‹ Propriétés optiques des liquides et leur application à l’analyseChapitre 29 sur 48 · VAR · texte numérisé non relu

VAR

(1) Wiedmann, Pogg. ann., LXXXIL.

(2 Verdet, Ann. chim. phys. [3], XLI.

(3) Wiedmann, Loc. cit. |

(4) Bertin, Ann. chim. phys., XXII.

La rotation du plan de polarisation d’un rayon lumineux de longueur d'onde déterminée, traversant, sous une même épaisseur, divers corps soumis à une intensité électro-magnétique donnée, varie avec la nature de ces corps.

Le pouvoir rotatoire électro-magnélique d’une dissolution saline est, ainsi que Verdet (1) l’a démontré, essentiellement différent, suivant que le sel est magnétique ou diamagnétique. Pour les dissolutions des sels des métaux diamagnétiques (Al, Mg, K, Na, Ca), il est généralement supérieur à celui de l’eau (2); pour les dissolulions des sels à mélaux magnétiques (sulfate, chlorures de fer), il'est le plus souvent inférieur.

En considérant la rotalion produite par une dissolution saline comme la somme des rotations individuelles de l’eau et du sel, on dit que le pouvoir rotaloire d’un sel dont la dissolution tourne moins qne l’eau, est négatif (3).

Suivant M. À. De la Rive (4), le pouvoir magnélo-rotatoire des corps ne paraît pas avoir de relation avec leurs autres propriétés physiques; il dépend probablement du mode de combinaison, et en particulier du mode de groupement des atomes et par conséquent du volume moléculaire, indépendamment de la nature même des atomes; il diminue quand la température

(4) Ann. chim. phys. [3], LIT, 129.

(2) Le contraire a lieu quelquefois, notamment pour le nitrate d’ammonium.

(3) La rotation négative du sulfate et du chlorure ferreux, même en dissolutions concentrées, est insuffisante pour contrebalancer entièrement la rotation positive du dissolvant. Au contraire, les solutions concentrées de chlorure ferrique produisent une rotation négative (opposée à la direction du courant). Pour une solution à 40 p. 100, la rotation négative est 6 à 7 fois supérieure à la rotation positive de l’eau; elle est presque aussi grande que celle da verre de Faraday. La rotation négative d’une solution alcoolique à 55 p. 100 est à peu près double de celle de ce verre.

(4) Arch. des sciences phys. et nat., 1870.

s’élève; pour un mélange de deux liquides, il est égal à la moyenne de ceux des constituants.

M. H. Becquerel (1) à été conduit par voie expérimentale aux conclusions suivantes :

1° La rolation magnétique du plan de polarisation d’un rayon de longueur d’onde à, traversant l'unité d’épaisseur d’une substance diamagnétique, est proportionnelle à la fonction n°? (n° — 1) de l'indice de réfraction et a un facteur d'autant plus grand que le corps est plus diamagnélique.

2° Pour des corps chimiquement rapprochés, le quotient de la rotation magnétique par la fonction n° (n°? — 1) de l'indice de réfraction correspondant est un nombre à peu près constant.

9° La nature chimique des molécules exerce une influence directe sur la rotation magnétique, et dans une molécule complexe, if peul y avoir indépendance entre les effets produits par les divers éléments qui la composent.

Dans les dissolulions, il y a indépendance entre l’action du dissolvant et l’action du corps dissous.

%° Les pouvoirs magnéto-rotatoires moléculaires des corps diamagnétiques dissous sont sensiblement indépendants de la concentralion des dissolutions, ceux (négalifs) des corps trèsmagnétiques croisseut au contraire très-vite avec la concentration et semblent fonction de l'intensité du magnétisme qui se développe dans les molécules par suite de Jeurs réactions mutuelles.

5° La dispersion magnéto-rotatoire des corps très-diaman° (n°? — 1)

Fe j

Pour les corps très-magnétiques Où qui se comportent comme tels avec la lumière polarisée, les rotations négatives croissent approximalivement en raison inverse de 4.

gnétiques est sensiblement proportionnelle à

(1) Mém. de l’Acad. des sciences, 1876.

On peut, en outre, représenter la dispersion magnéto-rotatoire

a+ b 4 d’un corps, par Nues a et b variant de grandeur et de sign avec les diverscorps ; a étant grand et positif pour les substances

diamagnétiques, b étant grand et négatif pour les substances très-magnétiques.

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