SCENE IV
Les MÊMES; SOPHIE, paraissant à la fenêtre et se retirant aussitôt.
SOPHIE
Mon père !
DROUILLET.
C'est toi , ma fille? levée si matin ?
SOPHIE
Vous rentrez déjà?
DROUILLET.
Non. mon enfant, c'est que nous poursuivons un individu diablement suspect , va!
SOPHIE
Qu'a-t-il donc fait?
DROUILLET.
Ce qu'il a fait?...Tl est signalé à 1 autorité comme coupable de l'eulêvement d'une jeune Anglaise. J'étais au poste, lorsqu'un sergent de ville vint nous dire qu'on l'avait aperçu dans le voisinage. Je me mets sur la porte, les mains dans les goussets , et en fredonnant comme un sous-ofïlcier... qui ne se doute de rien , lorsque je vois arriver un homme qui s'approche de moi et éternue de la manière la plus indiscrète à six pouces de ma 6gure , et sans la nécessité où je me suis vu de détourner la tête, pour échapper à son impolitesse, je le saisissais... ma parole d'honneur! je le saisissais. Cependant... j'ai un soupçon... il m'a semblé connaître cette atroce figure. Je n'ai pas pu éclaircir mes doutes, car le drôles'e^t éloigné raj)idement... mais j ai fait soi tir mes hommes, et nous le poursuivon? depuis une heure. Tu n'aurais pas vu passer un