de cette longue et remarquable série de savants mathématiciens, astronomes, ingénieurs hydrographes, amiraux et navigateurs français. dont la plupart siégèrent à l’Académie des Sciences et qui, avec bien d’autres, en firent la réunion de savants la plus illustre de l’univers. 11 faut nous restreindre à nommer seulement les principaux :

L’amiral Pâris, qui le premier appliqua la vapeur aux navires de guerre rapides ;

35 PROPOS SCIENTIFIQUES er re

Le commandant Guyou, professeur d'architec ture navale et de navigation :

Bouquet de la Grye, ingénieur hydrographe :

Le contre-amiral Fleuriais :

Ossian- Bonnet, Cartographe et géodésien è

Le commandant de Bernardières, astronome ;

L'amiral Mouchez, célèbre par l’entreprise de dresser une carte du ciel où sont localisées cin- ‘{uante millions d'étoiles.

Puis viennent les grands mathématiciens et les grands astronomes, tels que Hermite, Deslandres, T'isserand, Faye, Locroy, d'Abbadie, Picard, Liouville, Bertrand, Darboux, Hatt, Bigourdan, -{ppell, Hamy, Lallemand, Puiseux, Radau, et bien d'autres qui tous mériteraient une notice spéciale.

Malgré ces illustrations de la science française, qu'on ne rencontre en aussi grand nombre dans aucun pays, il semble que la gloire de la France ne serait pas complète, il semble que les lois de l'équilibre ne seraient pas satisfaites si le déclin du siècle ne répondait pas à son aurore, si cette

brillante époque, illustrée par Luplace à ses débuts,

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ne s'était pas terminée par l'apparition d'un astre transcendant qui .brillerait au firmament de la science d'un éclat incomparable.

Cet astre lumineux, le digne pendant de Laplace à l’autre extrémité du siècle, c'est... Henri Poincaré.

Mesdames et Messieurs, Henri Poincaré n'est pas seulement l'égal de Laplace, c'est à Pascal qu'il faut le comparer.

Je n'entreprendrai pas d'analyser ni même d'esquisser sommairement l’œuvre de Poincaré ; elle est tellement prodigieuse, tellement inaccessible, elle plane dans ‘es régions tellement élevées de l'astronomie, de la mécanique céleste et des mathématiques transcendantes que, je puis bien le dire sans faire de peine à personne, je m'y perdrais... et vous aussi !

la série des publications scientifiques de Poinvaré est immense et d’une surprenante profondeur; il les cornmence à 24 ans et il publie des livres adinirables sur la théorie des probabilités, sur l'électricité et l'optique, sur lu thermodynamique, sur la chaleur, sur la capillarité et, eu outre, plus de

quinze cents mémoires. Rien ne lui est étranger :

MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART (ANSI and ISO TEST CHART No. 2)

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