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XX, Analyse quantitative.
L'application de l’analyse spectrale à des déterminations quantilalives a été faile par MM. Preyer (1), Henning (2), Sorby (3); M. Vierordt a érigé cette méthode en système (4).
La méthode de M. Preyer est'd’une application restreinte ; l’auteur s’en est servi notamment pour étudier le sang; M. Sorby en a fait usage pour déterminer l’âge du vin. Les méthodes de M. Henning et de M. Vierord sont beaucoup plus générales; la première exige qu’on ait sous la main un liquide de comparaison (solution uormale); la seconde s'appuie sur la détermination du coefficient d’extinction déduile d’une mesure spectrophotométrique.
Procedé de M. Preyer.— On détermine une fois pour toutes la concentration € (nombre de grammes contenus dans 100 c.c., soit 0,8 d’après Preyer) d’une solution normale d’hémoglobine qui, placée, sous l'épaisseur de À 6. m. devant la fente d’un appareil spectral éclairé par une source de lumière constante et siluée à une distance invariable, laisse apparaître le vert dans la région b du spectre (5).
(1) Ann. der chem. u. ph. 1866, CXIV, 192.
(2) Pogg. ann. CXLIX, 349.
(3) Quart. journ. of. micros. sc. London, 1869, 358.
(4) Die Anwendung des spectral-apparates zur Photometrie der absorptions spectren. Tübingen 1873. — Quantitative spectralanalyse in ihrer anwendung auf Physiologie. physik, chemie und Technologie. Tübinge
(5) Pour cela, on évapore sur l’acide sulfurique concentré un volume mesuré d’une solution d’hémoglobine cristallisée, on dessèche à 400° et on pèse.
Comme. solution normale d’hémoglobine, on à proposé celle qui
On prend ensuite un volume déterminé v(‘2*) du sang à examiner, que l’on à préalablement agité au contact de l'air; on verse dans une cuve à faces parallèles intérieurement distantes de À c. m., et on observe au spectroscope, en diluant, au moyen d’une pipelte divisée en ‘/,% de €. tn. C. jusqu’à reproduclion de la réaction spectrale de la liqueur normale. Soit w le volume d’eau ajouté. La concentration x en oxyhémoglobine du sang essayé sera |
L’approximation des résultats fournis par ce procédé a des
. bornes, car, d’une part, la position du vert dont l’apparition doit
servir de limite à la dilution n’est pas rigoureusement déter— minée dans le spectre; de l’autre la transparence pour le vert change avec l'intensité de la source lumineuse et avec la largeur de la fente.
Procédé de M. Henning.— On dispose simultanément devant la fente d’un appareil spectral, une solution normale de la malière colorante et la solution à essayer de la même subslance, puis on compare les deux spectres d’absorplion, dont on produit l'égalité en variant, soit les dilutions, soit les épaisseurs.
On calcule alors les concentrations en se fondant sur ce qu’elles sont.en raison inverse des épaisseurs qui produisent la même absorption, exemple:
La solution normale, de concentralion €, examinée sous l'épaisseur e, produit la même absorption que la solution à
essayer, de concentration æ, sous l’épaisseur é:
HA e . e rot d’où RG
correspond juste au dédoublement, par l’interposition d’un trait lumineux, de la bande obscure, sans contours bien tranchés qui se montre d'abord dans le voisinage de D.
La solution normale de concentration c, a dû être élendue d’un volume v d’eau pour produire, sous la même épaisseur, la même absorption que la solution de concentration æ; elle a donc maintenant la même concentration, d’où
dx 100 F FPT 00%
Pour faire varier l’épaisseur de la couche absorbante, on enferme le liquide dans des cuves prismatiques se mouvant en sens inverse comme les lames de quartz du saccharimètre de soleil, ou bien, ce qui est plus simple, on lintroduit dans un tube de verre fermé à sa base par une glace, et on y fait descendre plus ou moins un autre tube de plus petitdiametre ter- ‘ miné à sa partie inférieure comme le premier. Ce dernier dispositif exige que le rayon de lumière soit amené à être vertical à l’aide d’une glace.
Méthode de M. Vierordt.
Solution ne contenant qu'une seule substance colorante. — Il faut d’abord déterminer le coefficient d’absorption de la substance colorante considérée. Pour cela, on mesure au moyen des spectrophotomètres l'absorption qu’une dissolution de concentration exactement connue produit dans une règion déterminée du spectre; de cette mesure on déduit le coefficient d'extinction en prenant le logarithme négatif de l’intensité lumineuse trouvée, ou plus simplement en ayant recours aux lables dressées par M. Vierordt: le quotient de la concentration par le coefficient d'extinction représente le coefficient d'absorption.
Celle constante étant connue une fois pour toutes pour une substance déterminée, on peut ensuite calculer la concen-