‹ Prose (volume 2)Chapitre 60 sur 87 · L'AMIRAL COURBET · texte numérisé non relu

L'AMIRAL COURBET

N'est-ce pas, Amiral vainqueur, grand chef austère, Que tu te préparais pour la meilleure guerre Et pour le bon combat rêvé?

Nous le comprenons bien en te rendant hommage ! Nous faisons parmi nous triompher ton image

Dans l'indestructible métal ; Nous te plaçons parmi les hommes les plus rares... Pourquoi n'avoir, hélas ! que quelques noms barbares

A graver sur ton piédestal?

Ah! quand se dressera ta figure guerrière, Telle qu'on la voyait sur le gaillard d'arrière,

Debout dans le grand vent amer, Sans rhétorique creuse et longtemps débattue, Écrivons simplement ces mots sous ta statue :

« Il aima la France et la mer. »

Avril 1886.

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