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SUBSTANCES

ossence de lérébenthine. .

On voit que les rapports des dispersions partielles pour diverses régions du spectre sont très-différents. Pour l’eau et leflint, ces rapports varient de 2,486 à3,726: pour l’essence de lérôbenthine et leflint, les variations proportionnellement moindres, sont comprises entre 1,843 et 1,899.

Les indices de réfraction relatifs aux principales raies ont été soigneusement déterminés, pour un grand nombre de liquides, par plusieurs physiciens, notamment M. Baden-Powel (1), MM. Gladstone et Dale (2).

Certaines substances manifestent une dispersion anomale, c’est-à-dire, ne devient pas les radiations simples suivant l’ordre des longueurs d’onde.

M. Leroux (3) avait déjà remarqué que la vapeur d’iode réfracte plus fortement le rouge que le violet, lorsqu’on 1870, M. C. Chrisliansen (4) observa une anomalie de ce genre dans une dissolution alcoolique de fuchsine; le violet était le moins dévié, le jaune l’était le plus, le rouge se plaçait entre les deux; le vert et le bleu étaient absorbés; l’aspect du spectre observé était celui d’un spectre normal dont on aurait juxtaposé les deux extrémités et supprimé la partie verte.

Pour mieux montrer l’anomalie de la dispersion, nous donnons un tableau des indices des principales raies de Fraunhofer pour diverses concentrations.

(1) Po(jg. ann. Bd. LXIX, s. 110.

(2) Chem. Soc. J. (2) III, 108.

(3) Compl.-rend. 1862.

(4) Pogg. ann. CXLIII, 250- 259.

pour C.

Dans les solulions de faible concenlralion, la dispersion normale du dissolvant masque la dispersion anormale de la substance dissoute; dans les solutions plus concentrées, la coloration est si intense qu’il ne passe presque pas de lumière, ce qui obligeait M. Christiansen à employer des prismes d’angle réfringent très-petit (1" environ).

M. Sorel (l)a tourné la difficulté en introduisant les solulions faiblement concentrées dans des prismes d’angle réfringent relativement considérable (50°), plongés eux-mêmes dans le dissolvant contenu dans une auge à faces parallèles. La dispersion du dissolvant se trouve ainsi annulée: il ne reste que celle de la substance colorée. M. Sorel a pu observer ainsi la dispersion anomale pour des solutions de fuchsine de très-faible concentration.

(1) Arch. de Genève, XL, 280-‘283.

M. A. Kundt (1) se fondaritsur des considérations théoriques, admet que tous les corps à couleur superficielle (^) 'qui, en jdissolution absorbent fortement une région du spectre, produisent la dispersion anomale. Tels sont: le rouge, le bleu, le violet, le vert d'aniline, la cyanine, la murexide, rorselline, le tournesol, l'hémaline, la chlorophylle, le permanganate de potassium, riode (dans un mélange de chloroforme et de sulfure de carbone), les extraits decarnpèche, de fernambouc, de santal.

La dispersion anomale se relie intimérnent à l’absorption, à la réflexion et à la fluorescence. Sans vouloir sortir des faits principaux qui viennent d'être indiqués, je dirai que des tentatives heureuses ont été faites en vue d'une explication théorique (3).

Pour une radiation de longueur déterminée, l’indice de réfraction d’une substance n’est pas une constante absolue; il dépend d’un certain nombre de circonstances dont nous allons examiner l’influence.

1" Influence de la température. — Elle a été étudiée par un grand nombre de physiciens (4.). Voici les résultats auxquels on est arrivé:

(1) Pogg.mn. CXLII, 163-171 ;'CXL1I[, 149-152, 259-269; CXLIV, 128-137; CXLV, 67-80.

(2) Le phénomène des couleurs superficielles, découvert parlladinger, consiste dans une coloration d'aspect métallique que présentent diverses substances, quand on les considère par réflexion, et qui est bien difléronte de leur coloration intérieure.

(3) Sellmeier {Pogg. ja/m. CXLIII, 272-282). - O. Mayer Ibii.'CKLy, 80-86. — Lornmel {ann. der phys. u, chem, XIII, 353.

(4) Arago (œuvres complètes,x, 306,577.)—-Baden-Powel (toc. cit .)— Gladstone et Dale(trans. ptiil. \m,phiLMag. (4) XVIII, 30, 1859.—

I. L’indice de réfraction décroît quand la température augmente, et en général d’autant plus que le liquide est plus réfringent.

a La marche générale de la variation des indices de réfraction d’un liquide n’est pas troublée quand la température passe par le point de solidification et que le liquide se refroidit à l’état de surfusion ouideswmfMration. Cela est particulièrement vrai pour l'eau, dont les indices continuent à croître au-dessous de zéro. » (Damien).

IL La variation de l’indice de réfraction ne se laisse point totalement expliquer par le changement de densité qui résulte du changement de température.

111. L’expérience ne vérifie exactement aucune des expressions proposées pour relier l’indice à la densité.

Tous les rapports

d ’ d ’ d ' d diminuent quand la température augmente (1).

Jainin (compt. rend. XLII, 482).—Schrauf (Poÿÿ. ann. CXXXllI, 479.

- Handl et Ad. Weiss {Wien acad. Ber., XXX., 389).— Ad. et E Weiss,

Wienacad. Ber XXXIII, 389). — Landolt {Pogg. Am. CXVIL 353|

CXXII, 123 ; CXXIII, 595.— Mütlrich {Pogg. An». CXXI, 193).

. Baille (compt. rend., LXIV,- 1029).— Van der Willigen {Pogg. ann.,

CXXII, 191).— Ditscheiner (Wienn. acad. Ber., XLIX, (2 abtii), 326.

— Rühlmann {Pogg. Ann., CXXXII, 1, 29; CLXXVII, 204). — A.

Wüllner (Poÿÿ. Ann., CXXXIIl, 1).— Damien (thèsededoctorat, Paris,

(1) Nous appellerons avec MM. Gladstone et Date, énergie réfractine

spécifiqueXe rapport —et nous désignerons, avec M. Kanonnikoff,

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