‹ Propriétés magnétiques des corps à diverses températuresChapitre 12 sur 37 · NN EE · texte numérisé non relu

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le four électrique. La pointe effilée est ouverte. Pour remplir et fermer l’ampoule sous pression, on la place dans un tube plus large à paroïs très épaisses T'TTT, on comprime l'oxygène dans ce tube (après y avoir fait le vide pour chasser l'air); l’ampoule se remplit de gaz, on

ferme la pointe effilée o en faisant rougir le fil de platine f à l’aide d’un courant électrique (‘). On sort du tube l'ampoule fermée et sous pression.

Pour entrer et sortir l’ampoule du tube TT, on retire le tube bouché fttt qui est mastiqué dans l’intérieur du premier. Le tube bouché est traversé par deux gros fils de platine FF, F'F qui amènent le courant au fil de platine plus fin f légèrement tendu et qui seul doit rougir. Au moment où l’on mastique le tube ££ après avoir introduit l’ampoule, on s'arrange pour que la partie effilée de l’ampoule vienne toucher et même appuyer légèrement sur le fil f. Il est nécessaire qu’il y ait contact entre

fil et le verre (2). Le gaz est introduit par le tube c mastiqué à l’autre extrémité du tube TT.

On fait les mesures magnétiques comme d'ordinaire avec une ampoule remplie d'oxygène; mais au lieu de retirer ensuite l’ampoule de l’appareil pour la vider, on chauffe sur place l'extrémité de la pointe effilée avec une flamme minuscule. La pointe s'ouvre, la plus grande partie du gaz s'échappe, la pression de l’intérieur se met en équilibre avec celle de l’atmosphère et l’on referme la pointe avec la petite flamme. Le poids du gaz qui s’est échappé est trop faible pour que l'équipage de la balance de torsion soit deséquilibré. On peut alors procéder aux expériences avec l’ampoule et le gaz restant, sans qu'il soit nécessaire de régler l’ampoule à nouveau; c'est un grand avantage au point de vue de la précision des résultats.

On évalue, par différence, l'effet produit par le gaz qui s’est échappé; on évalue, par différence également, en pesant l’ampoule avant et après l'opération, la masse de gaz qui s’est échappée.

La masse du gaz a varié de of",0f0 à of",og0o dans ces expé-

e . gr 1 Q Q Q riences; on apprécie le .L de milligramme, ce qui donne une

exactitude suffisante.

(*) M. Perrot a déjà employé un artifice semblable pour fermer dans lPintérieur d’une marmite un ballon rempli de vapeur (Journal de Physique, t. VII, p. 132).

(*) On peut fermer sous la pression atmosphérique la pointe effilée à l’aide d’une petite spirale de platine, chauffée par un courant, et qui entoure la pointe sans la toucher; mais, dans un gaz sous pression, il se produit des remous qui amènent un refroidissement suffisant pour empècher le verre de fondre dans ces conditions.

Enfin, dans les deux séries, l’ampoule a subi la même action provenant du magnétisme de l’air extérieur; cette action disparaît dans les différences : il n’y a pas de corrections à faire de ce chef.

On a employé l'oxygène sous pression que l’on trouve dans le commerce, on fait passer le gaz à travers un tampon d’'ouate pour qu'il n’entraîne pas de poussière du réservoir en fer dans lequel il est enfermé.

Le gaz oxygène du commerce contient une assez grande quantité d’azote, 9 pour 100 environ. On recueille une certaine quantité de gaz s’échappant du réservoir (dans les mêmes conditions que pour le remplissage de l’ampoule) et l’on dose volumétriquement, à l’aide de l'acide pyrogallique et de la potasse, la proportion d'oxygène.

L'’azote, d’après Faraday, Becquerel et Quincke, a un coefficient d’aimantation au moins cent fois plus faible en valeur absolue que celui de l’oxygène, il en résulte que l’azote contenu dans l’ampoule ne doit pas intervenir pour —1— dans la valeur de la force exercée sur le gaz. On peut donc ne tenir compte que de l'oxygène. Dans une mesure, par exemple, on a trouvé 0,912 pour la proportion volumétrique de l’oxygène dans le gaz employé. La proportion en poids est 0,921. On admet que 0,921 du poids de gaz est la quantité d'oxygène qui intervient dans l’expérience et l’on néglige l’effet de l’azote.

Nous avons trouvé pour le coefficient d’aimantation spécifique de l’oxygène à la température de 20° :

C'est le résultat de notre mesure la plus soignée, faite avec de l'oxygène sous la pression de 18 atmosphères. Deux autres mesures sous la même pression ont donné 114 et 113,5. Deux mesures, sous une pression de 5 atmosphères, ont donné une valeur plus forte de 5 pour 100; mais elles ont été faites avec une ampoule trop grosse pour notre appareil et les expériences avaient surtout pour but d'étudier l'effet des variations de température. À la précision près de ces dernières mesures, on peut dire que le coefficient d’aimantation spécifique est indépen-

dant de la pression.

ad

La valeur de l’aimantation de l’oxygène à la température de 20°, sous la pression de 1 atmosphère, rapportée à celle de l’eau prise sous le même volume dans le même champ est d'après notre mesure (— 0,193); ce nombre est voisin de ceux trouvés par Becquerel (— 0,182) et par Faraday (— 0,180). |

Les déterminations faites par la méthode de Quincke par divers auteurs ne sont pas concordantes entre elles, Nous avons calculé les valeurs auxquelles elles conduisent pour le coefficient spécifique d'aimantation, en admettant, pour ramener les mesures à la température de 20°, la loi de variation avec la température que nous indiquons plus loin.

D'après Quincke : 10% K:09 — 116.

D'après une mesure de Du Bois (*) (faite à 15°) : 100 K20 — 87.

MN. Tœpher et Heuning (1888) et M. Henning (?) ont déterminé la valeur absolue de la diflérence des coefficients d’aimantation en volume de l’oxygène et de l'air, sous une même pression. Dans le premier travail, les auteurs ont trouvé 0,131 X 107% à la température de 20°. Dans le second, M. Henning a trouvé 0,096 >< 1079 à 25°. Ces deux nombres conduisent respectivement aux valeurs 10° K:20—125 et 105K:0— 94 pour le coefficient d’aimantation spécifique de l'oxygène à 20°.

J'ai fait deux séries de déterminations à diverses températures. La première avec une ampoule en verre ordinaire de 7% de capacité, remplie d'oxygène sous une pression de 5 atmosphères environ, à la température ambiante.

On a (%)(Jig. 7) (points À):

(:) Du Bois, Wiedemann Ann., t. XXXV, p. 137; 1888.

(>) Wiedemann Ann., t. XXXIV, p. 530; 1888, et t. L, p. 485.

(5) La valeur à 25° a été trouvée égale à 119 ; on a ramené arbitrairement à 113 pour faire coïncider le point de départ des deux séries. Les valeurs à 185° et 345° ont été de mème réduites dans le rapport

[2 1otK. Différence.

La deuxième série a été faite avec une ampoule de verre dur, de 3 de capacité, remplie d'oxygène, à la température ambiante sous une pression de 18 atmosphères en-

Fig. 7.

ï T I sc 80) Kk—|

CE 200 ET] 700 À sud

viron; à 450° la pression devait être de 45 atmosphères); l’ampoule ne s’est pas déformée à cette température, sous cette assez forte pression. On a trouvé [Tableau l

(Aig-7:

de 118 à 113. La première série n'avait pas été faite en effet en vue d’une détermination exacte de K à la température ambiante, mais seulement exécutée dans le but de constater la loi de variation avec la température.

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