SCÈNE V
PROSPEIB , soitaat arec précaatioa de la maison à ilnHle , pois FANHY.
PBOSPEB , ^irès s'être asaué que les gardes natïooaax , se sont clotgi>és.
Venez, chère Fannv ! ne craignez rien!
^ Ah! mjr dear Prosper ! je étais tremblante , je voulais retourner chez myfather... mon père.
l^OSPEB.
Y pensez-vons? perdre ainsi le firnit de notre témérité? rappelez-vous donc les faits.'... mon r^;iment part pour l'Afriqtie: foreé de m'âoigner devons, la violence de mon amour, jointe au (Jaagrin de vous avoir quittée , avait exalté mon esprit au point d éveiller la sollicitude de meschefe. Mon désir le plus vif était de trouver un prétexte pour revenir à Paris , pour vous revoir, lorsque je reçus une lettre de monsienr et madame R^tdt, mes parents adoptifs, mes bienfaitetirs.
Vos bienfaiteois!... vous ne étais donc pas leur fils?
PBOSPEB.
Non, et maintenant je ne dois plus vous le cacher... ils eurent un fils qui faisait la joie de madame Rigault, qui réahsait le rére de toute son existence. )Ia mère fut sa nourrice. Bientôt l'enfant mourut. M. Riganlt instruit de cette fatale nouvelle acconrat chez ma mère: il lui dit cfue madame Rigault était fort malade; qu'elle ignorait h mort de sonGU, et, comme ma mère avait elle-même deux enfants jntneaux, il Li conjura, les larmes aux yeux, de lui confier un de ces enfants qnll ferait passer pour le àcn. Ma mère était pauvre, M. Rigault assurait
mon avenir; elle crut devoir consentir, dans mon intérêt, à cette substitution ; madame Rigaidt , qui me croit son fils , me chérit comme une mère ; son mari n'a jamais eu le courage de la désabuser, et il y a fort peu de temps qu'il m'^;onfié ce secret.