AVERTISSEMENT
Cédant aux demandes incessantes de quelques amis, ainsi qu'à la pression qui est un véritable apostolat, de l'Ecole Littéraire, j'ai réuni quelques uns de mes articles sur Gæthe déjà parus dans les Revues. J'y ai joint ma comédie ‘‘Flace à l'Amour’’ qui a été favorablement accueillie du public après avoir été jouée au Théatre National Français, à Montréal, par MM. Palmiérie et Soulières et Mile Blanche de la Sablonnière dans les rôles principaux.
Je livre ces pages à la publicité, comptant de nouveau sur la faveur publique, qui, à défaut de talent, saura apprécier, je l'espère, la sincérité de ces méditations,
Voici un extrait d’une lettre que M. J. A. David, avocat et publiciste de Montréal, a bien voulu m'envoyer lorsque quelques-unes des pages qui suivent furent publiées séparément dans les journaux.
‘* J'ai eu l'honneur de te dire que ta composition m'avait surtout ‘‘ frappé par cette caractéristique qu’elle est soutenue. Je l'ai relue ‘* depuis et l'impression a subsisté ; je n’y trouve pas une défalllance ‘* dans la force de la pensée, comme dans l'élévation et la noblesse “ du style; à qui peut signer de telles études, la crainte est interdite ‘‘ comme une déchéance voulue.
‘* De la thèse elle-même, je dirai que tu l'as rajeunie et en a déga- ‘“gé les points avec autant de vigueur que de concision...
** Je me permets cette appréciation, non pour poser en criique ; ‘‘c’est là un rôle qui ne me compète guëre ; mais pour te prouver que ‘tout effort intellectuel sérieux n’est pas aussi universellement accueilli ‘“ici qu’on croit, comme les margarita ante Dorcos du poète, car cette ‘‘appréciation est aussi celle des quelques amis à qui je l'ai expri- AMC
Enfin je laisse le lecteur prononcer son verdict, en lui suggérant tou tefois de prendre en considération que cette oeuvre n’est encore qu’un essai qu’il incombe à l’encouragement public, de rendre plus parfait