SELS MAGNÉTIQUES
Expériences de MM. Wiedemann et Plessner (?). — M. Wiedemann a découvert que le coefficient d’aimantation de tous les sels magnétiques dissous diminue quand la température augmente ; que le coefficient de variation du coefticient d’aimantation est le mème pour tous les sels; que ce coeflicient de variation est en valeur absolue voisin du coefficient de dilatation des gaz. Les expériences plus récentes de M. Plessner ont confirmé ces résuliats.
M. Wiedemann représente le coefficient d’aimantation K: à t° dans le voisinage de la température ambiante par une formule linéaire de la forme
(1) K, — Ko(1— at).
&æ — 0,00325, d'après M. Wiedemann, pour des températures comprises entre 19° et 80°.
(*) J'ai admis arbitrairement que, dans un four ouvert par en baset porté à une température élevée, la composition de l’air ne change pas.
(2) WIEDEMANN, Pogg. Ann.,t. CXXVI, p. 1; 1865. — PLESSNER, Wied. Ann.,t. XXXIX, p. 336; 1890.
CS
« = 0,00355, d’après M. Plessuer, pour des températures comprises entre 15° et 6o°.
M. Wiedemann a trouvé la mème valeur de « pour des solutions de sulfate de protoxyde de fer, de chlorures ferreux el ferrique, de sulfate de nickel, d’azotate de cobalt, de ferricyanure de potassium. M. Plessner a trouvé une mème valeur pour a pour les solutions de perchlorure de fer, de sulfate de manganèse, de sulfate de nickel, d’azotate de cobalt.
. Les résultats de MM. Wiedemann et Plessner montrent
que la loi de variation du coefficient d’aimantation est une fonction de la température seule, où n’entre aucun coefficient propre à la substance que l’on considère. Si, de plus, l’on admet que le fait que le coefficient de variation est voisin du coefficient de dilatation des gaz n'est pas dû au hasard et est au contraire l'expression d’une Joi naturelle, on en conclut que ce fait doit se reproduire si l’on prend comme point de départ toute autre température que la température de la glace fondante. Le coefficient de dilatation des gaz est du reste, pour chaque température, pris comme point de départ, l'inverse de la température absolue T ; ou a
1 dK : 1.
K, dt — T’
si ceci est vrai à Loule température, on en déduit , A (2) Ke — T ?
À étant une constante qui dépend de la nature du sel. Le coefficient d’aimantation doit varier en raison inverse de la température absolue, c’est-à-dire suivant la même Joï que celle que nous avons constatée pour l'oxygène. C’est la conséquence logique des découvertes de M. Wiedemann, si le voisinage de la valeur de «x et de la valeur du
coefficient de dilatation des gaz n’est pas une coïncidence purement fortuite.
Nous allons discuter de plus près les expériences de MM. Wiedemann et Plessner, pour voir si elles s’accordent avec la formule ci-dessus. On remarque tout d’abord que les valeurs trouvées pour « sont plus faibles que
0,00367 — 73” ce qui doit être d’après la formule (2).
Ces coefficients sont même trop foris pour la loi inverse de la température absolue.
Pour les limites de température dans lesquelles ont eu lieu les expériences, cette loi indiquerait un coefficient à voisin de 0,0030.
Nous reproduisonsici, Tableau II, une des séries d’expériences de M. Wiedemann relative au sulfate de protoxyde de fer en solution daus l’eau : la première colonne indique la température t, la deuxième les coefficients d’aimantation, exprimés à l’aide d'une unité entièrement arbitraire; la troisième colonne doune les températures absolues, et la quatrième le produit KT, qui devrait être constant, si la loi inverse de la température absolue était exactement vérifiée.
TABLEAU Il.