‹ Propriétés optiques des liquides et leur application à l'analyseChapitre 6 sur 39 · IV. La diminulion est la plus petite possible pour · texte numérisé non relu

IV. La diminulion est la plus petite possible pour

(Wüllner, Damien). Pour des variations de température peu considérables, les différences sont très-faibles, souvent négligeables, de sorte que l’on peut admettre que le

rapport ^ , est très-sensiblement constant.

Parmi les liquides dont les indices de réfraction à différentes températures ont été le plus exactement déterminés, nous citerons l’eau, à cause de son extrême profusion et le sulfure de carbone, à cause de son emploi comme prisme dispersif.

In n j”H “a

sS, i 1

sous les noms d’énergie réfracHve atomique et d’énergie réfractive moléculaire, les produits de ce rapport par les poids atomiques et par les poids moléculaires.

Lia

“Na

“Th

Les résultats de M. Rühlmann sont relatifs à l’air sous la pression de 755,68 m. m. et à la température de 8",75.

Ils conduisent à une formule d’interpolation de la forme:

n=a — bi-\-cf

M. Vüllner a déduit de ses déterminations la formule empirique suivante, dans laquelle entre aussi la longueur d’onde:

A l’appui de la quatrième proposition, nous donnons ciaprès un tableau dû en partie aux travaux de MM. Gladstone et Dale, en partie à ceux de M. Landolt. Ce tableau donne les températures, les densités, les indices de réfraction, les énergies réfraclives spécifiques et les pouvoirs réfringents.

1 Eau. , .

Cl 'g

^ Sulfure de carbone. . .

Alcool.

1 Acida propionique. . .

Essenco d'amandes amè¬

res.

Dans ce tableau «, représente, non le résultat d’une détermination directe, mais le premier terme de la formule de Cauchy, autrement dit l’indice correspondant à une longueur

d’onde infinie. Comme on le voit, les valeurs du rapport—^ sont à peu près constantes pour une même substance, tandis

que celles du rapport . offrent déjà des divergences dans

la deuxième décimale.

M. A. Wüllner est arrivé à des résultats semblables en opérant sur une série d’autres liquides.

M. Lorenz (1), appliquant la théorie électromagnétique de , la lumière, proposée parM. Maxwel, à la recherche de la relation entre l’indice de réfraction d’un corps de, densité variable et cette densité arrive à la relation

«J étant le premier terme de la formule de Cauchy, P. une constante, qu’il appelle la constante de ré fraction.

De nombreuses déterminations de P ont été faites par MM. Lorenz et Prytz.

Entre autres résultats, en appliquant la méthode ifiterfôrentielle des lames épaisses, ils ont trouvé que si, comme M. Jamin l’avait indiqué, l’indice de réfraction de l’eau liquide entre 0" et 30®, malgré l’existence d’un maximum de densité, variait toujours dans le même sens pour des températures croissant à partir de ü“, par contre, la constante a, calculée pour les diverses températures, passe par un maximum à 4®.

Influence de la compression. — Elle a été étudiée sur l’eau par M. Jamin (2) d’abord, puis par M. Mascart (3),

M. Jamin avait conclu des mesures qu’il avait exécutées avec son appareil d’interférences .(4), que la .puissance réfractive w ’*—1 était proportionnelle à la densité du liquide pendant qu’on le comprimait, c^est-à-dire que le rapport ^était constant.

(1) Ann. lier Phys. u. chem., n.f. IX, 641; XI, 70, 104.

(2) Ann. rhim. phys., (3), LH, 170.

(3) Cornpt. rend., LXXVIII, 801.

(4) Coiiipt. rend., XLII, 482.

M. Mascart a montré que suivant que l’on part de l’une ou l’aulre des deux hypothèses

rû — \

—^— = const.

ou —;— = const.

on obtient respectivement pour le coefficient de compressibilité de l’eau:

Le premier nombre est très-voisin de celui obtenu par M. Jamin vers 13”; mais, d’après les expériences de M. Grassi, le coefficient de compressibilité de l’eau à 13" est 0,0000471 ; celte valeur, comprise entre celtes que M. Mascart a obtenues à l’aide de deux hypothèses différentes, est près de trois fois plus rapprochée delà deuxième que delà première. La loi des puissances réfraclives ne convient donc pas au changement de réfraction de l’eau par la compression, et aucun autre phénomène physique, ajoute M. Mascart, n’autorise à la conserver.

Influence de la composition. — Deville (1), d’une part, Ed. Becquerel et A. Caliours (2) de l’autre, avaient annoncé que des corps isomères (huiles essentielles de la formule n C*H*, acétate de méthyle et formiate d’éthyle) ayant à peu près la même densité et le même degré de viscosité, présentaient sensiblement le même indice de réfraction.

Deiffs (3) était arrivé à la même conclusion, de même que plus tard, MM. Pierre et Puchot (4), cesderniers du moins en

(1) Compt. rend., XI, 865.

{% ibid. 867.

(S)Jahresh.f., 1854, 26.

(4) Compt. rend., LXXVI.

ce qui concerne les élhers composés métamères comparés surtout à des températures équidistantes de celles de leur ébullition.

Suivant cette conclusion, le mode de groupement des atomes dans la molécule était sans influence sur l’indice de réfraction, lorsquela quantité de matière répandue dans le même espace était à peu près la mêrt)e.

Cette manière devoir est en opposition avec les fails.

M. Landoll (1) a fait voir, par exemple, que des éthers métamères dont les densités diffèrent de 0,0007 à 0,01 présentent dans leurs indices relatifs à la raie H« du spectre de l’hydrogène, des différences comprises entre 0,0ül2 et 0,0007 et dépassant par conséquent les erreurs d’expérience.

M. E. Wiedemann (2) a déterminé relativement aux trois raies Lia, Na, Th des spectres du lithium, du sodium et du thalium, les indices de réfraction des éthers éthyl-carboniques et élhyl-sulfocarboniques. Voici les résultats relatifs aux éthers thiocarbonique et sulfocarbonique, dithiocarbonique et sulfothiocarbonique,isomériquesdeux à deux :

Ethers

dilf.

diff.

"Na

dilf.

"Th

diflf.

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