‹ Propriétés optiques des liquides et leur application à l’analyseChapitre 18 sur 48 · SÛT · texte numérisé non relu

SÛT

Peut-on déduire le pouvoir rotatoire spécifique d'une substance active de l'examen optique de ses dissolutions? — En présence d’une telle variabilité, M. Landolt s’est demandé si le pouvoir rotaloire spécifique d’une subslance aclive pouvait être valablement déduit de l'examen optique de ses dissolutions et quel degré d’exactitude compteraientalors les déterminations. Les conclusions de ses nombreuses recherches (1) sont les suivantes:

1° Le pouvoir rotatoire des corps actifs éprouve, par une dilution croissante avec un liquide inactif, une varialion continue, tantôt positive (essence de térébenthine, tartrate d’éthyle), tantôt négative (nicotine, camphre).

2% De l'observation optique d’un nombre suffisant de solutions, on peut déduire le pouvoir rotatoire spécifique des substances actives dissoutes.

3° Dans chaque détermination, on obtient toujours, indépendamment du dissolvant choisi, un terme constant. |

4° Les déterminations comportent d’autantplus d’exactilude que l’on opère sur des dissolutions plus concentrées et que le changement produit par la dilution est plus faible.

M. Landolt représente par:

d la densité de la substance active pure ou de la dissolution.

c la concentration, c’est-à-dire, le nombre de grammes de substance active dans 100 centimètres cubes de solution ;

p le tant pour cent {Procentgehalt), c’est-à-dire, le nombre de grammes de substance active dans 100 grammes de solution; |

q— 100 — p le nombre de grammes de substance inactive (dissolvant) dans 100 grammes de solution.

(1)Deuts. chem. Ges. Ber. 1876, 901, 914, ann. chem. CLXXXIX, 241.

op a

Les expressions du pouvoir rolatoire spécifique affectent

alors les formes suivantes :

4° Pour les substances actives à l’état de pureté:

LA = 2° Pour les dissolutions'ou les mélanges:

(22 Fi] =<

minations de M. Landoll, alcooliques de camphre :

Pour montrer comment, par l’observalion de dissolutions de concentrations diverses, on arrive à exprimer, par une formule d’interpolation, la loi de dépendance entre [x] et p ou mieux entre [«] et q, nous choisirons, parmi les nombreuses déterexemple relalif aux dissolutions

Le]

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