‹ Prose (volume 2)Chapitre 56 sur 87 · LA FORGE · texte numérisé non relu

LA FORGE

Mon cheval fauve est vite et sûr; Sa crinière ondoie et rutile.

On dirait un astre, au ciel pur, Qui file.

Maréchal, il lui faut, ce soir, Quatre l'ers tout neufs, et pour cause. Au grand galop, nous irojis voir Ma rose.

Ta forge aux vieux murs embrasés, Ta forge, pleine d'étincelles, Est bien moins ardente que ses Prunelles.

Tu vois, rouge et brûlant, ce fer Fondre et s'amollir sur l'enclume.

Tel mon cœur fond, quand son œil clair S'allume.

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