GAS POST
on a, pour calculer le procentgehalt d’une solution qui, sous une épaisseur de 2% marque « polarimétriques, la formule :
100 & 2d(4 — Bp — ct)
p == d’où A — ci A — ct\?
T2 + V( 2B Poe pour là galactose :
A — cet — 83,883 — 0,209 1, B = 0,0785 pour la mallose :
A — cet — 140,375 — 0,095 1.
Be—=10 01887:
Camphre. — Les solutions alcooliques de concentration voisine de 10 ont pour pouvoir rotatoire spécifique
[+], =53 on en déduit l'expression c— 0.943 à = 0,2048 n
pour la concentration d’une solution qui ne soit pas dans des conditions trop différentes.
Substances actives mélangées. — Lorsqu'une solution renferme plusieurs substances actives, la rotation totale exercée
sur le plan de polarisation de la lumière est égale à la somme algébrique des rotations individuelles.
On peut tirer parti de ce fait pour la détermination des proportions relatives des éléments qui constituent un mélange.
Soit, par exemple, un mélange de glucose et de lévulose. On en fait une dissolution de concentration € et on observe la rolation a dans un tube de longueur /. Sicet c’ représentent alors les concentrations individuelles de la dextrose et de la lévulose, on a, pour déterminer ces deux inconnues, les équalions
ce = cC.
(Lo] C—[a]’c) — a ;
ilsuffitde remplacer[a«] et[| parles valeurs quileurconviennent dans les conditions même de l’expérience.
EX. Solutions complexes.
Nous venons de raisonner sur des cas pour ainsi dire théoriques, C'est-à-dire, sur des dissolutions simples dans lesquelles tous les éléments de la formule qui permet de calculer la concentration étaient exactement connus.
Dans la pratique, ces cas ne se présentent guère; on à affaire soit à des substances solides (sucres bruts), soit à des liquides naturels (jus sucrés, urines diabétiques, lait, etc.), et il faut d’abord, avant de procéder à l’examen optique, préparer des liqueurs qui se rapprochent le plus possible des solutions théoriques. Dans tous les cas, il importe de tenir comple des éléments perturbateurs.
Nous allons indiquer comment on procède dans les principaux Cas.
= fe
Analyse des sucres bruts. — On dissout à froid 16,544 gr. de sucre dans 50 à 60°° d’eau, on ajoute, si la teinte l’exige, 9 à 3°° d’une solution concentrée de sous-acétate de plomb qui précipite presque complètement les principes colorants et les matières organiques, on étend à 100°°, on filtre rapidement et on observe à l'instant, afin de ne pas donner à la liqueur le temps de se troubler par l’action de l'anhydride carbonique de l'air sur le sous-acétate de plomb.
S'il y a d’autres substances actives, il faut observer de nouveau après inversion; s’il n’y a que de la saccharose et des substances inaclives, le degré saccharimétrique lu d’abord donne immédiatemeni le titre, c’est-à-dire la quantité de sucre cristallisable dans 100 parties de la matière primitive.
Analyse des betteraves. — On soumet à la presse 200 gr. de
; us s à - { pulpe de betterave préparée à la râpe; on ajoute au jus de son
volume de sous-acétate de plomb et on procède à l'examen optique. Avant d'observer de nouveau, après l’inversion, on sépare par le filtre le précipité de chlorure de plomb qui a pu résulter de l’action de l’acide sur le léger excès de sous-acétate de plomb.
Pour avoir la teneur des betteraves en sucre, on admetqu'elles donnent 5°, de tourteau, et on multiplie par ‘/» le chiffre obtenu pour le jus.
Analyse des cannes à sucre. — On forme un échantillon moyen de 200gr. avec des tranches de cannes coupées au couteau. On en exprime le jus et on continue comme plus'haut, sauf que la défécation se fait souvent de préférence avec la colle de poisson et l'alcool.
Analyse des mélasses. — On dissout 49,032 gr. de mélasse
dans assez d’eau pour que la solution occupe 500 “. On filtre à travers un tube de verre garni à sa partie inférieure d’une double virole retenant un feutre de laine sur lequel on a placé un lampon de coton cardé, puis 80°° de noir animal en grains fins. Les premiers 80° filtrès sont mis à part, leur action étant faussée par l’action initiale du noir. La liqueur qui continue à passer, et qui conserve au contraire son litre primitif, est reversée 10 ou 12 fois sur le noir afin d’obtenir le maximum de décoloration. Lorsque l’égoutlage s’arrêle, on verse ies 80°° mis d’abord en réserve, afin d'oblenir par déplacement une partie de la liqueur qui imbibe le charbon, soit environ 40°. Cette partie étant réunie au produit de la filtration principale, on à 200% d’une solution de titre régulier. Cette solution à peine colorée en jaune clair, devient rouge par lacidulation, ce qui rend impossible la seconde épreuve après inversion ; pour empécher cet effet, on ajoute à la liqueur de son volume de sous-
acélale de plomb, et on filtre de nouveau sur le noir, en employant seulement 60% de celui-ci, et séparant, comme à la première filtration, un volume de liquide égal au sien. On procède alors, comme à l'ordinaire, à deux observations, lune avant, l’autre après inversion.
Eafluence de certaines substances étrangères
4° Substances minérales. — Dans les dosages de saccharose, il importe, au besoin, de tenir comple de la diminution que le pouvoir rolatoire de ce sucre peut éprouver par la présence de certaines matières minérales. Le tableau suivant, dû à M. H. Pellet, indique les quantités de sucre dissimulées par
À gramme de chacune des substances inscriles dans la pre— mière colonne:
Solution renfermant
RE 17,3 9/0 5,4 °o
de sucre de sucre Carbonate de sodium. . . . . . 0,132 0,040 Phosphate de sodium cristallisé. . 0,036 0,046 Souden sr One Res 0e ANA ON 0,14 Arpmoniaqués 47» rc pat 008 0,073 Carbonate ammonique.. . . . . 0,067 0,040 POIASSE Le 0 NE 00 0,17 Carbonate de potassium. . . . . 0,065 0,044 ORAHSAUM LIU RER ARR LT OÙ 0,9 Bäritei0e 15.2 OR NANES SON OS 0,19
On peut annuler l’action des alcalis et des carbonates neutres alcalins en les transformant, par un courant de gaz carbonique en bicarbonates qui sont sans influence optique sur le sucre.
Quant à la chaux, dont l’action est considérable, et qui se reconnaît en faisant passer dans la solution un courant d’anhydride carbonique, oh peut la précipiter par l’oxalate d’ammo-
nium, dont l'influence optique sur le sucre est également nulle.
2 Asparagine. — La présence de l’asparagine dans les jus et dans les mélasses de betteraves et de cannes rend trop élevé le titre saccharimétrique déduit de l’observation optique.
La nroportion d’asparagine, dans les betteraves, peut s’élever jusqu'à 2 ou 5, du poids des racines (Dubrunfaut) et l’écart qui en résulte pour le titre saccharimétrique est susceptible d'atteindre 0,7 gr. pour 100°.
MM. Champion et Pellet détruisent l'influence de l’asparagine en ajoutant au jus 40 p. 400 de son volume d’acide acétique
à 8°, et ils dosent ce principe en prenant les degrés polariméiriques
du jus normal 4,
du jus additionné de 2 gr. d’asparagine, 4”,
du jusadditionné de 40 p. 100 d’acide acétique à 8, a”? et posant la proportion:
dE de) GE LH SRT
LE
d'où
L=? —— ad —a«
Dosage de la lactose dans le lait. — Le lait, chauffé à 50°, est addilionné de quelques gouttes d’acide acétique et filtré ; 1000 gr. de lait donnent ainsi, d’après Poggiale, environ 920 gr. de petit-lait.
On ajoute au petit-lail une petite quantité d’acétate de plomb, on filtre et on procède à l’observalion optique.
Dosage de la glucose dans les urines. — Dans la plupart des cas, il suffit de filtrer l'urine pour la rendre tout à fait claire et pouvoir l’examiner directement au polarimètre. S'il n’en est pas ainsi, on la décolore par le noir animal, ou bien on la traite
1 , par —- de son volume de sous-acétale de plomb et on filtre.
Si l'urine est albumineuse, on en fait bouillir 400°% dans ua ballon, après avoir ajouté avec précaulion un peu d'acide acètique ; on filtre dans une éprouvette graduée, on lave avec de l’eau, jusqu'à ce que le liquide filtré occupe de nouveau exactement le volume primitif, on laisse refroidir et on procède à l'examen polarimétrique.
Dosage de l'albumine dans les urines. — 1 faut que l’albu-
mine ne soit pas en quantité trop faible, que l’urine n’ait pas une couleur trop foncée et qu’elle puisse être obtenue suffisamment transparente. Lorsque la filtration ne suffit pas, on réussit souvent, sans modifier le pouvoir rotaloire de l’albumine, à détruire le trouble en ajoutant une goutte d'acide acétique où quelques gouttes d’une dissolution de carbonate de soude et filtrant ensuile ; quelquefois, cependant, la clarification n’est pas possible (Hoppe-Seyler).
Dosage des acides biliaires. — Le dosage optique des acides biliaires est possible, d'après M. Hoppe-Seyler, du moins approximalivement, bien que, même dans l’ictère très-grave, il ne passe jamais dans l’urine que de très-petiles quantités de ces COrps.
On précipite 400 ou 600°° au moins d'urine ictérique par du sous-acêtate de plomb el un peu d’ammoniaque; on lave le précipité avec un peu d’eau, on le fait bouillir avec de l’alcool et on filtre bouillant. Au liquide alcoolique filtré on ajoute quelques goultes de carbonate sodique, on évapore à sec el on épuise le résidu par de l'alcool absolu à l’éballition. On enlève ainsi les sels de sodium des acides biliaires. On décolore au besoin la solulion alcoolique par le noir animal, on réduit à un volume suffisamment faible et connu, puis on procède à l'examen.
On calcule comme si on n’avait affaire qu’à de lacide cholique; la différence entre le pouvoir rotatoire du cholate et du glycocholate de sodium est, en effet, si faible, que l’erreur ainsi commise rentre dans les limites des erreurs d'observation.
Appréciation du rendement alcoolique d'un jus de raisin. — M. Bouchardat s’est servi de la méthode polarimétrique pour déduire la richesse alcoolique des vins, de la richesse saccharique des jus de raisin qui les fournissent. Il éliminait l’acide
tartrique par le sous-acétate de plomb et terminait la décolo— ration par le noir animal. Il opérait loujours à 15° afin de ne pas avoir à lenir comple de la variabilité du pouvoir rotatoire du sucre de raisin avec la température. Par deux séries de dosages effectuées parallèlement avec le polarimètre et avec l’alcoomètre, il est. arrivé à celte conclusion qu’une déviation polarimétrique de 2, sous une épaisseur de 5 décimètres avec la teinte sensible, correspondait à À p. 100 d’alcool.
Essai approximalif de l’opium.— On épuise par Peau 20 gr. d'opium mélangés avec 9 gr. de chaux éteinte; on filtre, on ajoute 2* d'acide chlorhydrique concentré et on porte à 100:. La liqueur ne contient d’alcaloïdes actifs que la morphine, la codéine et la thébaine, car la narcoline n’a pas été dissoute et la papayérine, à lPélat de chlorhydrate, n’a pas d'action, suivant M. Hess, sur la lumière polarisée. Si l’opium examiné contenait, comine le type indiqué par MM. Smith, pour cent.
10,000 gr. de morphine, 0,500 » codéine, 0,150 » thébaine, la rotation produite par chacun de ces alcaloïdes, déduite des nombres donnés par M. Hesse, serait 5° 45 0°083 en négligeant l’action des deux derniers alcaloïdes, on en déduit que 2,57 polarimétrique correspondent au litre de 10°. En partant de ce chiffre, si le liquide observé marque &° polarimétrique, on en conclut que l’opium essayé est au titre de
dt
Ce dosage de la morphine n’est qu’approximalif, à cause de l'incertitude sur la valeur exacte des pouvoirs rolatoires spé cifiques des alcaloïdes dans les conditions del’expèrience; encore faut-il que l’opiim essayé ne renferme pas d’autres substances actives en quantité appréciable.
Essai des vins gallisés. — Un vin gallisé par du sucre de fécule donne une déviation à droilé supérieure à 4°.
Si la coloration du liquide ne permet pas l’examen direct, on chasse l'alcool par évaporation, on rélablit le volume initial en ajoutant de l’eau et on décolore par le noir animal.
Si l'essai reste douteux, on évapore, suivant les indications de M. Neubauer, 250% de vin, jusqu’à cristallisation des sels; on ajoute uné petite quantité d’eau, ou décolore par le noir animal el on réduil à consistance sirupeuse. On broye le résidu avec une quantité suffisante d’alcool à 0,90 qui précipite la malière dextrogyre la plus abondante dans le vin naturel; on sépare l’alcool du précipité visqueux ou pulvérulent, on évapore au ‘/,, et on agite avec 4 à 6 volumes d’éther, qui dètermine la précipitation dessubstances actives non fermentescibles du sucre de fécule: il se forme bientôt deux couches ; l’inférieure aqueuse renferme les principes dexirogyres. On l’étend d'eau, on la chauffe légèrement, on la décolore par le noir animal, on la porte à un volume connu et on l’examine au polarimètre; on doit trouver une déviation nulle ou très-faible si le vin était nalurel, une dévialion à droite relativement consSidérable si le vin était gallisé avec le sucre de fécule
M. Ch. Girard s’est servi du procédé polarimétrique de Neubauer pour reconnaitre la présence d’une piquette de raisins
secs dans un vin: on ramène préalablement au + du volume
et on observe dans un tube de 2 décimètres ; les piquettes seules donnent une déviation à gauche de 4°,4 à 4°,7 pour la
to
lumière du sodium; elles communiquent au vin un pouvoi lévogyre.
Essai des essences douées du pouvoir rotatoire. — 1 suffit d'observer dans un tube de longueur déterminée et de comparer la rotation trouvée avec la rotation calculée au moyen de la formule
= [x] l d [x] étant supposé préalablement connu.
Les essences étant des mélanges de principes divers, les uns actifs, les autres inactifs, dont les proportions relatives sont sujettes à variation et dont la composition chimique peut, d’ailleurs, se modifier pendant la conservation, la notion du pouvoir rotatoire spécifique perd ici beaucoup de son importance et l’essai qui en découle n’est rien moins que certain.
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