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d'une valeur moyenne de 208 (Viès.. On s’exposerait donc à rencontrer des variations purement fortuiles de la troisième décimale sur les indices de réfraction d'éléments en équilibre avec l’eau de mer.
Il semble donc parfaitement inutile, tout au moins pour les petits organites, de pousser la précision au delà d'une approximation sur la troisième décimale.
Applications des calculs précédents aux liquides isotoniques pour les mesures d’indices par immersion.
10 À à employer comme bases. — Saul des cas tout à fait particuliers il est à peu près matériellement impossible d’étalonner une série de solutions pour le À rigoureux convenant à chaque échantillon. On doit se résigner à employer des solutions de À inoyens pour une catégorie de tissus donnés, quitte à tenir compte des écarts probables dans la précision du résultat.
Pour ces À moyens, on peut diviser les échantillons grosso modo en lrois catégories principales :
a) Tissus d’invertébrés el de poissons marins (Téléostéens exceptés), qui sont soit en contact direct avec l'eau de mer. soit en contact avec un milieu intérieur dont le À est extrêmement voisin de celui de l’eau de mer.
Nous avons admis pour les animaux de Roscoff un À variant de 2,080 à 2,150.
- b) Eléments d'invertébrés d'eau douce ou aériens, en contact avec un milieu intérieur différent de l’eau de mer : de Vertébrés, des Téléostéens aux Mammifères. Les valeurs ici sont variables, mais notablement inférieures au À de l’eau de mer.
En général, et surlout pour les Vertébrés supérieurs,
On sait en particulier que pour les Mammifères, le À du sang est voisin du nombre moyen 0,55 (Winter).
c) Eléments au contact direct de l’eau douce : cils de Protozoaires d’eau douce, elc.; le À est évidemment sensiblement nul.
Ces trois catégories d'éléments ont au point de vue technique des valeurs très inégales. L'indice de l'organe élant fonction complexe de son À, il est à prévoir que les organes de la première catégorie auront des chances de posséder des indices plus élevés que les organes correspondants de la dernière catégorie (par exemple les cils de branchies de Moule et d’Anodonte) : d'autre part les liquides dont nous pouvons disposer comme médiums de mesures ne permettent pas d'établir une série indéfinie d'indice croissants : il est donc possible que certains matériaux de la première catégorie soient
inabordables aux mesures parce que leur indice dépasse les limites de nos techniques.
I n'y à pas à craindre par contre que des échantillons de la dernière caté- : gorie soient dans un cas analogue, les À très faibles qu'ils imposent aux
liquides d'immersion pouvant se trouver facilement dans des solutions colloïdales.
2° Nature des corps dissous. — On voit immédiatement, par un calcul simple qu'il est inutile de répéter ici, que les sels minéraux ont upe réfraction moléculaire beaucoup trop faible pour nous donner un résultat intéressant, 1l y a avantage à employer des molécules orga niques très complexes, avec ces deux conditions : que leur solubilité dans l'eau soit grande et qu’elles présentent un minimum de toxicité vis-à-vis des matériaux. On peut penser, soit aux albuminoïdes à la manière d'Exner, soit aux sucres, dans les cas où l’état colloïdal est une gêne pour certaines opérations (ultra-microscopie).
Il est naturel de penser à la série des sucres, qui ont déjà été mis à l'épreuve dans des circonstances analogues; on sait, en effet, que Delage est arrivé à élever des larves d'oursins parthénogénétiques parfaitement vivantes, dans des solutions de sucres isotoniques à l’eau de mer ; les objections de toxicité peuvent dont être écartées, tout au moins dans la limite de temps et de précision de ces expériences.
30 Indices intermédiaires. — La série des poids méléculaires des. sucres, elc., n'étant évidemment pas une fonction continue, certains indices ne peuvent être obtenus directement par simple solution d’un seul corps ; on y arrivera par mélange de deux solutions de corps différents de mème A et d'indices inégaux en se guidant pour les proportions sur la loi des mélanges de Landolt :
—(N—1)=E (Lu — 1)
P et ?} étant les poids du mélange et de ses composants, D et Èd leurs densités, N et Zn leurs indices. Cette formule peut se mettre sous la forme plus commode :
VIN—1)=Zv(n—1).
V étant le volume du mélange, Ëv la somme des volumes de ses composants. Pratiquement, et dans la mesure des approximations,
A de
V est très voisin de Yv : de sorte que pour calculer la proportion
Vlès 8
deux liquides d'indices », et n, à mélanger pour obtenir un liquide d'indice N, on peut mettre l'équation sous la forme ae
On n, — N Ua N 111
On peut également opérer pour les A voisins de l’eau de mer, avec des mélanges d’une solution de sucre et d'eau de mer (2).
A0 Indications relatives à quelques liquides usuels. — Voici à titre d'exemple les solutions de sucres et de blanc d'œuf ordinaire (avec ses sels naturels) pour deux A usuels (eau de mer de Roscoff, moyenne A — 2,08 ; milieu intérieur des Vertébrés supérieurs, moyenne À = 0,55).