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§ 10. — Jtiflne we du vent sur la direction des projectiles.
L’écarl de la direction moyenne a généralement ou lieu du roté vers loijnel le vent souillait. On i>eut s’en convaincre en jetant les yeuv sur le dessin placé à la suite de ce rapport (1). Le tir du 15 juin fait seul exception à cet égard, et ce jour-là la brise était modérée.
De ces faits, il est naturel de conclure que le vent îxerce une influence sensible sur la direction des projectiles, jfoutefüis, le tir du 15 juin montre que l’écart de la direction moyenne ne représente pas exacleraent l’action du vent ; il se peut faire, en elfel, qu’une autre cause tende à faire dévier les boulets dans un sens constant, et d’ailleurs, lors même que de pareilles causes n’existent pas, la direction moyenne de vingt coups ne coïncide pas nécessairement avec la ligne de tir.
(1) I,’iiis|i.'clioii (tu tableau pn'cédeiit suffit pour manifester ce réswllat en so rappelant (jue le tir était dirigé de l'ouest à
l’est.
roi K i.i:s (;AM)Ns-onLii!i;iis.
§ 11, — Comklf'riiliom rjàicrales sur Ux àh'ialions.
Lors((ii’oii rapporte les déviations latérales à la direction moyenne du lir, on se propose surtout de se débarrasser des causes (jiii tendent <i porter les boulets toujours dans le même sens : alors, la valeur que l’on trouve pour la déviation moyenne est la plus petite possible d’après les données de l’observation.
Si, pour cbaque projectile en particulier, le sens de la déviation était le même que celui de l’écart initial, la déviation moveune serait |iroportionnclle h la distance, mais on sait rpi’elle croit jilus rapidement.
Si, au contraire, le sens de cbaque déviation était toujours déterminé par la force déviât rice, la déviation moyenne supjKisée déduite d’uu très-grand nombre de coups, serait indépendante des diverses valeurs de l’écart initial. Slais une pareille bv pollièse lie se réalisera jamais complètemenl.
Lors donc ipie l’on considère les déviations moyennes données par l’exjiérience comme le résultat de la seule action des forces déviatrices, on doit nécessairement trouver pour ces forces des valeurs un jieu au-dessus de la réalité, mais par la même l’erreur de l’hypothèse admise se trouve corrigée.
SYSTÈME DE POINTAOB
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Autrement, les tables de déviations se rapporteraient à un état de choses tout-à-fait idéal, et pourraient même induire en erreur dans les applications qu’on voudrait en faire à la pratique.
Les forces déviatrices varient entre des limites qui dépendent de l’état des projectiles ; elles peuvent prendre d’ailleurs toutes les inclinaisons possibles. 11 résulte évidemment de là que les valeurs des déviations moyennes ne peuvent être obtenues qu’à l’aide d’un nombre de coups extrêmement considérable. ' ‘
poril 1.ES CANO>S-OBrSlERS
§1iJ. — Examendes déviations latérales moyennes des obus de 22 cent.
Dans le tableau suivant, on a n'mni les r^'siillats obtenus en 1812 et ISiô. Les dévialioiis sont rapportées é la direction moyenne.
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