‹ Propriétés optiques des MusclesChapitre 62 sur 142 · DRE · texte numérisé non relu

DRE

2 Valeurs de k. — La valeur de # pour notre échantillon était à peu près constante au-dessus d'une concentration de 5/100, et égale à 0,7 environ.

Solution d'albumine

p gr. 0/0 d’eau Nn le 100 1,41(8) 0,7(1) 20 1,36(0) 0,7(5) 9 1,340) 0,7(7) 5,8 1,34(1) 0,7(1) 3 1,33(6) 0,8(6) 2 1,33(5) 0,8(6) > (0) (1,333) 1,2) (calculé).

Variations d'indices corrélatives de variations du /. Erreurs.

Il peut être intéressant de rechercher quelles variations d'indices peuvent être introduites dans un élément du fait que le médium qui l'entoure lui est hyper ou hypotonique. La chose a en outre l'intérêt pratique de mettre en évidence l'erreur probable qui pourrait résulter, dans une mesure par la méthode d'immersion, d’un défaut d'équilibre osmotique entre l'élément et la solution d'immersion, en admettant bien entendu que l'élément arrive à atteindre vis-à-vis du médium un équilibre osmotique final de mêmes caractéristiques que celui qu'il possédait dans son milieu naturel (1).

10 Approximalion. Solutions très diluées. — Partons de l'équation de première approximation :

As Re 7 El:

1. Je dis : de mêmes caractéristiques ; c’est qu’en effet, comme l’on saït, le À d’un tissu est le plus souvent légèrement supérieur à celui du milieu sanguin qui le baigne : l'équilibre ne correspond pas à l'égalité.

En différenciant, l’on tire :

ea ER« SRE TT 2R« !

OT go Pour les sucres par exemple est toujours < 1 et en général,

pour ceux que nous aurons l’occasion d'employer, de l’ordre de 1/10. On a done :

dn 1 ) ; FD PTE approximativement.

Pour un écart de 0,01 du À on aurait donc approximativement pour les sucres une erreur dn = 0,001, de l’ordre de la troisième décimale sur la valeur de l'indice.

2° Approximation, solutions concentrées. — Dans les limites où # peut être considéré comme constant :

ERa« 1

d FC SRE Lui kr) d M 2. LE ae (ke +1) ( Mit does (E

dn

L'erreur sera donc fonction de la concentration. Introduisons le A. On a :

MA TE d’où :

dn 2Re— Mky PTE LENOIR CPC 1870 C 71870 + 1) I. Sucres. — A titre d'exemple, pour une solution de saccharose de : Fe 20,10, on aurait :

dn 191,6 — 342.0,33.0,65 49,8 HAL Lo 21) 46 1870 (0.65 A y | dn / approximativement FF 0,01 ; de sorte que pour un écart de 0,01

du A, on aurait une erreur de 0,0001 environ sur l'indice, de l’ordre de la quatrième décimale. C’est une limite inférieure.

11. Albumine. — Pour les solutions d’albuminoïdes où la presque totalité de l’abaissement eryescopique est dû aux impuretés salipes, etc., Al est possible tout de même d'introduire le À en posant, non une relation théorique assez contestable, mais la loi empirique qui relie le A effectif de l'échantillon à sa concentratien, SO AZ Àr à quantité d impuretés introduite avec l'échantillon see à dissoudre n'ayant guère de chances de modifier sensiblement ses proportions initiales vis-à-vis de l’albuminoïde, le coefficient À diffère peu d'une constante ; on a donc:

I I Ra ATX r{ M rh) e+s)

A titre d'exemple, pour nos solutions de blanc d'œuf, le coefficient A était approximativement 2,8. L'erreur introduite par dA — 0,10 vis-àvis d’une solution de A proposé = 2,08 donnerait :

dn — 0,002.

IT. Muscle. — Sur les mêmes principes, et dans les limites où lon peut faire l’approximation d'admettre que le muscle se comporte comme une simple solution colloïdale contenant des impuretés salines on aurait grosso modo, pour un animal marin :

Ro DUO ee . c 40 5» (8)

D'autre part, si l’on prend comme base la composition centésimale de la myosine indiquée par Hammarsten :

2e de l’ordre de 0,40.

La limite du coefficient 4, pour le muscle complètement déshydraté (dont l'indice est voisin de 1,54, voir au ch. de la lumière polarisée) est alors :

on obtient une valeur de

Len te Mn NÉ ri (8).

En reportant ces valeurs approximatives dans Ja différentielle précédente on à :

ENT\e

* (im

Pour une variation de dA — 0,10, l’ordre de grandeur de l’erreur sur

l'indice serait donc dn — 0,0015, de l’ordre d’une unité de la troisième décimale.

Si d'autre part on essaye de mettre en évidence, sur les mêmes données, l’ordre de grandeur des différences d’indices que pourraient présenter d’après leurs seules caractéristiques de tonicité deux muscles, l’un d'animal terrestre (A — 0,70), l'autre d'animal marin (A — 2,2) on obtient un dn — 0,034. Il est curieux de remarquer que c’est précisément la différence qui existe entre la moyenne de nos indices de muscles d'animaux marins (2 — 1,400) et la moyenne des valeurs données par Exner pour un insecte (n — 1,366).

On voit donc que l'accord est assez satisfaisant entre ces approximations grossières et la réalité.

Des différentielles de première et de deuxième approximations, on peut conclure a priori que des erreurs osmostiques sur l’indice doivent être plus importantes dans des mesures de tissus d'animaux d’eau douce que dans des tissus d'animaux marins.

Quelques remarques sont nécessaires au sujet des variations osmotiques de l'indice.

I n’est d’abord pas sûr que dans tous les cas les tissus varient d'indice dans des conditions osmotiques rigoureusement comparables à celles d’une solution simple : le problème est plus complexe, étant donné qu’il s’agit probablement d’une somme de variations.

En outre relativement aux mesures par immersion, il faut introduire un facteur de temps qui permet, dans certains cas, de réduire l'erreur théorique.

Comme nous l'avons déjà dit plus haut, il est vraisemblable d'admettre que le temps mis par un fragment de fibres musculaires un peu gros (supérieur au 1/10e de millimètre de diamètre par exemple) pour l’équilibre au liquide, soit plus long que le temps nécessaire à la mesure : il semble que dans ce cas l’on puisse admettre sans trop d'imprudence que dans la majorité des cas l’erreur soit réellement inférieure à la troisième décimale. Mais il n’en est pas de même par contre avec des organiles délicats comme des eils vibratiles, s'adaptant en quelques minutes au liquide : et il est difficile de dire pour ceux-ci quelle réduction l'on pourrait faire subir à l'erreur théorique.

Inversement, je ferai remarquer que les varialions naturelles de À de l’eau de mer, milieu normal de beaucoup de ces éléments (comme les cils de branchies de Lamellibranches) sont de l’ordre de plusieurs unités de la deuxième décimale : à Roscoff le A de l’eau de mer a yarié suivant les saisons de 20005 (Dekhuyzen) jusqu'à 210 (Delage) et même 2019 (Delphy) oscillant autour

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