‹ Propriétés optiques des liquides et leur application à l'analyseChapitre 7 sur 39 · IV PC · texte numérisé non relu

IV PC

(t) Loo. cit.

(2) /. pr. cAem., (2), VI, 453.

On voit que les isomères I et II, III et IV ont des indices trèsdifférents, Tisomère dont l’indice est le plus grand étant celui qui contient S dans le radical. La position de l’atome desoufre influe donc d’une manière déterminée sur l’indice de réfraction.

Mais si risomérieinfluesurrindicederéfraction, M.Schrauf(l) avait cru pouvoir conclure de ses expériences qu’elle est sans

influence sur le pouvoir réfringent —-, celui-ci ne dépendant que de la composition empirique et non de la constitution intime des corps.

MM. Dale et Gladstone (2) substituant l’énergie réfraclive n —1

spécifique—^—au pouvoir réfringent de Schrauf, concluaient

de leurs déterminations très-nombreuses que l’énergie réfractive spécifique d’un corps composé est la somme des énergies féfraclives spécifiques de ses éléments constituants, modifiées plus ou moins fortement par l’étal de combinaison, et que, suivant les cas, elle dépendait ou ne dépendait pas de Visomérie.

M. Landolt avait tiré de ses recherches les conclusions suivantes:

1" Les substances métamères ont Irès-approximalivement la même énergie réfractive spécifique, et par conséquent, la môme énergie réfractive moléculaire, malgré des différences de densité et d’indice de réfraction.

2" Dans les corps polymères, la densité et l’indicede réfraction croissent lorsque la molécule devient double, mais l’énergie réfraclive spécifique diminuant un peu dans les mêmes conditions, il en résulte que les énergies réfraclives moléculaires ne sont pas des multiples les unes des autres.

(1) Potjg, ann. CXIX, 461, 553; CXXXIII, 479.

(2) Lond R. Soc. Proc., XII, 448.

Ainsi, M. Lanclolt n’atlribaait pas aux différences de groupement des élémenls la même influence que MM. Gladstone e Dale; il admettaitque les liquides organiques de même composiiion centésimale ont des énergies réfractives spécifiques extrêmement voisines pouvant se calculer avec celles des éléments, sans tenir compte de finflaence du groupement.

Celte proposition était trop absolue: outre que les différences observées par M. Landolt entre les diverses valeurs de l'énergie réfractive spécifique, si légères qu’elles fussent, dépassaient celles que l’on pourrait attribuer à de simples erreurs d’observation, MM. Gladstone et Dale (1) avaient fait intervenir le rôle chimique et l’atomicité des éléments dans la manifestation de leur énergie réfractive atomique; ils avaient montré que certains radicaux de la chimie organique possédaient une énergie réfractive qui n’était pas seulement en rapport avec la composition,imais encore avec la structure atomique (2).

MM. Brühl (3), V. Janovsky (A), Kanonnikofl (5), précisant cette notion, ont montré tout le compte qu’il fallait tenir des modes de liaison entre les atomes et donné l’interprétation des faits observés aussi bien par M. Landolt que par MM. Gladstone el Dale.

M. Brühl a établi les faits suivants:

L’énergie réfractive atomique est invariable pour les atomes monovalents, mais variable pour les atomes polyvalents, suivant le mode de liaison.

{[)Journ, of. lhe. chem. soc., VIII, 147.

('2) Suivant MM. Gladston« et Dale, pour tous les composés aromatiques, caractérisés parle noyau (G®)'’' l’énergie réfractive calculée dépasse de 6 à 7 et même davantage l’énergie réfractive observée,

(3) Am. Chem. CC, 139; CCIII, 1. Ber. 1880, 1H9.

(4) Wien. Aead. Ber. abth.), LXXXI, 339-553; LXXXIl, 147-158.

(5) Soc. chim. russe, 1881.

L’énergie réfractive moléculaire des composés organiques s’accroît de deux unités pour chaque double liaison des atomes de carbone.

L'énergie réfractive atomique de l’oxygène de substitution, rapportée à l’indice pour une longueur d’onde infinie, est 3,29; celle de l’oxygène d’addition est 2,71.

En conséquence, les énergies réfractives spécifique et moléculaire des substances isomères saturées sonl presque égales ; le groupement atomique n’a pas d’influence essentielle. Pour les substances isomères non saturées, il y a égalité, pourvu que le nombre et le mode des liaisons multiples soient les mêmes, peu importe, d’ailleurs, la manière dont les atomes sont groupés.

M. Kanonnikoff a vérifié les conclusions précédentes.

Nous citerons ses expériences sur les alcools appartenant à la série (contenant chacun une double liaison) et à

la série C'‘H’'"'“’OIl (contenant deux doubles liaisons).

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