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Ce sont les stries Z

2. Ce sont évidemment les franges de Becke, sur lesquelles nous insisterons plus loin.

3. En ultra-violet monochromatique, à l’oculaire de Soret, ou en lumière blanche sans sélection de radiations Ce mémoire est très sommaire au point de vue des indications techniques.

brillantes, et bordé de lignes sombres dans le médium avoisinant les bords. Cette apparence se maintient jusqu'à un point pour lequel les étroites lignes brillantes deviennent brusquement plus sombres que le reste du sarcostyle, et, inversement, les zûnes sombres marginales deviennent brillantes (1). Meigs convient d'appeler J cette ligne brillante bordant la strie Z, et À celle bordant M. L'examen du muscle frais montre l’existence d'au plus trois substances différentes dans le sarcostyle, d'abord, celle des bandes Q, qui occupe au moins les 9/10 et probablement plus exactement les 19/20 du volume total du sarcomère, ensuite, la substance des disques Z, enfin celles des lignes M.

Les apparences de J et À correspondent exactement à celles que l’on voit quand une aiguille de verre est examinée dans l’eau à un faible grossissement, et ne donnent aucune indication évidente sur l'existence des substances additionnelles.

Meigs ayant convenu d'appeler J cette strie brillante, admet donc consciemment l'identification du disque clair des auteurs à une frange de réflexion totale, et considère comme Q tout l'intervalle compris entre deux Z successifs (M excepté) (2). Le malheur est que l’on ne sait pas dans cette partie du mémoire de Meigs qu'il s’agit de lumière blanche, de lumière ultra-violette sélectionnée, ou des deux. Je rappelle qu’en lumière blanche, et nous l'avons indiqué dans une partie précédente, on peut faire apparaître des franges de Becke sur les bords de la membrane Z, mais ces franges sont parfaitement indépendantes de l'existence de disques I : ou, ce qui revient au même, le disque clair des auteurs est bien une réalité et le disque sombre Q n'occupe pas du tout l'intervalle complet entre deux Z. Dans tous les cas, ét même dans les muscles thoraciques d’insectes, où la striation n’a pas toujours la belle netteté qu'elle présente dans leurs pattes par exemple, il y a bien dans le segment musculaire deux régions différentes, et le chapitre précédent sur l'absorption en donne une preuve de plus : s’il n’y avait pas de différenciation d'une région Q bordée de deux régions différentes, l'absorption n'aurait pas donné des résultats dissemblables dans les spectrogrammes en lumière polarisée et en lumière naturelle. L'étude de la fibre en lumière polarisée montre d’ailleurs à Meigs un fait que nous avons indiqué également (1909) et que l’on trouvera

1. Toul ceci esl évidemment relatif à des franges de Becke et se comprend sans aucune difficulté après le chapitre théorique que nous avons donné dans la seconde partie.

2. Meigs insiste encore sur celte opinion dans sa comparaison des muscles frais et colorés, où il considère que l’apparition de J dans ceux-ci est le résultat des altérations produites par les réactifs,

discuté dans la partie spéciale relative à la biréfringence, c’est que la biréfringence n’est pas uniforme dans le « segment », de la fibre striée, et qu’il y a bien dans le milieu du segment une région qui a des propriétés optiques différentes des bords du même segment au voisinage de Z. La nomenclature de Meigs ne paraît donc pas coïncider du tout avec les données classiques et les nôtres, par l'extension’ qu’elle donne à la bande sombre.

Tout ce que l'on peut donc tirer du mémoire de Meigs au point de vue des réactions de la striation en lumière ultra-violette, c’est que : 1° les stries Z et des stries M apparaissent en sombre, et qu'il n’y a point de différenciations d'absorption sensibles dans les espaces compris entre un Z et un M successif, pour le } inconnu que Meigs a employé ; 2° des phénomènes optiques spéciaux produisent des inversions de stries (voir la figure 2 de la planche I de Meigs, où c'est particulièrement net pour Z) qui de sombres deviennent claires lorsque la mise au point change ; ils produisent aussi des stries blanches dans le voisinage de Z et de M.

Une note préliminaire de Chevreton et Vlès (1909) où cette fois les constantes optiques sont indiquées, confirme, complète ou rectifie diverses indications de Meigs pour les } 280 et 275. Cette note donne en outre une courte explication des phénomènes d’inversion, par l'existence de maxima et de minima de franges très voisins de l’objet, et arrivant à noyer celui-ci. Il est à noter que quelques-unes des photographies que nous avons présentées, à cette occasion, à la Société de Biologie ont été communiquées au docteur Kühler lui-même qui a bien voulu les trouver réussies et intéressantes.

IV. Résultats.— Matériel. — Nousavonsemployécomme matériel desfibres musculaires de l'intestin terminaldel’Ecrevisse(As{acus /luvia : tilis) et des pattes de la Mouche (Musca domestica) ; ces éléments sont, comme on le sait, caractérisés par leur striation très large et bien décomposable.

Résultats. — a) Aspect général(pl. HE, IV).— Les fibres se présentent dans leur ensemble comme fortement plussombres quele fond duchamp; il y a à leur niveau une absorption générale très nette et très intense, qui n’a d'ailleurs rien pour nous surprendre étant donné le ; employé (il tombe dans les bandes générales des albuminoïdes). Les noyaux, qui apparaissent dans l’axe des fibres pour les pattes de Mouche et sur leurs bords pour l'intestin d’Ecrevisse, ont une absorption encore beaucoup plus intense, et, dans la Mouche en particulier, se projettent en noir sur le reste de la fibre. Nous reviendrons plus loin sur l'interprétation de ces aspects d'absorption. Dans la Mouche, la

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