AB
AE = —— = sin °«.
£ on à :
sin « — 0,03.
sin°« — 0,0009.
NE = environ.
ième, suffisant pour des mesures approximatives, expose à des erreurs absolues assez considérables dès que la mesure doit comporter des fractions d’une division de l’échelle. Le second système, évidemment très précis, exige pour cette précision une perfection mécanique remarquable, de telle sorte que soient rendus négligeables les temps perdus des vis et autres pièces mobiles. Ce sont en conséquence des instruments délicats et fort chers. En outre, la nécessité qu'il y a, avec ceux-ci, de quitter l’examen du champ oculaire pour faire les lectures expose à une perte de temps souvent préjudiciable.
r N'ul
Fig. 54. — Micromètre oculaire à vernier intérieur. F, division fixe ; M, division du vernier mobile.
En bas, coupe schématique ; en haut, aspect du champ.
Le « micromètre oculaire à vernier intérieur » (fig. 54) dont nous parlons est un oculaire possédant dans son plan focal une échelle divisée sur lame de verre, comme les oculaires micrométriques ordinaires. Au contact de cette échelle, et également dans le champ oculaire, se déplace un vernier au 10° gravé sur la face inférieure d’une autre lame de verre qui glisse sur celle de l'échelle fixe. Une simple glissière métallique, une vis de poussée et un ressort de rappel suffisent pour mouvoir le vernier. La marche de la mesure se conçoit facilement. La lecture se faisant directement dans le champ, il n’y a plus de précautions spéciales à prendre à propos des erreurs de vis, ressorts ou chariots, telles qu’elles sont nécessaires pour les oculaires à échelles externes : il s'ensuit une grande simplification de construction. Enfin la mesure se fait rapidement sans que l’œil quitte l’oculaire, et il est possible en cas de besoin de dicter ses lectures à un aide sans abandonner un seul instant l'observation d’un phénomène fugitif.
Vlès 48
Ge
[. Variations de la biréfringence par déformation
mécanique
Le procédé qui consiste à placer Ja fibre dans un champ de forces mécaniques de façon à déformer sa biréfringence propre sous l'action du champ, est un de ceux qui viennent les premiers à l’esprit lorsqu'on songe à étudier la biréfringence musculaire. Malheureusement, cette ” méthode, si elle paraît simple a priori, offre des difficultés et des causes d'erreurs expérimentales qui la rendent extrêmement délicat.
Je rappelle que Hermann (1880), tendant un muscle sous une épaisseur constante (entre deux lames de verre) avait cru observer que la teinte ne changeait sensiblement pas avec la tension, et avait conclu que la tension est sans influence sur Î6s constantes optiques des tissus anisotropes du muscle.
Von Ebner (1882) arrive à un résultat différent dans des recherches plus étendues.
Pour des muscles lisses (intestin de Grenouille et de Salamandre) il observe une augmentation très nette de la biréfringence avec la traction. Pour des fibres striées, lès phénomènes sont plus compliqués : il y a tantôt un renforcement de la biréfringence par la traction (hyoglosse, génioglosse de la Grenouille) tantôt aucune modification des constantes optiques (gastrocnémien de la Grenouille) ; von Ebner explique ce dernier phénomène par une compensation entre les diverses stries, 1S0tropes et anisotropes, des fibrilles.
Malheureusement ces expériences sont composées chacune d’un trop petit nombre de valeurs et il est parfois assez délicat de définir nettement avec elles une courbe de variations. A titre d'exemple voici trois
valeurs d’une expérience :
Longueur du muscle Teinte 27 im. | Orange IL.
31 » Jaune vert IE.
36 » Jaune.
Engelmann dans son dernier travail (1907) admet les conclusions de von Ebner et considère comme démontré que « wie die verkürzende kraft des Muskels nimmt auch die kraft des Doppelbrechung mit der Belastung (Dehnung) innerhalb gewisser grenzen Zu ».
1° Zndications expérimentales. — Nous avons étudié au point de vue de la traction d’assez nombreux échantillons d’ une dizaine de sortes de muscles, striés ou lisses (Grenouille, Moule, Oursin) et comparativement, des fils de caoutchouc et de quelques autres colloïdes (collodion, gélatine).
Dans présque toutes nos opérations, les muscles ont été prélevés avec leurs pièces d'insértion (épiphyses osseuses, fragments de test, de coquille, etc.) ; ces pièces d'insertion ont été elles-mêmes fixées dans les pinces de la platine théodolite, et c’est par leur intermédiaire que la traction s’est effectuée : nous avons donc réduit de ce fait au minimum les perturbations locales, rétractions irrégulières de fibres, etc. Les musclés une fois fixés sur la platine, nous les avons délicatement « dégrossis » de façon à n’en garder qu'un petit faisceau de fibres, où les hétérogénéités inévitables dans un gros musclesetrouvent être également considérablement réduites. Les deux bouts du faisceau étaient en contact avec deux mèches de coton imbibées d’eau de mer ou de solution physiologique, y maintenant l’humidité nécessaire : les paquets de fibres se conservaient frais et mous jusqu’à la fin de l'opération.
Il est de toute nécessité de ne pas se contenter d'examiner la biréfringence dans un azimuth autour de l’allongement du muscle; la chose se conçoit facilement d’après ce que nous ävôns établi plus haut sur les dissymétries optiques que présente ce matériel. Nos mesures ont été faites simultanément dans deux azimuths à 90°, au moyen de la platine théodolite : nous avons donc pour chaque stade de l’élongation du faisceau de fibres, deux valeurs de biréfringence. Nous avons été amenés à introduire une troisième caractéristique dont on comprendra facilement l’importance : dans un système aussi hétérogène qu'un muscle, il se peut que, du fait de la traction, se produisent des déformations transversales (torsions, déplacements ou glissements des substances biréfringentes) telles que les biréfringences dans les deux azimuths rectangulaires subissent des variations compensatrices, l’une augmentant d’üñe quantité équivalente à celle dont l'autre baisse ; et que tout se passé comme si la surface des indices /owrnail dans le muscle autour de l’axe d’allongement du muscle sans modifier cependant ses caractéristiques d’excentricité : malgré les variations de nos deux valeurs rectangülaires, la biréfringence réelle du muscle n'aura pas subi dans cetté opération de variations importantes. Le moyen le plus simple de sé rendre compte de ce phénomène est d'observer le produit des deux biréfringences : si ces deux valeurs effectuent des variations compensatrices, leur produit reste constant. Nous donnerons, dans tous les tableaux suivants, ce produit sous lé nom de biréfringence effective :
l'étude de cette caractéristique est quelquefois beaucoup plus instructive que l'examen séparé des deux biréfringences rectangulaires
20 Résultats. — En premier abord, les résultats des diverses expériences paraissent contradictoires et irréguliers. On reconnaît assez vite que ces aspects tiennent à ce qu'il existe dans la déformation optique d'un faisceau de fibres musculaires trois périodes principales, dont une ou deux peuvent manquer dans certains échantillons : Ces trois périodes sont la période de simple extension, la période d’étirement réel, la période des ruptures partielles (fig. 55).
a) Période d'extension. — Un muscle que l'on a prélevé avec toutes les précautions possibles sur un animal frais, se trouve généralement, au moment où on le place sur la platine théodolite, avoir une longueur
Aupture finale
Ruptures Esenve= se. partielles
70 Srtousêto)]p
Z cref Tin gence X
Fig. 55. — Schéma des variations de la biréfringence musculaire avec la traction. Comparer à la fig. 62.
inférieure à celle qu'il avait, au repos, en place dans l'animal : le phénomène est imputable, non seulement à la tonicité du muscle, mais à des contractions qui interviennent inévitablement au moment du prélèvement. De sorte que le début de l'opération de traction va consister simplement à ramener ce muscle à sa longueur normale ; il est très facile de se rendre compte de la valeur de cette période en prenant la précaution de mesurer la longueur du muscle 2n sifu avant son prélèvement, puis en place sur la platine, et en calculant à quelle valeur de l'élongation correspond dans l'opération de tension le moment où le muscle passe par sa longueur àn situ.
Cette premièce période est assez peu régulière : les biréfringences rec-