LE UE
tg À FRET RER ER cos R ÿ1 — sin ?R + sin °R or,
1 — sin ?R — cos ?R
d'où le dénominateur devient :
cos ?2R + sin ?R— 1 donc :
tg A’ tg A.
Cette condition, variation de l'éclairement pour une variation de rapport des indices de réfraction en présence, est extréèmement importante, et c’est à l’heure actuelle le meilleur discriminant que nous puissions posséder des origines des « effets biréfringents ».
Reste le point qui peut être le plus délicat, et qui est l’obtention
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expérimentale de la variation des indices en présence ; ce résultat n’est en effet pas toujours possible.
Lorsqu'il s'agit de corps solides ayant des surfaces multiples en contact avec un fluide commun comme c’est le cas dans l'expérience de Braun (tas de brins de coton de verre disposés parallèlement, il est évident qu’il suffit, sans plus de précautions, de remplacer ce fluide par un liquide inerte ayant l'indice des hétérogénéités, ou mieux, de leur faire traverser une série de liquides neutres d'indices croissants, et de constater que le minimum de l'éclairement coïncide avec l’égalité d'indice des hétérogénéités et du médium. Il est également évident que ce procédé n'aurait aucun sens si les liquides en question n'arrivaient pas au contact même des surfaces perturbatrices. De sorte que cette condition de diagnose possède encore une ambiguïté, mais de sens inverse de la précédente : toutes les fois qu'un système répondra à la loi de variation des indices, on pourra le considérer comme certainement formé de parties isotropes ; toutes les fois qu'il ne variera pas suivant ces conditions, il sera possible qu'il soit anisotrope, mais on ne devra le considérer effectivement comme tel que si l'on démontre la pénétration rigoureuse du système par le liquide. Ces considérations ont l'air évidentes a priori, mais les expériences rapportées par von Ebner (1882) sur l’éclairement des grains d’amidon semblent nécessiter qu'on y insiste.
Transportée dans le cas des tissus animaux : muscles, cils vibratiles, flagelles, etc., la réalisation de la condition des indices offre des problèmes d'un autre ordre. Il n’est pas difficile, pour ces éléments et pour beaucoup d'autres voisins, de trouver des liquides capables dé pénétrer au contact de leurs hétérogénéités internes : les essences dites «éclaircissantes » dont on se sert usuellement en histologie semblent tout indiquées pour cet usage. Mais leur emploi nécessite deux remarques :
1° L'opération n'est pas aussi simple que dans le cas des fils de verre de Braun, où la variation du rapport est uniquement produite par la variation d’un des indices, l’autre étant constant. Ici, dans notre cas particulier, nous allons obtenir wne variation corrélative des deux indices n el n'. Je n’insiste pas sur ce fait, que j'ai traité longuement dans la Ile partie des rapports entre les indices de réfraction et lhypertonie des milieux ; je rappelle seulement que l'indice x, d’un corps dans un liquide 2,' qui ne lui est pas isotonique (1) n'est pas nécessai-
4. L'emploi des liquides isotoniques ne donnerait aucun résultat puisqu'ils ne pénètrent pas et n’agissent nécessairement que sur les surfaces externes.
rement égal à l'indice », qu'il aurait eu dans un liquide d'indice 7,’ du fait que n — f(n').
Or, l'essentiel dans notre démonstration de la dépolarisation, est que le système des deux objets en présence passe par une valeur commune Où % —n'; peu importe que nous y arrivious par une variation simple où complexe, pourvu que nous sachions mettre en évidence le sens de ces variations et le moment précis de l'égalité. À condition, bien entendu, que ces variations ne s'accompagnent pas d'une action destructive de telle ou lelle substance du complexe, point que nous examinerons plus loin.
La remarque sur laquelle j'insiste, est que l'indice de l’objet n’est pas ici une constante caractéristique et indépendante, mais une variable, et que pour être correct on doit énoncer en parlant de lui « l'indice » du corps en question au moment où celui-ci est dansle liquide d’indice n' ». Pour éviter ces longueurs d'expression, et pour la commodité du langage, nous conviendrons d'appeler « indice d’extinetion » la valeur
commune d'indices pour laquelle s'établit l'égalité . = 1 (valeur pour
laquelle, dans un phénomène de dépolarisation, devrait se produire l'extinction de l’éclairement). Cette expression d’ «indice d'extinction » évite toute ambiguïté et ne permet pas de confondre l'indice que possède l’objet au moment de l'égalité avec celui qu’il posséderait dans son milieu isotonique normal.
20 Neutralité des liquides. — Pour que cette opération ait un sens, il faut que le liquide pénétrant n’agisse pas comme destructeur d'une substance biréfringente quelconque ; le contrôle peut s'effectuer de deux manières :
a) En observant la réversibilité du phénomène. En effet, ce phénomène de disparition graduelle de l’éclairement, à mesure que les indices se rapprochent d’une valeur commune, doit nécessairement s’inverser si les indices s’écartent. Il est facile de faire varier la préparation dans une série d'indices offrant une certaine marge des deux côtés de « l’indice d'extinction » : en parcourant cette série depuis un indice x, jusqu'à un indice #2 l’éclairement devra d'abord diminuer, s’annuler à l’égalité, puis reparaître et croître jusqu’à une valeur fixée par les limites #% de la série; en second lieu, en faisant accomplir à la préparation le chemin inverse, de #, jusqu’à #, on devra observer un phénomène correspondant. Cette « réversibilité » est évidemment la meilleure garantie de la neutralité des liquides : si une substance quelconque se trouvait dissoute, aucune réversibilité n’existerait ; et même si, dissoute, elle se trouvait reprécipitée par un des liquides de la série, il
serait bien étrange que la phase principale de ce phénomène fût si exactement réversible et coincidât toujours avec le moment de l'égalité d'indices.
b) On peut encore contrôler la neutralité des liquides en essayant plusieurs séries correspondantes de liquides différents, et en véritiant pour chaque série la constance de phénomène et sa réversibilité
Technique
La technique de cette opération est absolument la même que celle que nous avonsdéerite dans la Ie partie sous lenom de méthode d'immersion ; en particulier les procédés Schræder et Becke s'appliquent sans aucune modification. Nous n'insisterons donc pas sur ces points, l'opération devant se conduire absolument comme une mesure d'indices de réfraction.
Quelques indications supplémentaires sont nécessaires cependant pour certains détails, en particulier pour la constitution des séries de liquides.
Je donnerai tout d’abord les indices de divers liquides pouvant entrer dans la constitution des séries. Plusieurs de ces liquides sont du reste des produits usuels, el leurs indices moyens se trouvent dans toutes les tables de constantes (Landolt, Behrens, Dufet, etc.). Je crois abso- Jument inutile de donner plus que les deux premières décimales de ces valeurs, l'expérience montrant que les extinctions sont déjà souvent sensiblement complètes avec des différences d'indices de 2 centièmes. Ces approximations ont d'ailleurs l'avantage de permettre d'opérer en lumière blanche, et sans tenir compte de la température du système.
Le tableau ci-dessous contient également les indices d’un certain nomhre de mélanges qui peuvent être assez commodes, el qui ont été calculés d’après la formule de Landolt (voir Livre ID) ; on trouvera à la suite du tableau les formules nécessaires à ce calcul.
Indices Liquides 1,33 Eau distillée. - 1,34 Eau de mer (valeur moyenne).
1,36 Alcool éthylique (absolu.
1,31 (Glycérine 1, eau distillée 2):
1,40 Alcool amylique (n'est pas toujours sans inconvénient, finit par attaquer).
1,40 (Glycérine 1, eau distillée 1).
1,41 Alcool allylique.
1,44 Chloroforme.
1,46 Essence de bergamotte.
1,46-47 Glycérine pure.
1,47 Huile d'olives.
1,49 Huile de ricin.
1,50 M-xylol, p-xylol, benzine.
151 O xylol.
k Essence de cèdres (huile à immersion).
153 Essence de girofles.
: Baume du Canada très concentré.
1,54 Créosote.