TROISIÈME PARTIE
Images ultra-violettes ; phénomènes divers de diffraction
Le premier chapitre étudie les images de striation musculaire obte: nues par les nouvelles méthodes de photographie microscopique en
lumière ultra-violette au moyen des appareils Kühler. Les fibres musculaires striées examinées présentent pour les radiations employées (275-280 uu) une périodicité longitudinale dont la période fondamentale est comparable à celle qu’elles présentent pour le spectre visible. Elles absorbent d'une façon à peu près uniforme les radiations employées, sans guère de différenciation spéciale d’un élément Q au milieu du segment musculaire; les stries Z et les noyaux ont seul une réaction différente du reste de la fibre. Diverses considérations relatives à la technique de l’ultra-violet et aux difficultés d'interprétation des résultats sont données au courant de ce chapitre.
Le second chapitre concerne les fibres striées envisagées comme réseaux de diffraction. On sait que Ranvier a tiré de l'observation des spectres de diffraction musculaire, d’ingénieuses conclusions relatives aux phénomènes de la contraction. Les spectres musculaires sont ici étudiés au point de vue de leur théorie physique, et des applications que peut présenter cette théorie vis-à-vis de la structure de la striation. Un tableau de mesures goniométriques effectuées sur les spectres musculaires est donné page 65. La conclusion de cette étude est que le phénomène de diffraction est beaucoup plus complexe que ne l'avait envisagé Ranvier.
Le troisième chapitre est relatif à l'examen ultramicroscopique des muscles. On constate par l'éclairage latéral (prisme de Cotton et Mouton) que certains articles de la fibre striée s’éclairent seuls. La région Z se comporte comme une surface de discontinuité d'indices, diffractant fortement la lumière; l’éclairement de Q au contraire parait plus complexe. Enfin la fibre lisse s'éclaire uniformément.