‹ Prose (volume 2)Chapitre 20 sur 87 · VIEUX BROUILLON DE LETTRE · texte numérisé non relu

VIEUX BROUILLON DE LETTRE

Adieu ! J'ai peur d'aimer. Quittons-nous ce soir même. Je te ferais souffrir et tu me rendrais fou. Ainsi qu'une coquette ôte un collier qu'elle aime, Je détache à regret tes bras blancs de mon cou.

Adieu ! L'Amour viendrait. Bornons-nous au caprice. Ne nous torturons pas des larmes du départ. Adieu ! Mon cœur blessé saigne à sa cicatrice. J'ai tant souffert, vois-tu, pour avoir foi trop tard.

Page 1