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bres N calculés d’après les déviations devraient avoir une valeur triple de leur valeur actuelle (1.200 raies au lieu de 400 par exemple). La comparaison des deux valeurs calculée N et réelle N° est extrèmement instructive et ses résultats sont hors de proportion, comme on peut le voir, avec les erreurs que nous admettons dans les mesures : ils peuvent être considérées comme cadrant avec nos lois théoriques.
2° S'il ya des spectres de seconde espèce dans les échantillons que nous avons étudiés, ils sont très voisins des spectres de première espèce, et contribuent à produire le « flou » de l'aspect de ceux-ci: Conclusion à laquelle nous étions également arrivés théoriquement.
Je ferai remarquer que les valeurs de segment mesurées par le goniomètre ont toujours un écart de même sens par rapport aux valeurs mesurées au microscope : les déviations paraissent donc plus faibles qu’elles ne devraient être ; cela peut s'expliquer par l’étalement d'un À donné pour les raisons que nous avons exposées plus haut.
Des clichés photographiques des spectres d'une de ces préparations, obtenus en projetant l'ensemble des franges sur la plaque montrent qu'entre les spectres principaux mesurés dans les observations précédentes, il n'existe pas de spectres plus faibles distincts des premiers et quiauraient pu échapper à l'examen goniométrique (Ces photos ont été obtenues en plaçant la plaque parallèlement au réseau, à 4 centimètres en arrière de lui : un faisceau de lumière blanche à peu près parallèle, provenant d’un arc; et délimité par une fente était alors envoyé sur le réseau. On distingue parfaitement dans ces photographies, la frange centrale, et des spectres de premier et deuxième ordres).
Il y à donc accord très suffisant, entre ces mesures approximatives et la théorie élémentaire que nous avons établie. Il n’est pas inutile malgré tout de chercher une approximation de plus. On sait en effet que la théorie de Babinet n’est pas absolument complète.
Les réseaux à erreurs périodiques
Nous avons signalé plus haut un problème voisin du nôtre, et qui a été traité par divers auteurs : c’est celui des réseaux construits avec une machine à diviser possédant une erreur périodique du pas.
Rowland a montré que dans ce cas chacune des franges ordinaires est accompagnée de faibles franges parasites (ghosts) symétriques à droite et à gauche de la frange normale : « Each periodic error produces the same ghosts in the same place as if it were the cnly error, while others are added which are the ghosts of ghosts ».
Wood à donné de ces phénomènes une théorie élémentaire : Tout se passe dans l'effet d’une erreur périodique de ce genre, comme s’il y avait superposition à un réseau principal, dont l'intervalle fondamental est celui qui devrait être théoriquement régulier d’un bout à l’autre, d’autres réseaux accessoires avant chacun pour interval fondamental la période d’une des erreurs, et produisant les spectres parasites.
On voit facilement sans qu'il soit besoin d’insister, la corrélation ces phénomènes des réseaux à erreurs, et ceux que nous avons exposés précédemment à propos des fibres musculaires. La théorie de Wood étendue à celles-ci donnerait un résultat analogue, à celui que nous avons eu en appliquant le calcul de Babinet,
Enfin, le même problème a été envisagé à un autre point de vue par Cornu qui en à montré une particularité très intéressante. On sait que les « réseaux zônés » dans lesquels les intervalles fondamentaux varient suivant une progression régulière (arithmétique, géomét»ique), etc., possèdent des focales comme des lentilles..Si nous construisons des réseaux à erreurs périodiques, où les intervalles vont pour certaines régions en croissant, et pour d’autres en décroissant, ces réseaux vont se comporter comme des associations de réseaux zônés successifs, et posséder des focales complexes.
Soit en effet a la valeur des traits au voisinage d’un trait M, situé à une distance x d’un point fixe P (fig. 34); 1 l'angle d'incidence du faisceau lumineux ; ? l’angle de diffraction. On a d’après la formule clas-
sique :
sint+sint —=m ve d'où sini=m mt — Sin ? (1)
Au voisinage d'un trait M situé à une cote (x + dx) l'angle de diffraction sera :
di dx.
dx
CRT + En différenciant(T)on trouve:
(| cos Ÿ di — md (=) — [44 Le ET (UD)
Dans le triangle MM'O on à :
MM" sin MOW’ MO sin M'MO f cost
d’où : :
di = — cos 1 dx.
f Or d’après (ID) :
: mi UE 7
a? cos i'
En égalant les deux valeurs de dy il vient :
À ia cos 2 dx — — ie re a? cos ti!