‹ Prose et pensées [microforme] (volume 3)Chapitre 4 sur 9 · AE · texte numérisé non relu

AE

L'idéaliste des jeunes années qui a mesuré son désir de jouissance à l'épouvantable souffrance universelle a vu tomber ses rêves, l'âge mur l'a dépouillé de sa ramure verdovante, et l'arbre automnal senorgueillera de sa dévastation, parce que ses branches nues laissent passer plus de réalité et de lumiere.

Et si l'on se plaint : si l'on regrette malgrétout les mystères de l'ombre, (toethe nous dira qu'il en est ainsi parce qu'il faut qu'il en soit ainsi. et que la société méprise les plaintes et les récriminations comme les marques d'un souverain mauvais goût.

La société n'est pas sentimentale, et c’est là sonmoindre défaut. Voyez plutôt le sort qu'elle a toujours fait aux fils de la poésie.

Cependant Grethe ne lui en veut pas trop; il se contente de chercher à s’harmoniser avec elle, dut-il pour cela imposer à son coeur tous les sacrifices qu'elle demande.

Dans ce geand esprit, la recherche de l'harmonie est la passion maitresse et celle qui s” subordonne toutes les autres facultés.

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