NOVE
lTION
SNE.
NOMBRfi DE COUPS
12ôt
lO
lO
lil 1
C’était le même pointeur qui dirifïcait la bourbe à feu en 1842 et en 18iô, mais les prorédés de poinla"e étaient différents. En 1842, on se servait d’un appareil adapté h l’alfilt,
SYSTÈME DF. POINTAGE
el dont on peut voir la description dans les Annales marilmes de 1845, p. 1026.
Pour mieux apprécier les résultats consignés dans le tableau, il est à propos de tracer deux courbes ayant pour abscisses les distances, et pour ordonnées l’une des déviations de 1842, et 1 autre celles de 184o. C’est ce que l’on a fait dans un dessin placé à la suite de ce rapport (I). Par là, on reconnaît facilement les irrégularités dont chaque série d’expériences est affectée, surtout si l’on observe que la déviation croissant plus rapidement que la distance toute droite qui joint deux points quelconques d’une même courbe, doit toujours passer au-dessous du point de départ. Ainsi, par exemple, dans les expériences de 1845, l’ordonnée à 2266"' se trouve trop petite si on la compare à celle qui correspond à 1 990'" (2).
Il est à remarquer que les déviations observées en 1842 sont toutes supérieures à celle de 1845. Cette circonstance peut être attribuée au mode de pointage moins exact employé en 1842, et aux anomalies inévitables, résultant du petit nombre de coups tirés à chaque distance dans l’une et dans l’autre série d’expériences.
Les déviations déduites des expériences exécutées à Gâvre, antérieurement à 1840, sont précisément intermédiaires, entre celles de 1842 et de 184o; elles sont rapportées dans le tableau suivant.
’V‘ •^produisons pas ce dessin à cause de l’étendue qu il faut lui donner pour (jii’il soit suffisamment clair cliacnn pent aisément le constriiire.
(■2) La dilïéraaee qui existait entre les amplitudes de langage et de roulis ainsi qu’entre les états delà mer aux jours corres|)ondanls .i ces deux tirs suflit pour rendre raison de t fUe HTeffuianlc.
PÜIR LES CANONS-OUtSiEUS.
Déviations moyennes des olnis de 22 C", d’après les expériences de Gdvre.
loisTANCES [mètres}
l'iOO
ni . 1 m .
ni.
ni.
ni.
Chnrgo (le 3 k. 5oo s.
Il ne paraît pas <raillciirs cpic les tables de déviations déduites des expériences de (iâvre présentent des valeurs trop fortes. Pour s’en convaincre, il snllit de les comparer aux résultats obtenus à La Fére, à la lin de 1S2G, dans une suite d’épreuves relatives à l’oljiisier d<* 22" destiné à la défense des cétes. Celte bom lie A l'eu, par son poids et ses dimensions intérieures, se rapproi be beaucoup de l’obusier de 22% n" 2, essayé A GAvre en 1841.
Déviations moyennes des olnis de ‘12
BisTjscE» (inèlrpi ) 000
Oh isicr (1 ■ 22 r. n» 2.
Charge 2 k. 500 g.
Obusier lie 22 c deeiUe ChaiV'* -1 k. 500.
SODllOOO'1200 UOO 1800 1800 2000 2200 22iOO
m. I lit.
[oo 0 20 5'29 5
SYSÏÈMK ItE POINTAGE
Qiifind la distance surpasse 1200'", les déviations de La Fère sont supérieures à celles de Gévrc ; les premières correspondent cependant à une moindre cliar{!;c; il est vrai aussi que le poids des obus employés ù La Fére, n’était guère (jue de 24'*“.
I 13. — Examen des déviations latérales des boulets de 30.
Dans le tableau suivant les déviations sont rapportées h la direction movenne du tir.
AIIPMT
rouli:>.
unii DU langage.
DÜRFE de 20 oscillations.
PORTÉE
DÉVIATION
moyenne.
NOM un B de
coups.
petite.
petite.
L’inspection de la courbe, qui a pour abscisses les distances
POUR lES CANONS-OBUSIERS.
et pour ordonnées les déviations, l'ait voir que les divers résultats obli'ims ne s’acconhuit point entre eux ; la troisiénie et la quatrième déviation sont heaueonp tro|i petites, ou bien la première et la deuxième sont trop l'ortes.
Il est é observer qmî l'état de la mer est beaueoup plus calme dans les deux derniers tirs, mais sans doute les dill'érences observées ne sont pas dues nni(|nemenl é cette seule circonstance; elles dépendent aussi en partie des anomalies du tir, car il n’est pas probable (pie dans une série de vingt coups, les valeurs des forces déviatrices et leurs inclinaisons soient variées de telle sorte, (pi’on obtienne précisément leur eiïet moyen.
Si l’on rejetait cette manière de voir, et si l’on ne voulait attribuer qu’à l’étal de mer les irrégularités que l’on vient de signaler, il conviendrait du moins d’avertir l(‘s praticiens, cpie les déviations trouvées aux deux dernièn's distances ne peuvent être obteniu's que par une belle mer, et à l’aide d’un pointeur exlrénuünenl habile, (à-lle observation serait d’autant plus nécessaire, ipi’en ra|i]iortant les déviations à la ligne moyenne du tir, on a rt!-duit la déviation moyen ne à sa moindre valeur (§ 11).
La table d('■duilc des expériences ('xècniées à Gàvre, antérieurement à 1810, donne une courbe (pii, passant à peu |ir(*s par le |»remier des quatre jioinis détermin(''s par le tableau précèdent, laisse an-d(>ssus d’(‘l le le second, ri dans le reste de sa course se trouve au-dessus du troisième (i( du quatrième. Voici en ellel celle table.
SYSilCAIi; DE l’OINTAGi;
Déviations moyennes des houlels massifs de 30.
DisTAHcE» (mÈlrcs.)
laoo
isoojoooo
Canon de 30« Chorge de 5 k.
ni.
ni. m.
§14.— Conclusions relatives aux déviations. Il
Il rèsnlle des faits qui précèdent que , djins le tir de la ! mer, les déviations moyennes ne surpassent pas en général celles qui sont données par les tables déduites des expériences de Gévre, du moins lorsque le pointeur est un homme exercé. ■
Si l’on admet l’égalité des déviations latérales et verticales, la valeur de la déviation moyenne représentera la quantité moyenne dont les projectiles s'écarteront du point visé , à droite ou ii gauche, au-d(Kssus ou au-rlessous. La justesse moyenne du tir sera en raison inverse de la déviation moyenne. |
Les résultats des expériences jmrtent é penser qu’il sera (pielquefois utile de porter le tir au-delà des limites assez n*sserrées (pi’inqiose la disposition actuelle du curseur '
du fronteau. On y parviendrait, en plaçant dans la boite '
POIK I.KS rWOXS-OBlSIEHS.
im curseur d’imc plus "lamlo lou*;ucur, cl l'aisaul passer en môme lcm|is la ligue de mire par iiu guidon placé à la partie supérieure de la volée. Mais alors, il serait convenable de donner à la boite une plus grande solidité, et d'appuyer sa partie inférieure sur l’anneau de braguc. C’est de cette manière qu’étaient disposées li's boites dont on a fait usage dans le cours des expériences {§ 4) ; par IA, le curseur se trouverait un peu reporté en arrière, et il serait nécessaire de modi- Ger la table des hausses. On continuerait A faire usage du fronteau de mire pour les petites distances.
L’anneau de braguc et le bouton de culasse ne permettant pas d’abaisser le curseur au-delA d’une certaine limite, il faudrait trois curseurs dilfércnts si ou voulait étendre le tir jusrju’A la distance de 2000"', ce qui, A la vérité, ne devrait se faire que dans des cas excessivement rares. Sans doute cette multijilicité de curseurs olVrirait des inconvénients dans la pratiipic : pour les apprécier, il serait A propos de faire, sur cot appareil de pointage, des essais A bord de divers bAtiments, et particuliércmeul à bord de la frégate d’instruction la Véuus.
Pour éviter la rupture du guidon de la volée , dans le cas où cette partie de la pièce reucoutrerait le sommier du sabord, ou pourrait le placer dans une entaille d’environ 1 centimètre de profondeur.
Le môme curseur pourrait être employé A toutes les distances si , dans les nouvelles boucbc“s-A-feu , on pratiquait , ainsi que l’a proposé M. de Coruulicr, une ouverture verticale A travers le cul-de-lampe, il ne resterait plus que l’inconvénient de faire passer la ligue de mire tantôt par le guidon du fronteau et tantôt par le guidon de la volée. Toutefois , on pourrait craindre que l’è|)aisseur du métal ne
SYSTÈME DE POINTAGE
fût trop alTaiblie, et dans ce cas on serait conduit à modifier un peu le tracé de la bouche »à-feu (1).
Il a été dit, §8, que le pointeur dirigeait toujours, la ; ligne de mire sur le pavillon du miU de la batterie verte. Dt; la hausse employée dans chaque tir , on peut donc conclure l’angle que l’axe de la pièce faisait avec la ligne qui soignait j le point de départ au centre du pavillon. Mais ce point était élevé d’environ 1 au-dessus du terrain sur lequel tombaient y
les boulets; il faut à l’angle ainsi obtenu joindre un petit .2
angle additionnel pour avoir l’inclinaison de l’axe de la bou- *9 che-à-feu sur la ligne menée du point de départ au point de i
Comme on lirait à mi-jusant, la hauteur du point de dé- ; part variait peu datis le tir dont la durée n’a pas générale- ■
ment excédé une heure. Le mai de la batterie verte ôtait à i
2100"' de la première station du ponton et à 2600"' de la seconde. j
Par suite du peu d’élévation du terrain au-dessus du ni- . veau de la mer , ou ne commettra (|u’une bien légère erreur en considérant la ligue menée du point de départ au point de chute comme sensiblement horizontale. Dès lors l’angle
fl) Ces deux objections ont été discutées dans la demande des expériences qui lait l'objet do ce rapport, voir ci-dessus.
§ 15. — Parlées,
chute
POUR DES CAXONS-OBÜSIERS.
additionnel sera de 23’ pour la première station du ponton et de 18’ pour la seconde.
§ 16. — Portées du canon de 30 lon^.
Inclinaison de l’axe de la pièce sur la ligue menée du point de départ au point de chute.