SCENE III
DROCILLET, TARTEMPO^'T, us Caporal et SIX Chasseurs de la Garde Natiosale.
nROUILLET.
Je vous dis qu'il est passé par-là.
TARTE.MPO>T.
Mais étes-vous bien siir que nous n'ayons pas perdu sa trace, monsieur Drouillet?
DROUILLET.
Appelez-moi sergent! nous sommes sous les armes. Je ne vous appelle pas monsieur Tartempont... quand j'ai l'agrément de vous parler, je me sers de l'expression de chasseur , servezvous de l'expression de sergent ; je vous appelle chasseur, appelez-moi sergent.
TARTEMPO>T.
Eh bien! sergent...
DROUILLET.
Très bien.
TARTEMPONT.
Jecroisquenous avons manqué notre homme.
DROUILLET.
Puisque je vous dis qu'd a pris par-là!... (montrant le premier plan à droite. ) et que c'est un cul-de-sac , par oîi voulez-vouà qu'il sorte ?
TARTEMPO'T.
Oui , mais comme je suis sûr qu'il a pris par-la... ( montrant le troisième plan à droite. ) et que c'est une rue , je vous dis qu'il nous a échappé ; c'était son jeu.
DROVILLET , avec importance.
Ce que vous dites là ,chasseur, est d'une parfaite justesse, et décèle en vous une grande connaissance du cœur humain ; mais qu'est-ce que ça prouve?
TARTEMPONT.
Ça prouve que depuis une heure vous nous faites patauger dans des rues malpropres , et tout ça pour nous amener devant votre porte.
DROUILLET.
Chasseur , vous êtes injuste ! cet homme que nous poursuivons avait-il un manteau bleu , comme un facteur? ou, n'avait-il pas de manteau bleu?
TARTEMPOST.
Eh bien! oui. il avait un manteau bleu... après ?
DROUILLET.
Eh bien! un homme qui court les rues, la nuit, avec un manteau bleu, comme un facteur, est nécessairement un homme qui a des vues répréhensibles ; et, si nous ne l'attrapons pas, c'est peut-être un très grand malheur pour la société.
TARTEMPOST.
Moi, je suis d'avis de retourner au poste.